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Edito: La renaissance

logo journalIl n’est jamais trop tard pour bien faire. Mais le projet présenté lundi soir par le ministre des sports est l’émanation de la juste vision pour relancer le sport au Bénin et donner aux jeunes de nos communes des loisirs sains.

         Il n’est pas du tout dans mes habitudes de faire l’apologie d’une action publique, encore moins d’une ambition qui n’est qu’une projection de l’instant, sans préjuger des incertitudes de l’avenir. Mais il faut à la vérité dire que ce qui est bien est bien, afin d’encourager à la persévérance, ceux qui ont le redoutable devoir de concrétiser nos rêves. Oui, ici, le ministre des sports a vu juste en cherchant à aller au-delà des mots et des vœux pieux. Qu’a-t-il dit ce lundi ? Que bientôt il y aura 12 académies départementales, 85 stades communaux et départementaux, 93 associations sportives communales, et 80 classes sportives. Ces  projets phares sont destinés à réaliser  une véritable renaissance du sport béninois  sous la houlette de 400 encadreurs des classes sportives à la base et 744 encadreurs pour les associations sportives communales. En somme, ce projet ‘’d’ordre social et économique’’ permettra de créer près de 1200 emplois permanents. Ils sont destinés à promouvoir la pratique du sport dans toutes les localités du Bénin puisque le ministre est convaincu que les talents existent au Bénin et se trouvent dans les communes. Pour Homeky, il s’agira d’instituer au Bénin, 80 classes sportives reparties sur l’ensemble du territoire national dans les 76 communes à l’exception de Cotonou qui sera par contre, divisé en quatre zones. Il y sera pratiqué le football, le basket-ball, le handball, l’athlétisme, et les arts martiaux. «Dans chaque commune, nous aurons des équipes dans deux catégories d’âges. Les moins de 20 ans et les plus de 20 ans », a-t-il clarifié. Tout cela sera chapeauté par 12 académies départementales  et  l’académie nationale du Bénin implantée au stade René Pleven de Cotonou. La visibilité médiatique des sports nationaux sera désormais une réalité avec la création d’une chaîne Radio-Télé exclusivement dédiée à la promotion du Sport  pour la promotion des talents révélés.

         La seule question que je me pose depuis lundi est celle-ci : où diantre vont-ils trouver les ressources pour réaliser réellement tout cela sur les quatre prochaines années ?

         Car ce qui est en jeu immédiatement, c’est bien l’amélioration des performances du Bénin dans les compétitions sportives à long terme. Le cas du football est  bien révélateur. A la veille des matchs internationaux, l’on ramasse (non, le mot n’est pas assez fort)  des quidams de quatrième et cinquième division en France ou ailleurs pour venir rabibocher une « équipe » qui n’a d’équipe   que le nom. Après avoir encaissé les buts et collectionné les humiliations, chacun rentre dans sa énième division en attendant la prochaine compétition.    Pendant ce temps, le public sportif désabusé se tourne vers les championnats européens, en se moquant bien de savoir s’il y a des joueurs dans les Dragons, des maçons dans les Panthères de Djougou ou même des tourneurs dans le Mogas. 99% des passionnés de foot béninois ne connaissent presque rien de nos joueurs et sélectionneurs, alors que le petit garçon d’Abomey maitrise jusqu’à la couleur des crampons du Barça ou les gestes de légende de Liverpool. A long terme, la vision du ministre pourra mettre fin à cette honteuse  extranéité et faire revenir au bercail ceux qui n’avaient la tête qu’ailleurs, les pieds ici.

         Oui, c’est bien à long terme que se mesureront les impacts de cette vision. Elle transforme nos communes en des centres de formation pour les sportifs, même dans les villages les plus reculés, donnant aux jeunes des loisirs capables de les maintenir sur place, au lieu qu’ils ne tentent l’exode qui les déversera dans les grandes villes déjà saturées de monde. Elle donne aux élèves et aux étudiants l’authentique occasion d’oser rêver d’autre chose que de cahier, d’étude ou de note, alors que le monde d’aujourd’hui leur demande d’autres atouts capables de les propulser sur d’autres horizons. On saura demain que ce n’est pas une malédiction d’être nul en Français lorsque l’on sait jouer au basketball …

         Il faut donc que le ministre des sports ait rapidement les moyens dont il a besoin pour lancer ce programme absolument novateur.

 Par Olivier ALLOCHEME

Actualité des écureuils de l’étranger: Mounié n’arrête plus de marquer en Ligue 1

mounie-okCette semaine, votre rubrique « Actualité des écureuils de l’étranger » va, une fois de plus, aborder la meilleure performance de Steev Mounié qui réalise une saison formidable à Montpellier. L’attaquant a marqué son 13ème but de la saison et demeure le cinquième meilleur buteur de la Ligue 1.

 

29ème journée Ligue 1

Imorou sur le banc, Caen arrache le nul en déplacement

On peut dire qu’il ne fait plus partie du schéma de son entraineur Lagrange. Lui, c’est le défenseur Emmanuel Imorou. Celui qui, longtemps titularisé au sein des caenais, essuie depuis peu, le banc des remplaçants. Il a assisté, depuis le banc, au nul de 2 buts partout face à Nice, comptant pour la 29ème journée du championnat. Son compatriote Jordan Adéoti enchaine les titularisations et a joué les 90 minutes de la rencontre. Il a même été au départ de l’action qui a conduit à l’ouverture du score pour Caen classé désormais 15ème avec 32 points. Caen jouera gros, dimanche 19 mars prochain face au leader, Monaco.

13ème but pour Mounié

Et de 13 pour l’attaquant montpelliérain, Steev Mounié. Le redoutable buteur a encore trouvé le chemin des filets. Il a ouvert le score pour son équipe à la 12ème minute de jeu face à Nantes. Avec ce but inscrit, Mounié totalise 13 réalisations avec une succession de 6 buts par match. Il demeure le 5ème buteur de la Ligue 1 derrière Bafétimi Gomis (16) buts. Malheureusement, lui et ses coéquipiers dont son capitaine Stéphane Sessègnon, titulaire, ont courbé l’échine sur le score de 3-2. Montpellier reste 13ème avec 33 points, et se déplace à Bordeaux le samedi 18 mars prochain

29ème journée de la Ligue 2

Adénon et Amiens vainqueurs

Il n’y a plus de match où le défenseur d’Amiens n’est pas dans le « onze entrant » de son club. Le week-end dernier, il a joué son 28ème match en 29 journées. Et ceci, c’était face à Bourg en Bresse. Une rencontre qui s’est soldée par la victoire d’Amiens sur la marque de 2-1. 6ème avec 45 points, Amiens se déplace à Red Star le vendredi 17 mars prochain

Cédric Hountondji fidèle avec Gazélec

Un autre titulaire dans son club, c’est le jeune défenseur de Gazélec Ajaccio, Cédric Hountondji. Il a disputé sa 24ème titularisation en 24 matchs joués. C’était face à Troyes et cela s’est soldée par une victoire de 3-1 au profit du béninois et ses coéquipiers. Le jeune défenseur a pesé de tout son poids en défense centrale et confirme son importance dans le dispositif de son entraineur. Gazélec Ajaccio est 8ème au classement avec 40 points. Il se déplace à Orléans, le vendredi 17 mars

Farnolle et Le Havre courbe l’échine

Il a fallu attendre la 85ème minute pour voir le gardien Fabien Farnolle encaisser le seul but de la rencontre face à ses anciens coéquipiers de Clermont. Tenace et très efficace, Fabien Farnolle a cédé sur un pénalty bien exécuté par Dugimont. Le Havre perd ainsi les trois points de la rencontre et une place dans le classement de la Ligue 2. Il occupe la 10ème place avec 39 points et se déplace à Ajaccio le vendredi 17 mars prochain.

Niort gagne dans la douleur

C’est par le score de 2-1 que les niortais se sont défaits de Valenciennes, le week-end écoulé, lors de la 29ème journée du championnat. Le gardien Saturnin Allagbé et David Kiki, ont mérité leur place de titulaire au cours de cette rencontre. Seul David Djigla était absent de la feuille de match. Le club gagne une place au classement et est 9ème avec 40 points. Il rencontre Clermont le vendredi 17 mars prochain

24ème journée Ligue 2 turque

Poté absent, Adana contraint au nul

L’équipe de la Ligue 2 turque, Adana Demirspor, ne peut plus se défaire de son buteur maison, Muichael Poté. Auteur de 13 buts déjà cette saison, l’attaquant n’a pas été de la rencontre de la 24ème journée face à Maniaspor. Une rencontre qui s’est soldée sur un score de parité, 1 but partout. Adana Demirspor est 10ème au classement avec 30 points. Il se déplace le dimanche 19 mars prochain à Elazigspor

Rastel DAN

Polémique autour des lois soumises par les députés à l’Assemblée Nationale: Azatassou et les FCBE font des propositions

AZATASSOUFidèle à l’orientation tracée par leur  déclaration du 28 février 2017, l’Alliance des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) se prononce par rapport aux quatre propositions de lois en études au sein du parlement béninois. A travers un communiqué de presse, l’alliance FCBE  exprime ses inquiétudes à propos de ces lois et propose un mécanisme de suivi dans certains cas. Tout en prévenant les uns et les autres sur les dérives que pourraient induire ces lois, elle invite à travers son communiqué, les partis politiques, la société  civile et tous les démocrates à rester vigilants. 

COMMUNIQUE DE L’ALLIANCE FCBE SUR CERTAINES PROPOSITIONS DE LOIS SOUMISES A L’EXAMEN DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

Lors d’un séminaire organisé récemment à Dassa, les députés ont eu à connaitre des projets et propositions de lois dont quatre sont d’une extrême sensibilité à savoir :
• Proposition de loi relative au renseignement en République du Bénin ;
• Proposition de loi portant organisation du secret de la défense nationale ;
• Proposition de loi portant identification des personnes physiques en République du Bénin ;
• Proposition de loi portant code numérique en République du Bénin.
L’Alliance FCBE se doit de rester fidèle à l’orientation tracée par notre déclaration du 28 février 2017 et qui appelait à la vigilance du peuple béninois par rapport à un pouvoir enclin aux actes anti démocratiques et liberticides. C’est pour cela que nous voulons, par le présent communiqué, prendre notre part de cette veille citoyenne nécessaire en attirant  l’attention des députés, des partis politiques, de la société civile et de tous les démocrates sur la prévention des dérives que pourraient induire ces lois si l’on n’y prend garde.
Dans l’ensemble, les arguments qui justifient le souhait des initiateurs de voir adopter ces lois par la Représentation Nationale, reposent entre autres sur les menaces qui pèsent sur la sécurité dans notre pays et la nécessité d’encadrer juridiquement les mesures à prendre à cet effet. Ces objectifs sont nobles et il ne viendrait à l’esprit d’aucun patriote de s’y opposer.
Mais, l’Etat de droit et la démocratie ont des exigences et appellent des règles dont la disparition ou la restriction signifierait leur arrêt de mort. Ainsi les impératifs sécuritaires, aussi légitimes soient-ils, se doivent d’être conciliés avec lesdites règles. C’est à l’aune de cette exigence fondamentale que nous appelons la Représentation Nationale à examiner minutieusement ces lois, afin qu’elles ne compromettent pas les libertés chèrement acquises par notre peuple depuis février 1990.
Il conviendrait par exemple de s’interroger, sur l’Art4 de la loi relative au renseignement en République du Bénin, qui dispose : « les techniques de recueil de renseignement sont soumises à l’autorisation préalable du Président de la République après information du Procureur Général de la République. Il est assisté par le Coordonnateur national du renseignement qu’il nomme par décret ». Il apparait clairement que ces lois visent à tout concentrer dans les mains du Président de la République. Celui-ci risque, même à son corps défendant, de devenir « le gros œil et la grande oreille » qui ambitionne de tout voir et de tout entendre au plan national.
Les Honorables députés qui ont proposé ces lois ont perçu le danger de la possibilité d’abus. C’est pour cela qu’ils tiennent en dehors de tout ceci les membres des institutions qui ont un rôle à jouer dans l’éventuelle mise en accusation du Président de la République et des membres du gouvernement. En effet il est écrit, parlant des membres de ces institutions (cf. exposé des motifs) : « Toute violation du secret de leurs communications ou autres allant dans le sens d’une possible fragilisation de leurs statuts est donc interdite, sauf en cas de poursuite judiciaire ». C’est très juste mais il faut aller plus loin. Il n’y a pas que sa mise en accusation qui peut amener le Président de la République à vouloir « fragiliser » un citoyen. Il peut y avoir aussi d’autres raisons qui le pousseraient à détruire, par exemple, des opérateurs économiques ou des adversaires politiques. Tous les citoyens doivent bénéficier d’une protection contre les abus éventuels d’un Président de la République qui détiendrait exclusivement un pouvoir de pression considérable sur les populations. Il faudra donc retirer de ces lois tout ce qui peut concourir à en faire des instruments de surveillance généralisée abusive contre les citoyens. Ces lois se doivent en effet, d’être une avancée à la fois dans la protection sécuritaire de notre pays et de nos compatriotes mais également de l’Etat de droit et de la démocratie.
De ce point de vue, l’Alliance FCBE suggère l’instauration d’un contrôle juridique de ces lois par des autorités extérieures indépendantes.
Dans cette perspective, comme c’est le cas pour les grandes démocraties, il faudra envisager la mise en place d’une autorité administrative indépendante qui comprendrait en son sein, outre des magistrats, des députés issus de la majorité et de l’opposition dont l’objectif prioritaire serait le contrôle de l’utilisation des techniques d’accès à l’information mises à la disposition des services compétents. Ce contrôle pourrait être assuré par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL), qui existe déjà et dont l’avis aurait dû être requis sur ces propositions de lois. Nous nous réjouissons qu’à ce contrôle s’ajoutera l’avis conforme de la Cour Constitutionnelle.
Le deuxième niveau de contrôle souhaitable a été évoqué dans la proposition de loi : « le coordonnateur national présente au minimum deux fois par an, aux membres habilités de la commission en charge de la défense de l’Assemblée Nationale, un rapport des activités des organismes de renseignement, dont le format est à définir de commun accord ». A notre avis, il faut aller au-delà d’un simple rapport pour exiger un contrôle parlementaire accru qui rentrerait dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale.
Vive la démocratie !
Vive l’Etat de droit !
Vive les droits de l’homme !
Vive le Bénin !
La Coordination Nationale FCBE

Non démarrage des plénières à l’Assemblée nationale: La 2ème session extraordinaire reportée à lundi, faute de quorum

photos assemblée nationale 108La deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale pour le compte de l’année 2017 prévue pour s’ouvrir ce jeudi 09 mars 2017, n’a plus eu lieu. Après l’ouverture de la séance plénière, le président de l’institution, Me Adrien Houngbédji a procédé à la vérification du quorum puis a décidé du report de l’ouverture de la session à lundi prochain, conformément aux dispositions du Règlement intérieur. En effet, le quorum de 42 députés attendu à l’ouverture d’une nouvelle session n’a pas été atteint. La séance plénière a été donc renvoyée à trois jours plus tard.

Germin DJIMIDO

Edito: L’Amérique en mode fermeture

logo journalAvant même que son investiture ne s’achève, une procédure d’empeachment a été lancée contre Donald Trump. Deux organisations luttant pour les droits civiques, Free Speech for People et RootsAction ont lancé une pétition via le site internet www.impeachdonaldtrumpnow.org en vue de rassembler suffisamment de signatures pour demander au congrès de mettre fin au mandat du nouveau président américain. Investi ce vendredi 20 janvier 2017, Donald Trump doit affronter un mouvement de contestation sans précédent dans l’histoire américaine. Plus d’un million de femmes ont manifesté samedi dans quatre cents villes des Etats-Unis. Ailleurs dans le monde, les manifestations ont eu lieu dans soixante-six autres pays selon Le Monde qui énumère: le Canada (vingt-sept villes), le Mexique (dix-sept villes), la Grande-Bretagne (quatorze villes) ou encore la France (neuf villes). Il faut dire ce qui est : alors qu’en 2009, le discours inaugural d’Obama avait cristallisé tous les espoirs, celui de Trump provoque colère et tristesse aux Etats-Unis et dans le monde.
Le nouveau président américain, comme à son habitude, n’a pas daigné laisser place à une once de sentimentalisme, passant au vitriol le bilan de son prédécesseur et promettant à ses compatriotes un protectionnisme ferme. « Nous avons rendu les autres pays riches au moment où la richesse et la confiance de notre pays se sont dissipées à l’horizon…La protection mènera à une grande prospérité et à une grande force », a-t-il indiqué avant de poursuivre : « Nous  protègerons nos frontières des ravages des autres pays. » Comme sur un air de campagne électorale, Trump président annonce le leitmotiv de son pouvoir : « America first » (« L’Amérique d’abord »). Ce slogan  rappelle l’America First Committee, un mouvement protectionniste fondé en Septembre 1940 par des pro-nazis aux Etats-Unis.
Le discours de Trump annonce en tout cas de profonds bouleversements dans l’ordre du monde. Ce n’est donc pas pour rien que dès après sa prise de fonction, la Maison Blanche a rendu public un communiqué ce vendredi même annonçant la mise en place de la procédure de retrait des Etats-Unis de l’accord commercial Trans-Pacifique (TTP) regroupant douze pays de l’Asie-Pacifique (sans la Chine). Trump entend renégocier également le traité de libre échange nord-américain (ALENA) conclu en 1994 avec le Canada et le Mexique. Il avait menacé de sortir les Etats-Unis de l’OTAN, organisation militaire créée en 1949 ou encore le TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership), un accord de libre échange conclu avec l’Union Européenne.
Et la question que tout le monde se pose est celle-ci : que fera-t-il de l’Afrique ?
Dans un court document de 4 pages, l’équipe Trump a posé les bases de sa politique africaine la semaine dernière. Elle a posé une question basique : « Pourquoi devrions-nous dépenser autant de fonds dans l’aide au développement en Afrique alors que des gens souffrent ici aux États-Unis ? » En 2015, le pays a dépensé 31 milliards de dollars dans l’aide au développement (soit 1% de son budget), dont 8 milliards en direction de l’Afrique. Depuis 2000, l’administration américaine a institué l’African Growth Opportunity Act (AGOA) qui a permis de vendre pour 480 milliards de dollars de produits africains sur le sol américain, en créant 300.000 emplois en Afrique et 120.000 aux Etats-Unis.  Georges W. Bush a aussi institué le Millenium Challenge Account (MCA) qui a investi par exemple au Bénin 307 millions de dollars de 2006 à 2011. Pour le second compact du MCA signé en septembre 2015, les Etats-Unis s’apprêtent à investir au Bénin environ 375 millions de dollars (soit  environ 187 milliards de francs CFA), notamment dans un secteur vital comme l’énergie. Ce dernier compact vient en droite ligne de l’initiative « Power Africa » lancée par  Barack Obama en vue de produire 30.000 Mw d’électricité et d’effectuer 60 millions de branchements sur le continent africain. Pour 2017, Obama avait proposé un budget de a 18,1 milliards d’aide au développement en faveur des pays pauvres.
Tout en investissant ces montants en Afrique où le pays est le premier contributeur aux investissements directs étrangers, les Etats-Unis ont été devancés depuis 2009 par la Chine en matière de commerce sur le continent. Rien qu’en 2016, selon Janet Eom, directeur de recherche à la China-Africa Research Initiative, une institution de la Johns Hopkins University, la Chine a exporté pour environ 103 milliards de dollars en Afrique au moment où les Etats-Unis faisaient seulement 27 milliards sur le continent.  Est-ce que tous ces facteurs ne vont pas inciter l’administration Trump à annuler une bonne partie des programmes actuellement en cours sur le continent ? Beaucoup d’observateurs répondent par l’affirmative. Cependant, J. Peter Pham, pressenti pour être le Monsieur Afrique de Trump, tempère. Il laisse entendre qu’il n’y aura pas de changements majeurs à cet égard.  Je veux bien le croire.
Ce qui est clair, le protectionnisme et l’isolationnisme américains ouvriront un boulevard à la Chine pour régenter l’économie mondiale.  Vous m’avez bien compris : le déclin des Etats-Unis en tant que superpuissance mondiale n’a jamais été aussi proche.

Par Olivier ALLOCHEME

Renouvellement à la tête des centrales syndicales: Nouveau départ à la CSA Bénin : Anselme Amoussou aux commandes

238 voix pour le candidat Anselme Coovi Amoussou contre 13 pour son challenger, Bonaventure Sanni. C’est par ce score écrasant et sans appel que l’assemblée des militants de la CSA-Bénin a élu le désormais ex-2ème secrétaire général adjoint de la confédération, nouveau secrétaire général. Ont pris part au scrutin, les représentants des 106 syndicats à jour, ceux des unions départementales, les membres du bureau exécutif sortant, les représentants des fédérations, les représentants des femmes et des jeunes. Dans une ambiance bon enfant et sous le regard du secrétaire général sortant, Dieudonné Lokossou, les délégués ont départagé les deux candidats. Au terme de l’élection, le tout nouveau locataire a remercié son prédécesseur, Dieudonné Lokossou qui a vu en lu les qualités d’un secrétaire général exemplaire. « Vous m’avez donné la clé de la Csa-Bénin sans rien. Je ne vous ai rien offert comme ailleurs, mais vous avez massivement voté pour moi, je vous en serai reconnaissant » a-t-il déclaré, ému. C’est donc parti pour un mandat de 4 ans à la Csa-Bénin avec Anselme Amoussou aux commandes.

Emmanuel GBETO

Présenté au Procureur de la République: Petit Miguélito libéré sous caution, hier

petit-miguelito-en-tenue-locale-apres-sa-liberationPetit Miguélito, accusé d’avoir fui, après avoir accidentellement heurté  dame Mireille Agbo, remorquée sur taxi-moto,  dans la circulation, a recouvré sa liberté hier, jeudi 15 décembre 2016.

L’artiste chanteur béninois, Petit Miguélito est libre de ses mouvements. Présenté au Procureur de la République, près le tribunal de première instance de Cotonou, il a été libéré sous caution. Cinq cent mille (500.000) Francs CFA. C’est le montant de la caution qu’il a laissée pour acquérir sa liberté, ce jeudi 15 décembre 2016, après sa présentation au procureur de la République.

Les vraies raisons de son arrestation

Petit Miguélito a été arrêté ce jeudi, 15 décembre 2016 par la Police, pour avoir accidentellement heurté dame Mireille Agbo. Les faits remontent à deux mois déjà. Selon les précisions  données  par les proches de l’artiste, au moment des faits, Petit Miguélito avait conduit la dame accidentellement heurtée dans une clinique au quartier Agla. Après les premiers  soins dont il a supporté les charges, il a dû s’éclipser. Deux mois plus tard, l’accidentée l’accuse de l’avoir abandonnée. Elle réclame alors les frais des soins qu’elle a reçus pour son rétablissement depuis son admission à la clinique. Selon ses explications, ces frais seraient évalués à un (1) million de Francs CFA qu’elle exige de l’artiste,  devant le procureur. Le procureur a accédé à sa demande, mais demande une caution de 500.000Fcfa d’abord, contre décharge de dame Mireille Agbo. La seconde moitié  de cette somme lui sera versée le 24 janvier 2017. Date à laquelle, le procureur lui enjoint, d’apporter les preuves des  1 million de Francs Cfa de soins qu’elle affirme avoir reçu. Une fois cette caution déposée, le procureur a dû rendre à l’artiste, sa liberté. Toutefois, il devra se présenter encore au tribunal le 24 janvier  2017 pour la suite du dossier.

Donatien GBAGUIDI

2ème congrès extraordinaire du Mesb à Sakété: Abiola tourne dos au camp Yayi

abiola-mesbLe parti Mouvement Espoir du Bénin (MEsB) a tenu, ce 09 et 10 décembre 2016 à Sakété, son deuxième congrès extraordinaire. Outre la nouvelle ligne politique qu’il s’est donnée, Prof François Adébayo Abiola s’est prononcé sur certaines actions politiques de l’alliance Fcbe puis apprécier la gestion du pays par le régime du président Patrice Talon. C’était en présence de plusieurs personnalités politiques, chefs traditionnels et têtes couronnées des départements de l’Ouémé-Plateau.
Le Mesb membre de l’alliance des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) sera-t-il de l’opposition ou participera-t-il à la gestion du pouvoir ? Cette question qui a trottiné les esprits depuis l’annonce du deuxième congrès extraordinaire du parti, les congressistes réunis ce weekend à Sakété, n’ont pas manqué d’y répondre, avant la fin des travaux. Tout a commencé par les réunions préparatoires pour aboutir à une séance intellectuelle, tenue au siège du parti, ce vendredi 09 décembre 2016 et consacrée à l’adoption des Statuts, Règlement intérieur et du Projet de société. Prenant la parole face à la marée humaine ce samedi, le député Firmin Biokou, président du comité préparatoire du Congrès, a rappelé les objectifs assignés aux assises. Il s’est agi essentiellement de faire le bilan des actions politiques des dernières années au sein des Fcbe, de relire les textes fondamentaux, de clarifier l’option politique du parti et de définir sa position par rapport au régime du Président Patrice Talon. Dans le communiqué final, le porte-parole des congressistes s’est réjoui des bons rapports d’alliés politiques qui ont existé entre le Mesb et les Fcbe avant de témoigner ses gratitudes au Président Boni Yayi. Du même communiqué, on retient que le Mesb a « opté pour un troisième choix, celui de rassemblement et restera au milieu pour apprécier positivement toutes les décisions qui vont dans le sens de l’intérêt du peuple béninois et apporter des critiques, objectives et constructives ». Comme on pouvait s’y attendre, le numéro un du Mesb a passé au peigne fin les agissements politiques qui ont conduit à l’échec du candidat des Fcbe à la présidentielle de Mars 2016. Il s’est ensuite prononcé sur certaines actions du président Patrice Talon pour enfin dévoiler la position de son parti par rapport au nouveau régime. « … La mouvance signifie-t-elle qu’il faut soutenir tout et l’opposition qu’il faut s’opposer à tout. Et la troisième voie ? Oui, il y a un troisième choix : le centre. Nous le réclamons, la mouvance, l’opposition et ce qui est au milieu des deux. Le  MEsB est un parti qui se veut pour le moment, être ce creuset de rassemblement pour tous les citoyens de ce pays. Le MEsB choisit donc d’être au centre, centre social et il se battra pour que la dimension sociale avec tous les dirigeants de notre pays soit consolidée. Il participera à l’animation de la vie politique, appréciera positivement tout ce qui va selon sa conviction, dans le bon sens pour notre pays. A contrario, Il dénoncera tout qui sera considéré par lui comme des dérives des gouvernants. Il est ouvert à tous les autres partis et mouvements qui épousent le concept du troisième choix. »,  a déclaré le président du Mesb. Il a reçu à cette occasion, le soutien d’une délégation de la coordination nationale des Fcbe conduite par Eugène Azatassou et Amos Elègbé, les députés Fcbe Barthelemy Kassa, André Okounlola, Valentin Djènontin, les présidents Jean-Michel Abimbola de la RND, Moukaram Badarou du Parti Conscience citoyenne, des élus locaux et communaux et des cadres du Plateau. Les travaux ont pris fin par l’installation des 31 membres du bureau exécutif national et ceux du bureau politique du Mesb. Enfin, face aux dérives observés sur les réseaux sociaux, le Mesb qui à juste titre, a choisi de mener les réflexions autour du thème principal «La consolidation du militantisme », a recommandé à tous les partis, de donner une priorité à la formation des militants et demande à tous, une efficace lutte contre toutes ces dérives de mensonges, de calomnie et de haine qui sont observées en ce moment dans l’utilisation des réseaux sociaux.

Abiola et le MEsB quittent le navire FCBE dans la douceur

Avant de chuter son discours officiel, ce samedi à l’occasion du 2ème congrès extraordinaire de son parti à Sakété, le président du Mesb a annoncé que son parti enverra officiellement une lettre à la suite du congrès pour prendre sa distance vis-à-vis des Fcbe. Tout a l’air d’un au revoir aux alliés politiques des Fcbe dans la douceur et sans rancune. Devant une forte délégation de la coordination nationale de l’alliance conduite par Eugène Azatassou, cette résolution prise aux assises intellectuelles du vendredi, a été rendue publique dans un style de gymnastique habile qui laisse transparaitre tout de même, l’esprit de fraternité et de compréhension mutuelle. Mais avant ceci, tous les regards étaient tournés vers la tribune pour s’informer de la nouvelle position politique que le parti s’est enfin donnée. En effet, le Prof François Abiola est une nouvelle fois, revenu sur les erreurs des Fcbe et sur la base desquelles, l’alliance a été sanctionnée aux dernières élections présidentielles au Bénin. « Dans certains domaines dans la gestion du pouvoir, nous nous sommes certainement trompés et peut-être qu’au-delà de l’erreur, nous avons fait la faute. Peut-être que nous avons aussi failli dans le choix de notre candidat à ces dernières élections présidentielles. (…) Par donc nos erreurs et nos fautes,  le peuple souverain a décidé de sanctionner le candidat soutenu par l’Alliance FCBE et il a décidé de confier le pouvoir au Président Patrice Talon», a déploré Prof Abiola qui s’est ensuite réjoui de sa position et de la ligne de conduite qu’il s’était donnée pendant cette période d’épreuve que l’alliance Fcbe a traversée. « La loyauté et la fidélité doivent exister, même en politique. » , a-t-il enseigné à toute la coordination nationale des Fcbe et à la postérité. Il a toutefois reconnu et salué la générosité du Président Boni Yayi qui lui a permis au regard de son engagement politique et celui de son parti, d’accumuler un certain nombre d’années d’expériences à une haute fonction du pays. L’ancien patron de l’enseignement supérieur sous Yayi, s’est particulière réjoui des prouesses réalisées à la tête du Ministère de l’enseignement supérieur et recherche scientifique. Ce qui lui a permis, a-t-il ajouté, de proposer et de faire adopter par le Gouvernement d’alors, une carte universitaire futuriste pour le Bénin avec comme base, les centres universitaires. « Une université, c’est quatre piliers essentiels : les étudiants, les enseignants, les infrastructures et le personnel d’appui. Quelle est la chronologie des choses ? Tout le débat est là et laissons à chacun sa logique. »,  a-t-il laissé entendre en suspens.

Germin DJIMIDO

Gestion de la mosquée centrale: Affrontements sanglants et meurtriers à Sèmèrè

Au sujet des affrontements qu’il y a eu dans la journée du vendredi 14 ocotobre 2016 à Sèmèrè, dans la commune de Ouaké et qui ont fait 05 morts dans le rang des contestataires et des blessés dont un grave chez les agents de sécurité publique, l’Union Islamique du Bénin (Uib), en mission pour ramener la paix, n’aurait jamais été témoin de l’incident, selon le procès-verbal parvenu à notre rédaction, ce dimanche 16 Octobre 2016. Approché, le chef de délégation, l’imam Moutawakil Malick Boukari, cité dans les réseaux sociaux comme étant un des acteurs ayant occasionné la situation, avoue n’avoir jamais tenu des propos orduriers qui circulent depuis quelques jours sur la toile. Il s’agit selon lui, purement et simplement d’une manipulation des populations pour jeter du discrédit sur l’Union islamique et notamment sa personne. Chef de la délégation, il y a quelques semaines seulement, il rappelle avoir déjà réussi à ramener la paix au sein des fidèles musulmans de Natitingou, où la même crise avait règné en maître pour des mois. Il s’agit selon lui, d’une simple cabale donc contre sa personne, en tant que guide spirituel, qui ne pourra jamais appeler à la violence dans une mission de paix et d’unité. Il a d’ailleurs précisé que le séjour de la délégation dans la localité n’a connu aucun soulèvement jusqu’au lendemain du retour de l’union à Cotonou, le jeudi 13 octobre aux environs de midi. En compatissant à la douleur des populations de Ouaké, il a saisi l’occasion pour appeler les mauvaises langues à cesser d’appeler à la division au sein des populations afin que le calme puisse revenir entre les frères et sœurs musulmans. Il les invite à éviter de mettre l’Union dans le viseur du gouvernement qui, précise-t-il, n’a, en aucun cas, été cité dans aucune intervention. Au lieu de porter la responsabilité à l’union, qui selon l’imam, n’en est pour rien, il pense que les acteurs commis au sabotage feraient mieux de féliciter l’Uib, pour le courage dont elle a fait montre dans la localité, en dépit des menaces.  Selon le chef d’arrondissement de la localité , dans une publication de l’agence Agence Béninoise de presse (Abp), Lalac Yohan Pilinga, c’est à la mosquée centrale de Sèmèrè que les affrontements ont eu lieu. Les partisans de l’un des camps soutenant un candidat à l’élection du nouvel imam de la localité seraient allés défoncer les portes de la mosquée centrale bloquées depuis maintenant quelques mois par les autorités pour officier la prière de vendredi. Les forces de l’ordre, une fois sur les lieux, n’ont pas pu maitriser la situation, ce qui a provoqué une altercation et les agents de sécurité auraient fait usage d’armes à feu. Pour sa part, le commandant Jules Houanougan, rassure qu’il y a eu de l’accalmie, depuis quelques jours. Sur la question, l’Union islamique a rendu public le procès-verbal de la séance de concertation entre les frères musulmans antagonistes de Sèmèrè pour la recherche de paix et de cohésion sociale.

PROCES-VERBAL DE LA SEANCE DE CONCERTATION ENTRE LES FRERES MUSULMANS ANTAGONISTES DE SEMERE POUR LA RECHERCHE DE PAIX ET DE COHESION SOCIALES

L’Union Islamique du Benin (UIB) ayant été saisie plusieurs fois par des plaintes de divers sortes et correspondance écrite, relatant la situation d’antagonisme et de climat d’émeute sociale éventuelle-qui planent entre les frères musulmans de SEMERE, commune de OUAKE, a décidé d’envoyer une délégation sur le terrain pour s’enquérir de la réalité des faits afin de savoir quelle solution appropriée proposée aux frères antagonistes de la religion musulmane de SEMERE.
En effet, la délégation de l’Union Islamique du Benin (UIB) composée de l’Imam Moutawakilou BOUKARI MALIK, Chef de délégation et de El-Hadj YEKINI Abou, rapporteur, s’est rendue à OUAKE dans les locaux de la Mairie de la commune le mercredi 12 Octobre 2016, après tous les contacts préalables avec toutes les autorités tant au niveau départemental de la DONGA que de la commune de OUAKE.
Après de longues heures d’attente des partis concernés, la séance n’a véritablement démarré qu’à 11h 10mn et le présidium est composé du 2ème Adjoint au Maire, du secrétaire Général de la Mairie, de l’Imam Moutawakilou et du rapporteur El-Hadj YEKINI Abou.
A l’entame, une prière d’ouverture a été dite par l’Imam Moutawakilouet complétée par l’Imam central de OUAKE afin de mettre l’assise sous la guidance et la protection d’ALLAH et contre tout débordement ou tout dérapage pouvant nous conduire à l’impasse et pouvant nous faciliter une solution heureuse de sortie de crise.
Après cette étape d’invocation d’ALLAH, le président de séance, le 2ème Adjoint au Maire a rappelé aux uns et aux autres que l’assise de ce jour qui se tient dans les locaux de la Mairie n’est pas l’occasion offerte aux violences verbales ni aux attaques de personnes. Nous nous sommes rassemblés sous la roulette de l’Union Islamique du Benin pour rechercher une solution consensuelle pour le problème de mésentente qui n’a que trop longtemps perdurer afin de penser aux réelles questions de développement de notre commune a-t-il précisé.
La religion ne doit pas être une pomme de discorde sociale, de dispersion d’énergie mais plutôt une corde d’Union, d’Amour et de Fraternité pour la construction de notre cité a-t-il conclut avant de laisser la parole au chef de la délégation de l’UIB.
En prenant la parole, l’Imam Moutawakilou a d’abord salué les représentants des deux groupes antagonistes, les forces de l’ordre et de sécurité publique et les différentes autorités départementales et communales qui ont rendu effective l’assise de ce jour avec l’assurance que représente la présence des forces de sécurité publique. Il a enfin situé correctement le cadre du débat.
Il s’est d’abord appesanti sur les enseignements coraniques pour rappeler à tout le monde:
1- Ceux qui créent des problèmes au sein d’une communauté ne seront pas les seuls à subir les conséquences en retour mais des innocents aussi en souffriront.
2- Nous devons à tout prix éviter des mensonges destructeurs, l’hypocrisie et cesser de faire de la religion musulmane un commerce.
3- Eviter à tout instant de mélanger la politique politicienne à la religion musulmane si nous ne voulons pas subir la colère d’ALLAH; car il nous recommande simplement de respecter nos autorités que nous avons choisies nous-mêmes et de suivre les décisions qu’elles prennent pour la bonne marche de la société. On ne peut les désobéir qu’à une seule condition où elles nous demandent de quitter la voie d’ALLAH.
4- Quand vous ne trouvez pas les solutions à vos problèmes en votre propre sein, ni avec vos autorités, alors retournez au coran et aux hadiths du Prophète MOHAMED (SAW).
Une fois ces balises posées, l’Imam Moutawakilou demande aux représentants des deux groupes antagonistes d’être honnêtes, justes et véridiques dans leurs déclarations afin de situer les responsabilités entre MOUBARACK et HAROUN qui sont les deux prétendants à I’Imam central de SEMERE et qui pourtant proviennent de la même lignée familiale WATAWATA.
Le rapporteur prend ensuite la parole pour aussi rappeler les conditions
d’Imâmat et faire comprendre que lorsqu’un Imam est choisi, il l’est à vie sauf motif grave ou fautes abominables de sa part. El- Hadj YEKINI a donc demandé que les passions se calment afin qu’on trouve une bonne porte de sortie de crise en rassurant les uns et les autres que l’Union Islamique du Benin (UIB) n’est pas arrivée à OUAKE pour leur imposer un Imam, mais plutôt rechercher avec eux une solution consensuelle afin que SEMERE vive en paix. Avant d’ouvrir la liste des intervenants, le président de séance, le 2ème Adjoint au Maire, a fait une mise au point par rapport au temps et a demandé que chaque intervenant dispose au plus 5 min de parole et d’être bref, précis et concis. C’est à la suite de ses recommandations qu’un fidèle du groupe ‘dé Moubarack a levé le doigt pour une motion d’éclaircissement, il a voulu simplement savoir qu’elle est la raison de la présence massive .des forces de l’ordre et de sécurité à la présente séance d’échanges;
Le président lui répond que c’est pour le maintien de l’ordre afin d’éviter tout débordement qui pourrait nous amener aux interactions en rassurant tout le monde qu’il n’y a pas matières à inquiétude.
Ainsi, après audition et épuisement de la première liste d’intervenants, le présidium a souhaité que chaque camp aille se concerter pour apporter une proposition concrète de sortie de crise. À ce sujet, il y a eu une interruption des travaux sur 10 minutes environs puis la reprisse à 13h 30min. Au résultat, chaque groupe est resté campé sur sa position de départ à savoir:
- Le camp de Moubarack soutient mordicus que c’est par vote avec le principe d’alignement de ceux qui veulent Moubarack derrière lui ou un texte pour départager les deux candidats en liste selon le camp de HAROUN.
Face à cette ambigüité, le présidium a demandé à nouveau que les deux camps aillent encore se revoir ensemble pour nous ramener un mode opératoire plus simple qui satisfasse tout le monde.
A leur second retour en salle, ils e sont entendus sur les points suivants:
1- Il Y a quatre familles à SEMERE qui proposent tour à tour l’Imam central de la grande mosquée.
2- La famille LIMAM WATAWATA de Baparape, la famille LIMAM KADJIRITI de Ouramare, la famille LIMAM ISSAKOU de Gao et la famille LIMAM SENI de Baparape.
C’est le tour de la famille LIMAM WATAWATA de proposer un candidat, mais elle propose deux; on procèdera alors à un test pour les départager ou alors la famille LIMAM WATAWATA propose un autre candidat neutre en dehors des deux premiers pour être turbanisé.
3- En cas d’échec aux deux premières conditions, on demandera à la famille LIMAM ISSAKOU de Gao qui est au prochain tour après la famille LIMAM WATAWATA de proposer son candidat à la turbanisation.
C’est donc sur ces trois propositions que le président de séance leur a donné 5 jours pour aller réfléchir et revenir rendre compte’ à la Mairie le lundi 17 Octobre 2016 à 18h au plus tard. La séance est donc levée à 15h 10min et tous les participants se sont mis d’accord pour aller visiter l’état de la mosquée centrale fermée par les autorités depuis 3ans 6 mois selon leur dire et les autres mosquées où se déroulent les prières de vendredi.
Au sortir de la salle de réunion, un groupe d’hommes déambulait dans la cour de la Mairie de Ouaké professant des menaces de tout genre avec des téléphones portables qui leur transmettent des instructions de toutes parts et qu’ils doivent respecter.
Face à ce grand bruit, la délégation s’est mise en route pour SEMERE. Avant notre arrivée là-bas, toute la population presque était déjà sortie, debout comme un seul homme pour nous affronter. Mais la police et la gendarmerie ont assuré notre sécurité et après cette brève visite de toutes les mosquées, nous avons reboursé chemin pour Ouaké où nous nous sommes séparés d’avec les forces de l’ordre vers 17h 30.
La délégation de l’UIB est retournée à DJOUGOU pour ensuite reprendre le chemin de retour vers Cotonou, le jeudi 13 Octobre 2016 dans la matinée.

Emmanuel GBETO

Foire régionale de l’intégration de l’UEMOA: La CCIB, pour booster le commerce intra-communautaire

SatchiviLe Directeur de cabinet du ministère du commerce, Nicolas Dandoga, a procédé au lancement de la 5ème édition de la Foire Régionale de l’intégration (FRI-UEMOA 2016). C’était le vendredi O7  Octobre 2016, à la salle de Conférence de la Chambre  du commerce et de l’industrie du Bénin (Ccib). Organisée par la Ccib, elle attend environs 500 exposants venant de plusieurs pays de l’espace Uemoa et d’autres pays stratégiques du monde entier.

« Partenariat Public-Privé : défis de synergie pour une intégration réussie ». C’est sur ce thème que portera la 5ème édition de la Foire Régionale de l’intégration (FRI-UEMOA 2016) qui se déroulera à Cotonou. Prévue pour durer  du 25 novembre au 10 décembre 2016, elle entend enregistrer comme participants,  les agriculteurs, les industriels de toutes catégories, les artisans, les artistes, les commerçants distributeurs, les services financiers, d’assurances, de nouvelles technologies, de l’économie numérique, et de formation. Au lancement, un coin de voile a été levé sur la messe commerciale. Coordonnateur de la foire, Bruno Gnidehoue ,  a partagé avec les participants, les enjeux que présente la 5ème  édition de FRI-UEMOA. A l’en croire,  la Fri-Uemoa vise à permettre aux opérateurs économiques, d’échanger, de partager leurs expériences dans les affaires. Il estime qu’à  travers donc cette foire, les entrepreneurs seront en mesure d’accroitre leurs services sur l’espace Uemoa. Et surtout, grâce à l’initiative pavillon LABEL UEMOA, les participants auront des occasions pour discuter sur plusieurs thématiques liées au thème, suivi de la visite de l’espace numérique, dit village numérique ou les entrepreneurs pourront communiquer et faire connaitre leurs produits. Parlant de l’objectif, le président de la Ccib, Jean-Baptiste Satchivi, explique combien, elle va contribuer à mieux impliquer le secteur privé de l’union, dans le processus d’intégration et la promotion des échanges intra-communautaires. Il n’a pas manqué de replacer dans le contexte actuel, les défis qui s’imposent à l’organisation. Le Représentant de la commission UEMOA a , pour sa part, précisé, la place de choix qu’occupe le Bénin dans  cette organisation. Il s’agit pour lui donc, de créer un marché unifié, un marché concurrentiel regroupant l’ensemble des 8 pays de l’union. Aussi, a-t-il témoigné l’attachement du Président de l’UEMOA et son engagement pour aider au succès éclatant  de cette édition. C’est alors que le représentant du ministre du commerce, Nicolas Dandoga, a, dans son mot de lancement, attiré l’attention des opérateurs économiques sur les innovations de la  FRI-UEMOA  qui s’inscrit dans une dynamique de création pour un nouveau départ du commerce inter-communautaire. Précisons que la 5ème foire régionale de l’intégration sera un grand marché de plus de 400 stands d’activités économiques, provenant des huit pays membres de l’Union et des pays invités spéciaux à découvrir le marché communautaire avec leurs biens et services.

Emmanuel GBETO