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Le triomphe de la vérité

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Réformes dans la Santé: Un sombre bilan dans les hôpitaux publics


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L’Ong Bénin Diaspora Assistance a rendu public la semaine dernière un rapport d’enquête sur le fonctionnement des hôpitaux béninois. Ces investigations effectuées d’avril à juillet 2021 ont permis à l’institution dirigée par Médard Koudébi de constater que les réformes menées par le gouvernement dans le secteur de la santé comportent de nombreuses conséquences négatives sur les populations. Au nombre de ces effets, on peut citer entre autres, l’absence de scanner dans la plupart des hôpitaux publics, ce qui rend difficiles les diagnostics. Cette situation est surtout dramatique pour ce qui est des attaques cardio-vasculaires (Avc) dont les séquelles sont souvent fatales pour la plupart des malades. Ceci est aggravé par le manque de kits de premiers soins dans la totalité des services d’urgences du Bénin. De même, les pharmacies au sein des hôpitaux sont dépourvues de 70 % des médicaments. Ce qui fait que si la famille de toute personne ramenée dans les urgences, n’est pas immédiatement présente pour payer les ordonnances dans les urgences, aucun médecin ne le touchera et ne lui fera de soins jusqu’à son décès. Dans son rapport, l’Ong relève également la pénurie de personnel qualifié, conséquence directe de la fermeture des cliniques privées. La réforme qui a conduit à la fermeture de certaines cliniques privées a contribué à la forte affluence enregistrée dans les hôpitaux publics. Cette affluence a eu pour conséquence un manque de personnel criard dans les hôpitaux du Bénin du nord au sud, le refus ou le rejet des malades par les hôpitaux. « Nos estimations ont clairement montré qu’il manque 3872 personnels hospitaliers pour combler l’affluence vers les hôpitaux publics du Bénin », écrit Bénin Diaspora Assistance dans son rapport. Le gouvernement béninois a reconnu un manque de 3000 et en a recrutés 1600 à ce jour, en promettant le recrutement supplémentaire de 1050 étalées sur trois ans. Ce qui laisse toujours un manque de 1200 personnels en plus de ceux qui iront à la retraite aux cours des trois ans, note-il.

Absence d’eau potable et d’électricité
Dans beaucoup d’hôpitaux du Borgou, de l’Alibori comme dans le Mono, il n’y a pas d’eau potable. D’autres n’ont même pas d’électricité en permanence, confrontés qu’ils sont à des coupures sans fin alors que les hôpitaux n’ont pas tous la chance d’avoir un groupe électrogène. Résultats, en pleine nuit, les sages-femmes accouchent les femmes enceintes à la lueur des torches ou des portables. Pour couronner le tout, l’institution dirigée par Médard Koudébi déplore la suspension depuis trois ans de la prise en charge des malades non-fonctionnaires souffrants des affections à longue durée. C’est une condamnation à mort qui les touche de ce fait, selon Médard Koudébi. Plus de 300 personnes souffrant d’affections rénales en sont décédées en 2020, selon les enquêtes de l’ONG.

Edwige Totin

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