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Inflation au Bénin: Les prix en hausse, les Béninois crient leur ras-le-bol


L’inflation touche actuellement les ménages. Les Béninois vivent durement cette crise qui enregistre une baisse timide depuis quelques jours.

Le Bénin fait face à la montée des prix des denrées de première nécessité depuis plusieurs mois. Dans toutes les régions et localités du pays , les produits sont chers et les populations en souffrent . Le phénomène s’observe notamment sur les étalages. « Le sac d’oignon qu’on prenait à 25000 Francs CFA est actuellement à 40.000 Francs CFA. C’est une augmentation de 15.000FCFA en peu de temps, c’est inimaginable », affirme Ablawa Danyossi, vendeuse résidant à Ahozon, dans la commune de Ouidah. De la même manière, les prix d’autres produits vivriers augmentent de jour en jour. C’est le cas du maïs , du haricot , du gari , des huiles alimentaires et autres . « La mesure de haricot que l’on vendait à 500 FCFA est montée jusqu’à 700 FCFA », s’exclame Brigitte Dossou-Yovo, vendeuse au marché de Godomey, rencontrée la semaine dernière. À cette allure, les clients n’ont plus envie d’acheter. Dame Rokiath la trentaine résidant à Calavi et vendeuse de beignets explique ici comment l’inflation se traduit chez elle. Ainsi, le sac de ‘haricot qu’elle prenait il y a quelques mois à 17.000 est aujourd’hui à 25.000. Résultats, la grosseur de ses beignets a été réduite de près de moitié. Du coup, la clientèle devient plus réticente à acheter, selon la vendeuse.

Des difficultés pour se nourrir
Selon l’Institut national de statistiques et d’analyse économique (INSAE), le taux d’inflation au plan national est assorti à 2,0% à fin mai 2021, en hausse de 1,9% par rapport au mois d’avril 2021. En glissement annuel, il s’agit d’une hausse de +1,7% par rapport au mois de mai 2020. Selon l’institution, cette hausse touche notamment les produits locaux dont les prix ont augmenté tandis que les prix des produits importés ont plutôt enregistré une baisse perceptible. Selon un économiste universitaire que nous avons contacté, il faut reconnaître que cette hausse est imputable à la baisse remarquable de la pluviométrie ces derniers mois. La raréfaction des produits alimentaires a ainsi induit une baisse de l’offre, ce qui a enclenché une dynamique haussière. Mais, d’après lui, il s’agit d’une crise conjoncturelle qui pourrait s’estomper à la fin de la soudure. Concrètement, à la maison, les gens ont du mal à se nourrir. « Aux difficultés de formation à l’Université, vient s’ajouter le problème de nourriture. Ni la quantité , ni la qualité des nourritures ne s’observent plus chez les bonnes dames », explique Elméric Kakanou, étudiant en philosophie à la FaSHS ( UAC ). Sandé est Étudiant en année de licence à la Fadesp résidant à Zogbadje. Il avoue avoir de la peine à gérer cette période. « On a du mal à manger même une fois par jour, je ne prépare même plus », confirme-t-il. De même, Modérant, étudiant en année de licence en MIA résidant à Zogbadje avoue être malheureux face à la situation.

Une baisse timide
Ces dernières semaines, on constate toutefois une légère baisse des prix sur certains produits . Selon les explications de certains vendeurs et acheteurs, le crincrin , le gombo , le piment , la tomate ont légèrement baissé de prix . « Le sac de piment par exemple , était monté jusqu’à 55000 F CFA le mois passé, mais actuellement c’est à 23000 ou 24000 F FCA », explique Ablawa Danyossi. Les prix du gombo et du crincrin ont diminué de près de 40% par rapport au mois passé, selon les explications de Clotilde Gbodé, vendeuse au marché Godomey. Mais ce n’est pas encore le moment de se réjouir car la plupart des produits connaissent une hausse de leurs prix sur le marché.

Olivier ALLOCHEME, Judith Hounkpè, Jacqueline Ogoubeyi

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