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Le triomphe de la vérité

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Tensions électorales en Afrique: Les propositions de l’ancien président Boni Yayi à l’Union Africaine


Boni Yayi, Ancien président de la République

Les tensions post et préélectorales dans les pays africains ainsi que la crise de la pandémie du Covid 19 n’ont pas laissé indifférent l’ancien président béninois Boni Yayi. Dans un document rendu public vendredi dernier, l’ancien chef d’Etat a fait une demande à l’institution africaine afin de trouver des solutions idoines pour les différents peuples du continent noir. En effet, Boni Yayi constate que les processus électoraux sont de plus en plus “non inclusifs, non équitables et non transparents”. Pour l’ancien président de l’Union Africaine, il s’agit d’une situation très préoccupante. De l’Afrique Australe et Centrale en passant par les Grands Lacs, l’Afrique Occidentale, les conflits, ante et post électoraux ont causé deux fois plus de morts, de réfugiés et de dégâts matériels que le COVID-19 au cours des deux dernières années, constate le patriarche dans son message.
Face à la situation, l’ancien Chef d’État invite l’Union Africaine à agir. “Je voudrais demander respectueusement à cette Institution dont le Leadership doit être renforcé, d’initier à nos chefs d’Etat des réformes pour la convergence constitutionnelle et des processus électoraux pour servir de normes et de références communes pour nos États”, a-t-il écrit. Selon Boni Yayi, les réformes pour la convergence constitutionnelle et électorale passeront par le renforcement des mécanismes et instruments juridiques. Il évoque entre autres le mécanisme africain d’évaluation par les pairs, la CADHP et les normes internationales. Toutes choses pour permettre de revisiter les mécanismes et instruments juridiques des pays. Il estime que tout cet arsenal mérite d’être revisité. La finalité pour lui, est de mettre fin à la destruction des sociétés communes pour cause de gouvernance électorale.

MESSAGE DE BONI YAYI A L’UA

L’Afrique, les tensions électorales dans un conteste de COVID-19.
L’Afrique est à la croisée des chemins dans sa volonté de promouvoir les valeurs communes des États membres et de faire de l’Union Africaine en 2063 un véritable bouclier des souverainetés des États membres.
Au titre des défis à relever figure la question cruciale de la gouvernance électorale dans notre continent. Les processus électoraux de plus en plus non inclusifs, non équitables et non transparents constituent une source de préoccupations dans ce continent qui se veut celui des peuples. De l’Afrique Australe et Centrale en passant par les Grands Lacs, l’Afrique Occidentale, les conflits, anté et post électoraux ont causé deux fois plus de morts, de réfugiés et de dégâts matériels que le COVID-19 au cours des deux dernières années.
En ma qualité d’Ancien Président de l’Union Africaine, je voudrais demander respectueusement à cette Institution dont le Leadership doit être renforcé, d’initier à nos chefs d’Etat des réformes pour la convergence constitutionnelle et des processus électoraux pour servir de normes et de références communes pour nos États. La monté des conflits électoraux et le COVID19 ainsi que leurs impacts deviennent de plus en plus des défis à relever dans la marche de cette Afrique des Peuples vers l’émergence, politique, démocratique, économique, sociale, sécuritaire et solidaire. Cette émergence n’aura pas lieu dans un contexte non démocratique et de violation des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
L’Etat de veille, le dialogue politique franc et le consensus des Forces Vives de la nation y compris la Société Civile ne peuvent que renforcer les acquis démocratiques et les progrès sociaux économiques envisagés sur le continent au cours des 10 dernières années. Le renforcement des Mécanismes et instruments juridiques tels que le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et ses différents protocoles additionnels ainsi que les normes internationales méritent d’être revisités en vue de cette réforme de convergence constitutionnelle et électorale contraignante pour mettre fin à la destruction de nos sociétés communes pour cause de gouvernance électorale.
Président Dr Thomas Boni YAYI
Ancien Président du Bénin
Ancien Président de l’Union Africaine

Yannick SOMALON

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