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Le triomphe de la vérité

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Présidentielle 2021: Les exigences de certains partis de l’Opposition pour un scrutin transparent et équitable


A travers une déclaration rendue publique le dimanche 27 décembre 2020, un groupe de partis, de mouvements et de personnalités politiques de l’Opposition ont fait le décryptage de la situation politique nationale à quelques jours de l’élection présidentielle de 2021. Composée des partis Les Démocrates, La Flamme Renouvellée (PFR), Grande Solidarité Républicaine (GSR), Dynamique Unitaire pour le Développement (DUD), et La Branche Dynamique de Joël Aïvo, l’Opposition coalisée pose des exigences pour l’organisation d’une élection présidentielle apaisée, transparente et équitable.

Lire l’intégralité de la déclaration

Béninoises et Béninois,
Chers compatriotes.
Notre pays, le Bénin, traverse actuellement une grave crise aux plans économique, politique et social, due à la gouvernance catastrophique du pouvoir de la rupture du président Patrice Talon. Au regard de cette situation, un groupe de partis, de mouvements et de personnalités politiques de l’opposition ont jugé nécessaire de se retrouver pour rendre publique la déclaration ci-après concernant la situation politique nationale notamment les élections présidentielles qui se profilent à l’horizon de 2021 et par lesquelles le pouvoir se prépare à nouveau à duper le peuple béninois comme lors des législatives de 2019 et des communales et municipales de 2020.
Aucune élection ne peut être transparente sans une liste électorale crédible élaborée sous le contrôle vigilant de toutes les parties : opposition, mouvance et société civile. C’est la raison pour laquelle, toutes les structures de gestion de la LEPI étaient paritaires que ce soit le CPS pour l’élaboration de la liste ou les différents COS pour son actualisation. Il se fait qu’avec l’élection d’une Assemblée nationale monocolore, le COS actuel l’est aussi. Signalons qu’avec le RAVIP, plus de deux millions de personnes reçoivent des actes de naissance dans une totale opacité et en dehors des structures prévues pour la délivrance de tels actes. Les partis, associations et personnalités de l’opposition regroupés dans le collectif trouvent inadmissible l’organisation des élections sur la base d’une telle liste et exigent son audit indépendant avant toute utilisation. Du reste, ladite liste a été remise en cause, il y a quelques semaines, par des décisions de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). L’Etat béninois n’aura qu’à s’y conformer.
Parmi les autres décisions de la CAHDP se trouve celle qui rétablit la Constitution du 11 décembre 1990 dans son contenu originel. De ce fait, les montages orchestrés par le président Talon et ses acolytes pour s’accrocher au pouvoir en dépit de la réprobation populaire, tombent d’eux-mêmes. Il s’en suit que le parrainage, le code électoral taillé sur mesure, la question de la vice-présidence, la prolongation arbitraire et opportuniste du mandat du président de la République, etc. n’existent plus.
Par ailleurs, au vu de l’accaparement de toutes les institutions de la République, y comprises celles en charge des élections dans notre pays, il n’est pas possible d’organiser des élections transparentes et équitables sans revoir la composition des dites institutions pour associer l’opposition suivant l’esprit de la conférence nationale de février 1990 qui a présidé à la bonne marche, dans la paix, des institutions dans notre pays depuis plus de 30 ans. La destruction dudit consensus a conduit à la tension extrême et aux évènements d’avril et mai 2019 avec son cortège de morts et de désolation dans l’indifférence d’un gouvernement qui compte sur la ruse et la force pour dompter et exploiter le peuple béninois.
En conséquence, pour renouer avec la démocratie, les libertés et l’Etat de droit facteurs de développement, le collectif de l’opposition exige :
la convocation en urgence des assises nationales pour réexaminer les conditions de notre vivre ensemble. Toutes les composantes de la nation doivent être présentes y compris les détenus politiques et les exilés politiques dûment amnistiés.
Des forces de l’ordre, militaires et polices républicaines, émanation des populations, une stricte neutralité dans le combat de restitution de la démocratie.
La fin du mandat du président Talon pour le 5 avril 2021 à minuit et la passation de charge à son successeur qui doit impérativement intervenir le 6 Avril 2021 conformément aux dispositions de la Constitution de 11 décembre 1990 sur laquelle il a prêté serment.
Nous invitons toute l’opposition à se mettre ensemble avec le peuple béninois afin de poursuivre sans répit la lutte pour le rétablissement de la démocratie, de l’état de droit et des droits de la personne humaine.
Que Dieu bénisse l’opposition et notre Patrie commune le Bénin.

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