.
.

Le triomphe de la vérité

.

Le Recteur Maxime da Cruz invité de «Sous l’arbre à palabre»: «Nous devons nous préoccuper davantage du sort des étudiants que nous formons»


Prof. Maxime da Cruz Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi

Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), le Professeur Maxime da Cruz est l’invité de la rubrique « Sous l’arbre à palabre » du quotidien L’Evénement Précis du jeudi 17 décembre 2020. Au cours de cet entretien à bâtons rompus, la première autorité de ce haut lieu du savoir a passé au peigne fin, le bilan des 50 ans d’existence de l’institution. A le croire, même si tout n’est pas rose, l’Uac se porte bien aujourd’hui et ses dirigeants se battent pour lui garantir un avenir meilleur. En se référant à la genèse de la première université du Bénin, le Recteur a souligné qu’au départ, la mission de l’Université de Dahomey devenue plus tard Université nationale du Bénin, puis Université d’Abomey-Calavi, était de former des cadres au service de l’administration comme étant le prolongement de la vision du colonisateur. « Le rôle de l’université au début, ce n’est pas de dire : quand on les forme, ils deviennent quoi à un moment donné ? Mais on doit changer ce rôle. Nous devons nous préoccuper davantage du sort de ceux et celles que nous formons. On ne peut plus rester dans l’ancien registre », a-t-il insisté. Pour lui, il faut désormais revisiter le système afin qu’il soit en adéquation avec les réalités du moment. « Il faut s’en préoccuper. Cela veut dire qu’il faut revisiter les offres de formation pour mieux préparer les étudiants à s’insérer professionnellement. Et comme tout le monde ne peut pas compter sur les autres pour avoir un emploi, il faut les former à entreprendre. Et à entreprendre, ce sont des capacités humaines à développer. Ce sont des compétences à développer, mais c’est aussi des moyens », a poursuivi l’invité de L’Evénement Précis qui reconnait que les jeunes prennent beaucoup d’initiatives et font des choses extraordinaires, mais faute de moyens, ils abandonnent. « Les problèmes auxquels nos jeunes font face sont très sérieux. Ce qu’ils vivent, c’est du drame », a lâché le Recteur Maxime da Cruz. Pour corriger le tir, il invite les gouvernants à mettre à disposition de l’université, les ressources financières, les infrastructures, les moyens pour accompagner ces jeunes. Ne pas le faire à temps, c’est couvé des bombes, a-t-il prévenu pour montrer à quel point la question de l’employabilité des jeunes après leur formation, est un problème de société qui doit préoccuper tout le monde. Par ailleurs, le Professeur da Cruz a souligné que la construction d’infrastructures à savoir les amphithéâtres équipés d’arsenal pédagogique adéquat, et la mise à disposition de ressources humaines en quantité et en qualité, sont entre autres les défis qu’il faut relever dans l’immédiat afin de permettre à l’université d’Abomey-Calavi de poursuivre son petit bonhomme de chemin.

Laurent D. KOSSOUHO

N'hésitez pas à partager ...Share on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin

Reviews

  • Total Score 0%



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *