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Le triomphe de la vérité

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Rachad Chitou sur sa supposée pratique du gris-gris à la CAN 2004: «Ce ne sont que des imaginations»


Rachad Chitou, ancien gardien de but des Ecureuils du Bénin

Reçu sur le forum «Football Nouveau Départ», dans la rubrique «Apprendre à Nous Connaître», Rachad Chitou, ancien gardien de but des Ecureuils du Bénin lors des éditions 2004, 2008 et 2010 de la CAN, s’est prononcé sur l’usage du gris-gris dans le football. Occasion pour lui de revenir sur les accusations faites sur sa personne à propos d’un supposé «ferme camp» qu’il aurait oublié de retirer du poteau qu’il a occupé à la première partie du match Bénin # Afrique du Sud 0-2 (0-0, mi-temps) à la Can 2004 en Tunisie.

Il était le joueur de l’effectif des Ecureuils du Bénin le plus critiqué. Pas à cause forcément de son talent, mais parce qu’il aurait pris pour option de garder sur lui des choses mystiques pour garder sa cage inviolée. Mais pourtant, sa présence n’empêchait pas l’équipe béninoise de perdre des matchs. Selon l’histoire racontée sur Rachad Chitou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, il devait ses performances au «ferme camp». Certains sont allés jusqu’à avancer que c’est parce qu’il aurait oublié de retirer un des «fermes camps» qu’il aurait déposé dans les buts lors du match Bénin-Afrique du Sud (premier match des Ecureuils dans une phase finale de la CAN) que le pays a perdu par 2 buts à 0. Et que c’est son supposé oubli qui a empêché les attaquants béninois de concrétiser des occasions lors de la deuxième mi-temps dudit match. Autant de choses racontées que l’ancien gardien de buts des Ecureuils du Bénin qui a participé au CAN 2004, 2008 et 2010, balaye du revêt de la main même s’il a reconnu avoir fait usage du gris-gris dans sa carrière. «Ça m’est arrivé d’utiliser des choses. Je ne vais pas le nier», a déclaré l’ancien gardien qui a tenu à nuancer : «mais si tu n’es pas physiquement au point, techniquement au point, et face à des grands joueurs, ça ne marche pas ». A l’en croire, quand on met un talisman en disant que le ballon ne va pas franchir la ligne des buts, il faut que le gardien travaille. Si non, avec le talisman sans un bon niveau de travail, il va passer purement et simplement à côté. «Ce n’est pas moi qui vais dire à ceux qui le font que c’est mauvais mais une chose est certaine, en voulant le faire, il faut que ça soit accompagné du travail», a-t-il martelé. Pour lui donc, l’usage du gris-gris existe et fait bien partie du football. «Nous sommes des Africains et spécialement des Béninois. On ne doit pas ignorer la culture de chez nous. Le gris-gris et spécialement le vodoun font partie de nous. Il y a plusieurs confessions religieuses au Bénin. Donc, à chacun sa croyance», a-t-il lancé avant d’ajouter «pourquoi on ne demande pas ce que font les équipes qu’on voit regrouper de part et d’autre avant un match de football ? Si on doit réciter ‘’Je vous salue Marie’’ ou ‘’Notre Père’’ ou encore ‘’El Fatihah’’, est-ce que ça fait partie du gris-gris?». Selon lui, toutes ces manières de faire sont dans le but de se protéger. «Je pense que cette histoire est une histoire de foi et de croyance. Ce n’est pas parce que quelqu’un met un talisman qu’il est en train de faire quelque chose pour nuire à l’autre. On peut se protéger comme on peut toutefois aussi faire des prières pour pouvoir avoir gain de cause», a-t-il souligné.

«Chitou n’a pas enlevé, Chitou fait ci : que des imaginations »

Revenant sur les fameuses accusations, Rachad Chitou a répondu qu’«il n’y a rien ». «Par rapport à l’Afrique du Sud, Chitou n’a pas enlevé, Chitou fait ci, ce sont des imaginations », a-t-il insisté. «Ils ont dit ‘’ferme camp’’. Il n’y a rien. Ce sont des illusions. Malgré les ‘’fermes camps’’, il y a eu quand même 2 buts à 0. Ceux qui sont en train de parler m’ont-ils vu pincer quelque chose dans le gazon ? En plus, vous avez vu. On a laissé nos plumes sur les terrains alors que lors des éliminatoires, ce n’était pas ça», a-t-il expliqué rassurant que lui et ses partenaires avaient découvert quelque chose de nouveau. «Tous autant que nous étions, on était pratiquement inexpérimenté. Regardez dans l’effectif, on avait combien de joueurs professionnels outre Moussa Latoundji, Alain Gaspoz et Oumar Tchomogo ? Tout le reste, ce sont des joueurs qui jouaient à un niveau moyen. L’image de l’équipe reflétait ceux qui étaient là-bas», a confié l’ex international béninois pour qui la différence était le niveau auquel évoluaient les joueurs béninois dans le temps. Il a ensuite renchéri «si ‘’ferme camp’’ y avait, est-ce que contre le Maroc, j’allais encaisser quatre buts ? » avant de conclure «chacun est libre de penser ce qu’il veut mais moi je persiste qu’il n’y avait rien».

Anselme HOUENOUKPO

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