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Le triomphe de la vérité

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Convocation d’une session extraordinaire: Charles Toko pressenti pour reconquérir le fauteuil municipal


L’ancien maire de Parakou, Charles Toko

A moins d’un revirement ou un nouveau report de dernière heure, la municipalité de Parakou connaitra enfin ses nouveaux responsables, maires, adjoints au maire et chefs d’arrondissement le jeudi 13 août 2020. Les conseillers ont été de nouveau convoqués par le maire déchu, Aboubacar Yaya en fin de cette matinée à partir de 12h00. Les chances d’emporter le fauteuil municipal étant désormais du côté des deux autres partis en lice, à savoir l’Union Progressiste et le Bloc Républicain dans le cadre d’un accord de gouvernance, après la dégringolade du parti alors majoritaire FCBE, des indiscrétions rapportent que le nom de l’ancien maire, Charles Toko, un républicain, revient sur les lèvres. Des conseillers, selon les mêmes sources, auraient exigé sa candidature et l’ont fait savoir au Secrétaire exécutif national du BR, Abdoulaye Bio Tchané, par écrit, en un premier temps, avant de le rencontrer le week-end dernier pour le lui signifier de vive voix. Ils ont également proposé que l’un des postes d’adjoint au maire revienne l’UP et les postes des chefs d’arrondissement soient répartis entre les trois partis, à savoir UP, BR et FCBE.
Tout se jouera en tout cas ce jeudi en mi-journée à la mairie de Parakou, qui, pour une seconde fois depuis l’envol de la quatrième mandature de la décentralisation, à la suite des dernières communales et municipales, connaîtra de nouveaux responsables. Cette situation a été engendrée par l’invalidation par la Cour suprême de deux sièges du parti FCBE, alors majoritaire avec ses 17 conseillers sur les 33 constituant le conseil municipal de Parakou ; ce qui lui a fait perdre d’office sa majorité qualifiante et ne le prédispose plus à conserver le fauteuil municipal qu’il venait fraichement d’emporter. Les nouvelles dispositions du code électoral, prévoyant une seconde possibilité pour pourvoir au poste du maire, c’est-à-dire l’accord de gouvernance entre les deux autres partis en lice, l’UP et le BR, tous membres de la mouvance présidentielle ont tôt fait d’accorder leurs violons pour s’offrir cette nouvelle opportunité, en faveur des républicains, qui viennent en deuxième position dans le classement des sièges décrochés avec leurs 12 conseillers.

Christian TCHANOU

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