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Le triomphe de la vérité

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Propagation du Coronavirus au Bénin: Le Sociologue André Finagnon Gaga dénonce l’ignorance et la banalisation du virus


Docteur André Finagnon Gaga, sociologue

Malgré les ravages que fait la pandémie du Coronavirus, certains citoyens béninois continuent de ne pas croire en son existence. Un fait qu’a dénoncé le Sociologue Docteur André Finagnon Gaga reçu sur l’émission «No pindeon» de l’Ortb.

La pandémie du Coronavirus est moins ignorée que banalisée au Bénin. Pour Docteur André Finagnon Gaga, sociologue de formation, ce problème de banalisation est lié à plusieurs facteurs comme les représentations de la pandémie. En effet, le Sociologue a déclaré que pour plus d’uns, la Covid-19 est considérée comme le paludisme de l’européen que le Béninois ou l’Africain gère déjà et il suffit de prendre sa tisane et un peu d’alcool pour s’en passer. Par ailleurs, il fait savoir que cette maladie est également perçue par les populations comme quelque chose qui est créée pour faire de la captation de rentes c’est à dire pour trouver de l’argent. D’après ses explications, d’aucuns pensent que les autorités font du commerce avec la Covid-19 pour avoir de l’argent. « Lorsque la maladie est représentée dans les consciences individuelles des Béninois comme un mythe, une maladie créée pour avoir de l’argent, comme le paludisme des blancs, quelques chose qui ne peut pas tuer l’Africain, cette manière de penser influence le comportement des acteurs. Autrement dit, c’est la façon dont la population perçoit l’existence du virus qui explique leur comportement vis-à-vis de la maladie », a-t-il laissé entendre. Poursuivant son intervention, Docteur André Finagnon Gaga a indiqué que la propagation de la pandémie du Coronavirus n’est pas seulement liée à la reprise des manifestations. « La date du 19 mai constitue une cause. C’est en ce jour que l’OMS a notifié aux autorités béninoises que l’usage du test TDR n’est pas reconnu mais c’est plutôt le PCR qui est reconnu. Et depuis ce temps, le nombre de patients testés positifs au Coronavirus a chuté de 300 et plus à près de 100. Du coup, dans la conscience des uns et des autres, c’est devenu une fausse affaire, le fait de chuter de 300 à 100. cet état de choses, a entraîné un assouplissement dans le respect des gestes barrières même au niveau des intellectuels », a expliqué le Sociologue André Finagnon Gaga, ajoutant qu’il a fallu que le gouvernement mène des actions appropriées pour déconstruire cette conception du mal. Dans son intervention, il a aussi notifié que même au-delà de ça, dans les villages, les populations ont dû attendre qu’il y ait réouverture, qu’il y ait levée du cordon sanitaire pour reprendre le coût normal de leur vie. Pour lui, lorsqu’on quitte la ville pour le village, on observe un paradoxe déplorable, car, la population croit que le mal n’est plus au village mais plutôt en ville . Ainsi, « Les gestes barrières ne sont plus respectées». Les gens rient à gorge déployée sans les masques, ils se serrent les mains et font les accolades », a-t-il déploré. Pour finir, il a salué la politique mise en place par le Gouvernement pour pouvoir maîtriser la situation et opter pour une subvention au profit de la population afin de réduire le prix de la chloroquine, ainsi que les différentes variétés de masques. Pour finir, il recommande de re-conceptualiser les messages de sensibilisation de sorte à faire des sensibilisations vivantes avec l’aide de personnes volontaires ayant souffert du coronavirus ou des familles déjà endeuillés par Covid. Cette stratégie se justifie par le fait que le béninois veut parfois voir pour croire ou faire l’expérience de la réalité pour changer de comportement.

Edwige TOTIN

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