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Le triomphe de la vérité

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Soutenance de thèse en sociologie à l’UAC: Mohamed Bio Imourou décroche son grade de Docteur avec la mention très honorable


Docteur Mohamed Bio Imorou

Le campus numérique francophone de l’Université d’Abomey-Calavi a servi de cadre, le lundi 6 juillet 2020, à la soutenance de thèse de Mohamed Bio Imorou du Département de Sociologie-Anthropologie. Le jury international chargé d’évaluer les travaux de l’impétrant a été présidé par Gauthier Biaou, Professeur Titulaire des Universités du Cames, Université nationale d’agriculture de Porto-Novo.

« Logiques et pratiques de gestion des terres cultivables autour de la réserve de biosphère de la Pendjari : Matériaux pour une socio-anthropologie des ressources naturelles au nord-ouest du Bénin ». Tel est le thème défendu par le candidat au doctorat de l’Université d’Abomey-Calavi, Mohamed Bio Imorou. A le croire, l’objectif de cette recherche est d’analyser les règles institutionnelles et les mécanismes endogènes de gestion des terres cultivables autour de la réserve de la biosphère de la Pendjari. En effet, cette recherche est partie d’un constat que l’impétrant a évoqué lors de sa présentation. Il s’agit de la recrudescence des conflits autour de cette réserve de biosphère entre les acteurs institutionnels d’une part, et les acteurs locaux d’autre part. En effet, depuis 1986, cette réserve est inscrite dans le patrimoine de l’Unesco avec une zone d’occupation contrôlée d’une superficie de 30 mille hectares et mise à la disposition des populations. Avec la poussée démographique et l’infertilité des sols, il est de plus en plus constater que les populations vont au-delà de la zone d’occupation contrôlée et ne respectent plus les règles institutionnelles mises en place », a-t-il fait savoir, ajoutant que de l’autre côté les acteurs institutionnels ne prennent pas en compte les fonctions sociales et les mécanismes endogènes de gestion des terres autour de la réserve de biosphère. Au terme de ses travaux de recherche conduits sous la direction du Professeur Albert Tingbé-Azalou( directeur de la thèse) et de Dr Monique Ouassa-Kouaro (co-directrice), l’impétrant est parvenu à trois principaux résultats. Au niveau institutionnel, il a souligné que les acteurs s’en tiennent rigoureusement au respect des textes votés et ratifiés sur le plan national comme sur le plan international. Secundo, il a mis l’accent sur l’attachement des populations aux fonctions sociales qu’elles ont attribuées à la terre. Enfin, il a évoqué une évolution de la prise en compte des mécanismes endogènes de gestion de la terre où de plus en plus, il y a des populations qui se convertissent soit à l’Islam soit au christianisme. A terme de sa présentation, les membres jury ont pris la parole pour lui adresser leurs félicitations ainsi que leurs critiques, questions, apports et autres observations pour améliorer la qualité scientifique de sa thèse, avant de le déclarer digne du grade de Docteur de l’Université d’Abomey-Calavi dans l’option Sociologie du développement avec la mention très honorable plus les félicitations du jury. Ce jury international présidé par Gauthier Biaou, Professeur Titulaire des Universités du Cames, Université nationale d’agriculture de Porto-Novo avait comme examinateurs les professeurs Roch Houngnihin, Amouzou Essé, Tchau Boukpessi.
En termes de perspectives, le tout nouveau Docteur Mohamed Bio Imorou compte inventorier les mécanismes endogènes de gestion des terres au Bénin et voir dans quelle mesure ces mécanismes endogènes peuvent être pris en compte par les décideurs pour améliorer davantage la qualité de la gestion des terres cultivables au Bénin.

Qui est Dr Mohamed Bio Imorou ?

Né le 20 juillet 1982 à Kandi, Mohamed Bio Imorou fit ses études primaires successivement à l’EPP de Ségbana, puis à l’EPP de Malanville où il obtint son Certificat d’études primaires (CEP) en 1994. Il effectua par la suite ses études secondaires au CEG de Malanville pour finir au Lycée Mathieu Bouké de Parakou avec l’obtention de son Brevet d’études du premier cycle en 1999 et y poursuit le second cycle pour décrocher son Baccalauréat en 2002. L’année suivante, il s’inscrit au Département de Sociologie-Anthropologie de l’Université d’Abomey-Calavi et obtint ses diplômes de Licence et de Maitrise ès Lettres respectivement en 2009 et en 2012. Après cette formation, il s’inscrit à l’Ecole doctorale pluridisciplinaire « Espaces, cultures et développement de l’Uac dans la filière Sociologie du développement pour l’obtention du diplôme des Etudes approfondies (DEA) en 2013. Il y poursuivit 3ans an plus tard, sa thèse. Il est membres de plusieurs associations et a également suivi plusieurs formations. Il a deux publications à son actif et a présenté les résultats de ses travaux de recherche à sept colloques internationaux. Sur le plan professionnel, il est prestataire de services intellectuels dans le domaine du développement communautaire. Du 1er février 2018 au 31 octobre 2019, il a occupé le poste Superviseur en santé communautaire et en promotion de la santé du Projet « Paquet d’intervention à haut impact au niveau communautaire » couvrant les zones sanitaires Cotonou 2&3 et Allada 2è-Toffo.

Laurent D. KOSSOUHO

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