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Le triomphe de la vérité

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Enquête dans le secteur de transport routier au Bénin: Faux frais et taxes abusives, des maux qui persistent encore


Affissou Anorin répondant aux questions des journalistes

Les faux frais et les taxes abusives ont toujours droit de cité dans le secteur du transport routier au Bénin. C’est ce que révèlent les enquêtes qu’ont mené les journalistes  El hadj Affissou Anorin et Marie-Louise Bidias et dont les restitutions ont été faites ce mardi 19 mai, à la maison des médias, par le biais d’une conférence publique  . En effet, face à leurs confrères, les deux journalistes d’investigation du projet «Pour des médias plus professionnels au Bénin, Phase II », exécuté par la Maison des Médias avec l’appui financier de l’Osiwa, ont fait savoir que malgré les mesures prises par le gouvernement pour assainir le secteur, des foyers de rançonnement existent toujours. Premier à  faire son compte rendu, El hadj Affissou Anorin qui a plus accentué son travail sur les faux frais sur les axes routiers publié dans la parution N°3291 du vendredi 24 janvier 2020 du journal La presse du Jour, a déclaré que les dispositions du décret N°2013-546 du 24 décembre 2013, et les menaces de sanctions des agents de police par leur hiérarchie ne mettent pas les transporteurs à l’abri du rançonnement. «Sur l’axe Cotonou-Kraké (moins de 30km) par exemple, il y a pas moins de 3 postes de douane. Ce qui est contraire au décret sus cité qui limite à 1, le nombre de poste de contrôle sur cet axe routier», a-t-il fait savoir dénonçant également la présence sur cet axe des ‘‘Klébés’’ ou «arracheurs de billets » qui se chargent de percevoir de l’argent de la fraude pour le compte des douaniers qui ne veulent pas prendre le risque d’être pris en flagrant délit de corruption. Citant Martin Assogba, Mohamed Saké et Gabriel Atita, l’enquêteur a informé que le rançonnement des transporteurs par les agents en uniforme persiste, mais de façon plus discrète. Mais, il n’a pas manqué de décrier aussi le comportement des certains conducteurs qui eux aussi, sont à la base du phénomène. C’est alors qu’il invite les autorités à continuer par maintenir la pression afin que non seulement, les agents de polices, mais aussi les citoyens se ressaisissent.  Quant à Marie-Louise Bidias qui a travaillé sur les taxes abusives collectées dans les gares routières, enquête qu’elle a publié le 27 janvier 2020 dans plusieurs journaux dont Le Progrès, elle révèle les taxes varient d’une gare à une autre et peuvent aller de 200fcfa à 5000fcfa. Elles sont perçues par des associations syndicales qui n’existent que de nom. Ce qu’elle appelle à réguler comme l’ont fait les autorités des mairies de Cotonou et de Missérété qui ont pris des arrêtés pour suspendre les activités syndicales, notamment la délivrance des tickets quelconques aux usagers ou toutes autres opérations tendant à contrôler et à percevoir des frais auprès des conducteurs. «Afin d’éviter tout amalgame, à l’exemple de la commune d’Akpro Missérété et de Cotonou, il faut suspendre toutes les activités syndicales sur les gares routières du pays», a-t-elle conclu. Les deux enquêteurs n’ont pas manqué de remercier Osiwa et la Maison des Médias dont les efforts conjugués visent à ancrer le genre enquête dans le quotidien des hommes de la presse.

Anselme HOUENOUKPO

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