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Le triomphe de la vérité

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Phase II du projet «Pour des médias plus professionnels au Bénin»: Romuald Logbo et Vadim Quirin exposent les fruits de leurs enquêtes


Les deux enquêteurs ici lors de la conférence de presse

Après des heures de recherches sur le terrain, les journalistes Romuald Logbo et Vadim Quirin respectivement de la rédaction d’Educ’Action et de la rédaction Nouvelle expression ont livré les résultats de leurs enquêtes aux médias. C’est à la faveur d’une conférence de presse tenue, le mardi 12 mai 2020, à la maison des médias, à Cotonou.

Romuald Logbo ayant travaillé sur l’«Encadrement des mémoires et thèses à l’Uac : Les étudiants à l’épreuve du rançonnement »  et  le « droit de cuissage contre validation de mémoire à l’Uac : le calvaire des étudiants en fin de formation», a informé qu’il a abouti à l’évidence de la pratique du rançonnement et du droit de cuissage, qui sont autres formes de corruption, à l’université d’Abomey-Calavi. «A la phase de la collecte de l’information, nous avons eu des témoignages qui font froid dans le dos», a lâché Romuald Logbo qui ajoute: «Du rançonnement au droit de cuissage en passant par des méthodes d’intimidation et du trafic d’influence, tout est minutieusement, clandestinement et discrètement, cuisiné pour contraindre l’étudiant, s’il est un homme, à payer le montant exigé par l’enseignant. A l’étudiante, le choix est donné de payer le droit de cuissage ou la rançon définie par l’enseignant via son collaborateur avant de voir valider son mémoire pour programmation en vue de la soutenance». C’est alors que déplorant l’existence de la pratique, l’enquêteur a révélé que si la situation persiste, c’est parce que les victimes méconnaissent les textes en la matière. Ce qui fait qu’elles n’arrivent pas à dénoncer leurs bourreaux. «Il urge de vulgariser l’arsenal juridique qui encadre et protège les victimes afin que les sanctions soient prononcées après enquête contre les auteurs reconnus comme tels», a-t-il poursuivi avant d’inviter les uns et les autres à une prise de conscience.

Pour sa part, Vadim Quirin qui a travaillé sur la gestion du fonds d’appui au développement des communes (Fadec), a révélé que l’école est malade de la mauvaise gestion des subventions. Selon lui, ces fonds destinés à la réalisation et l’équipement des établissements scolaires de certaines communes du pays sont mal gérés. Ce qui constitue des menaces sur les infrastructures scolaires. «Notre travail a pris en compte 8 écoles primaires publiques de 4 différentes communes à savoir Djakotomey, Lokossa, Djougou et Tanguiéta», a-t-il  fait savoir tout en poursuivant : «Sur le terrain, nous avons constaté de chantier de construction des salles de classe abandonné, la consommation totale des crédits alloués sans que le chantier ne soit livré, des tables-bancs non livrés ou en mauvais état après livraison». Autant d’irrégularités qui portent atteinte à l’objectif fixé. C’est alors qu’il interpelle la conscience des autorités communales et surtout les entrepreneurs auteurs de ces dilapidations du Fadec Education. Il faut souligner que ces enquêtes entrent dans le cadre du projet «Pour des médias plus professionnels au Bénin» que finance OSIWA et dont la réalisation est assurée par la maison des Médias. A annoncer que d’autres enquêteurs feront l’exercice les jeudi 14 et vendredi 15 mai 2020, prochains.

Anselme HOUENOUKPO

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