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Le triomphe de la vérité

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An 4 de la Rupture: Oswald Homeky expose les prouesses en cours dans le secteur des sports


Le Ministre des Sports, Oswald Homeky, lors de l’émission

Le Ministre des sports, Oswald Homeky a fait le point des actions menées par le gouvernement dans le secteur. Des réformes engagées aux résultats obtenus en passant par les réalisations d’infrastructures sportives, la promotion des talents sportifs, le patron des sports depuis l’avènement du Nouveau Départ, a informé sur tout, dans l’émission  ‘‘Le temps des moissons’’ de la télévision nationale. C’était le samedi 25 avril 2020. Selon lui, «les Béninois peuvent être fiers de ce qui se fait et qui donne envie de continuer». Lire l’intégralité de ses échanges avec les journalistes.

Journaliste : Monsieur le ministre bienvenue à nouveau. Avant de vous laisser à la question de Corneille Aïssè, un mot sur la dure actualité du moment qui frappe l’humanité, le covid 19 le qui a contraint le mouvement sportif béninois à l’arrêt.

Oswald Homeky : Merci monsieur Bassabi. Merci de me donner l’occasion de venir, 4 ans après, faire le bilan en face de nos concitoyens. Je voudrais d’abord au regard du drame que vit l’humanité depuis l’apparition de ce virus dire que le gouvernement du Bénin, comme nous le savons, a prescrit un certain nombre de mesures. Et le secteur des sports a été ciblé par l’une de ces mesures. Nous avons recommandé que les manifestations sportives à caractère non essentiels ne se déroulent pas le temps que nous puissions maîtriser la propagation de ce virus et l’éradiquer dans notre pays ; en espérant évidemment que les autres pays vont faire la même chose et que le monde entier va pouvoir dans quelques mois dire que nous avons tourné la page de cet épisode douloureux.

C’est pour moi l’occasion de rappeler encore que la victoire de l’humanité contre ce mal dépend de chacun de nous. C’est de la capacité de chacun à se discipliner, à respecter les gestes barrières qui ont été prescrits que dépend la victoire que nous aurons sur ce virus. Et je veux espérer que tous autant que nous sommes, nous allons chaque jour à chaque instant faire le nécessaire pour que le monde reprenne son cours normal, que la vie reprenne son cours normal et que bien évidemment, les sportifs retournent à l’entraînement et en compétition dans les stades pour le bonheur de chacun de nous.

 Monsieur le ministre, après avoir dit un mot sur l’actualité via la pandémie du coronavirus, on ouvre maintenant ce débat proprement dit avec le premier volet concerne le financement du sport. En général au Bénin nous savons que de 2016 jusqu’à 2019, pour ce qui est des subventions vers les fédérations, il y a une nette progression. Ça a été pratiquement multiplié par dix. Parlez-nous-en un peu.

 Je vous remercie. Vous savez que le chef de l’Etat a rassemblé l’ensemble de ses ministres le 16 décembre 2016 et qu’à cette occasion, sous sa haute direction, chacun de nous a présenté dans son secteur ce qu’il avait l’intention de faire. Et à l’occasion de la présentation du programme d’actions dans le secteur des sports, j’avais annoncé que les performances de nos équipes, les succès de nos athlètes, ne dépendraient plus du hasard ; mais seraient le couronnement logique de notre bonne organisation, de la bonne préparation de nos athlètes et des investissements massifs que nous aurons consentis dans le secteur. C’est donc pour cette raison que, pour joindre l’acte à la parole, nous avons dès 2016 considéré que les subventions accordées à l’ensemble des fédérations pour leur permettre de promouvoir et défendre les disciplines et surtout de préparer les athlètes aux différentes compétitions, ne pouvaient pas rester au niveau où elles étaient. Et donc, nous avons, avec le soutien du chef de l’Etat et de l’ensemble du gouvernement, commencé par octroyer des subventions plus significatives et surtout dans des délais plus raisonnables. Par le passé, on observait malheureusement que les subventions venaient en fin de saison. C’est l’une des choses que nous avons également corrigé. Et globalement, nous sommes passés de 79 millions cinq cent en 2016 à 502 millions dès l’année suivante en 2017. Ensuite, ce montant a été en constante augmentation jusqu’en 2019 où, les subventions octroyées ont été de l’ordre de 653 millions pour l’ensemble des fédérations. Pour l’année 2020 également, les subventions seront encore un peu plus en augmentation. Parce que nous savons qu’en plus du talent des sportifs, qu’en plus de la bonne organisation que nous avons réussie à mettre en place avec l’ensemble des fédérations, il est nécessaire de faire les bons investissements pour espérer avoir les résultats.

Mais est-ce qu’au vue du fonctionnement de ses fédérations après cet investissement considérable de la part du gouvernement sur les 4 dernières années, on sent aujourd’hui véritablement d’amélioration ?

Il y a beaucoup d’améliorations. D’abord au regard des performances. Aujourd’hui, nous voyons bien dans plusieurs disciplines, nos athlètes de nos équipes ramènent des

victoires qui jadis n’étaient pas habituelles. Nous avons dans les compétitions où, les disciplines rassemblent des équipes, plusieurs succès. Nous avons dans les disciplines individuelles également plusieurs succès.  Et l’autre point important je voudrais mentionner, c’est la bonne gestion des ressources. Lorsque nous avons mis en place cette augmentation des ressources, nous avons également prescrit que désormais, les ressources ne seront renouvelées qu’aux fédérations qui auraient justifié de l’utilisation de la subvention de l’année précédente. Aujourd’hui quand on reçoit une subvention, d’abord on la reçoit directement. Il n’y a plus d’intermédiaires. On reçoit directement le montant. Les montants sont dits publiquement. Les chèques sont remis devant tout le monde. Ensuite les ressources sont virées aux fédérations et chaque fédération doit justifier de l’utilisation qui a été faite des ressources avant d’être éligible aux ressources d’une année suivante.

Alors depuis l’année dernière, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, le Bénin a ouvert une nouvelle ère, on va le dire ainsi, avec l’implication du secteur privé dans le financement du sport à hauteur de un pour mille de leur chiffre d’affaires avec la possibilité d’être propriétaire ou copropriétaire des associations, des clubs, en tout cas, des organisations qui animent le sport. Monsieur le Ministre, parlez nous en.

C’est l’une des réformes que j’avais annoncées également en présentant le programme d’actions, il y a quatre ans. Nous avions dit qu’en plus des efforts que l’Etat allait faire, il était nécessaire que le secteur privé s’implique dans le financement du sport au Bénin. J’ai annoncé tout à l’heure les montants des subventions ; que nous ne les avons multiplié par dix dans certaines disciplines. Mais malgré ses efforts, on voit bien que les fédérations ont encore des besoins, que le sport a encore des besoins. C’est vrai que dans tous les pays du monde, aucun état n’est en mesure tout seul de subvenir aux besoins de toutes les fédérations. Et donc, il est nécessaire que nous puissions trouver une formule pour impliquer le secteur privé. Le Chef de l’Etat lui-même qui est un passionné de sport nous a beaucoup aidé dans cette réforme. Nous avons, d’abord dans un premier temps, mis en place une mesure incitative qui consistait à défiscaliser les salaires et l’investissement sportif. Ensuite, nous avons mis en place dans la loi de finances, une mesure qui dit que les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 1 milliard de francs cfa contribueraient à un pour mille  de leur chiffre d’affaires hors toutes taxes au financement du sport. Et nous leur avons laissé la possibilité, non seulement de choisir la discipline dans laquelle elles souhaitent investir, mais aussi de choisir d’être propriétaires ou copropriétaires d’associations sportives et puis, depuis cette année 2020, nous sommes allés encore plus loin. Nous avons élargi le bénéfice de cette contribution, de cette taxe aux fédérations sportives. Cela veut dire que nous sommes partis d’un environnement que nous avons mis en place pour inciter la participation du secteur privé. Ensuite nous avons suscité une contribution du secteur privé en permettant à chacun de financer la discipline de son choix et hauteur minimum de un pour mille du montant. Et enfin, nous avons dit aujourd’hui vous pouvez être vous-même propriétaire ou copropriétaire d’une association sportive ou bien vous pouvez décider d’apporter cette subvention à une fédération de votre choix. Seulement pour rester fidèle à ce que j’avais annoncé précédemment qui est la rigueur dans la gestion des ressources, et bien, il faut que ce soit une fédération déjà éligible au financement de l’Etat.

Et là monsieur le Ministre vous avez des exemples à nous citer en thème d’entreprise, on va dire comme ça, citoyenne qui sont engagées dans cette perspective-là ?

Oui. Il y en a beaucoup. Et d’ailleurs vous avez vu que le Président la République, lui-même, a dirigé les travaux quand nous avons rencontré les différents groupes d’entreprises du secteur privé et un peu du secteur public également. D’abord, il y a les sociétés qui exercent avec agrément de l’Etat et puis, il y a les autres entreprises qui exercent sur la place béninoise. Et ce que nous avons fait aujourd’hui, c’est distingué ces trois catégories d’entreprises. Celles qui sont directement public (port autonome, Cnss, loterie nationale du Bénin, Soneb, Sbee). Celles qui exercent avec un agrément de l’Etat (les Gsm, les assurances et les banques) et toutes les autres entreprises qui exercent librement. Aujourd’hui, je peux vous dire que quand on prend par exemple la Soneb, elle s’investit dans la natation ; la Cnss investit dans le handball ; le port autonome ils ont intensifié leurs actions dans le football dans le basketball. Quand on prend la loterie nationale du Bénin, ils sont en train de conduire un très bon projet dans le football et il y a d’autres sociétés privées, je ne dois pas faire publicité ici, qui investissent dans le tennis, dans la pétanque. La Sogema a signé une convention avec la fédération béninoise d’athlétisme ainsi de suite. Et donc tout ça se fait avec l’accompagnement de l’état. Et ce que vous verrez d’ici la saison prochaine puisque nous avons déjà fait le point avec l’ensemble des fédérations, ce sont des clubs et associations qui appartiennent désormais aux personnes morales à travers l’institution au Bénin de ce que nous appelons les sociétés sportives, sociétés qui sont les personnes morales propriétaires des associations sportives.

Cela induit que désormais au Bénin il n’y a plus de sportifs sans contrat. Il n’y a plus de sportifs sans un lien qui définit comment il travaille, à combien il est payé. Il n’y a plus de sportifs son accompagnement à partir de la saison en 2020.

Nous voyons les efforts louables de la part du gouvernement à pouvoir créer le financement au tour des fédérations, autour du sport en général, au Bénin. Vous avez déclaré sur une émission télévisée en 2017 des propos relayés d’ailleurs par Matin Libre du 14 mars 2017 ‘‘nous n’allons pas continuer à jeter de l’argent en disant que nous investissons dans le sport sans avoir les résultats’’.  Ça veut dire que vous attachez du prix à la gestion, à la sécurisation de l’investissement. Aujourd’hui est-ce que l’Etat ou le ministère a un droit de regard sur la gestion de ses fonds au niveau des fédérations ou elles sont tout à fait autonome dans cette gestion ?

Ah non ! Nous avons absolument un droit de regard. C’est notre devoir en tant que gouvernants, en tant que responsables chargés de l’action publique, de veiller à ce que le moindre franc de l’Etat dépensé produise le résultat que nous l’attendons. J’ai dit tout à l’heure que désormais, le financement est apporté en toute transparence. Ensuite que le financement est apporté seulement quand on a justifié de l’utilisation de la subvention précédente. Et ce n’est tout. D’abord, nous ne subventionnons pas en l’air. Les fédérations ont l’obligation de soumettre au ministère un plan d’activités annuel. Ce plan d’activités est soumis dans le dernier trimestre de l’année précédant la mise en place de la subvention. Nous parcourons avec les fédérations ce plan d’activités sur la base duquel nous définissons les montants que nous apportons aux subventions. Et le droit de regard que nous avons, c’est non seulement sur l’utilisation qui est faite des subventions que nous mettre en place, mais aussi sur la fidélité de chaque fédération au plan d’action que nous avons validé ensemble. Et nous avons défini des priorités de base. Nous avons dit que dans un premier temps, il est nécessaire d’abord à l’étape où nous sommes de vulgariser les disciplines. On a vu dans notre pays qu’à l’époque, il suffisait d’avoir trois associations pour être une fédération. Aujourd’hui, nous disons même si c’est ce qu’on a pu faire par le passé et que l’Etat malheureusement, a accordé les agréments, il faut faire en sorte que toutes les disciplines se déploient dans l’ensemble des douze départements du Bénin. Parce qu’il y a du talent dans nos départements. Il faut prioriser l’organisation régulière des championnats nationaux et ensuite il faut passer à l’étape sous régionale pour ce qui est des compétitions ; et enfin au niveau international pour les fédérations qui auront évidemment les moyens de le faire.

Et donc, nous pouvons considérer que ces réformes que nous avons mises en place, portent pour l’instant, très humblement, des fruits. On le voit. Il y a beaucoup de médailles que nos athlètes et nos équipes ramènent et c’est plutôt encourageant. Nous allons continuer à travailler pour encore de plus belles performances.

Alors monsieur le Ministre on va aborder le volet infrastructurel, le volet phare du programme d’actions du gouvernement avec le projet de construction dans une première phase de 22 stades communaux sur toute l’étendue du territoire. Dites-nous qu’en est-t-il des stades communaux et également parlez-nous en détail de ce qu’on peut espérer au sortir de la réalisation de ce projet puisque le stade de l’amitié par exemple en un chantier depuis ?

 Je voudrais rappeler que la stratégie du gouvernement a consisté en même temps que nous réhabilitant le stade de l’amitié, en même temps que nous réhabilitons les stades de grande taille comme René Pleven et Charles de Gaulle, nous décidons de doter les communes de stades afin de permettre aux populations d’être proche d’infrastructures aux normes internationales. Donc, cette stratégie que nous avons mise en œuvre a défini plusieurs temps. Premier temps, c’est la construction dans 22 communes du Bénin de stade omnisports avec une capacité de 3000 places dont mille places couvertes. Ce projet a été lancé ; un appel d’offres a été conduit et quatre entreprises ont été sélectionnées. Aujourd’hui, les travaux sont en cours. Le taux moyen sur l’ensemble est de 50%. Mais, il y a des lots qui sont bien plus avancés que d’autres. Certains sont au-delà de 70%. Comme vous avez pu le constater, ce qu’il faut retenir c’est que, à terme, ces 22 communes qui sont dans ce que nous appelons la première phase, auront chacune un stade omnisports ; et ensuite nous mettrons en place la deuxième phase qui concerne également un nombre important de communes. A terme, l’objectif est de faire en sorte que chaque commune du Bénin soit dotée d’une infrastructure sportive aux normes.

Le PAG court de 2016 à 2021. Justement cette deuxième phase est-ce qu’on aura également la chance de pouvoir voir sortir de terre ou tout au moins lancer ces infrastructures avant la fin du mandat ?

Oui. Nous avons été clairs. J’ai dit que 1 stade par commune, c’est à terme. Il est évident que nous n’aurions pas pu en cinq ans construire 77 stades. Mais très clairement, aujourd’hui sur les 22 stades, il n’y a aucun doute, ces 22 stades seront terminés et les Béninois pourront les comptabiliser dans ce que nous avons appelé la première phase de la mise en œuvre du PAG. Et la deuxième phase ne souffre d’aucune difficulté. Les ressources ont été mobilisées. Nous attendons simplement d’être à un très bon niveau d’avancement pour les 22 premiers stades avant de nous lancer dans la nouvelle procédure d’appel d’offres devant sélectionner les entreprises qui vont conduire les travaux dans les communes restantes. Je veux donc rassurer l’ensemble de nos concitoyens, ceux qui avaient connaissance que leur commune avait déjà été retenue, puisque nous avons publié la liste des communes qui devaient bénéficier de ce programme, la phase 2 se fera. Nous allons avec le soutien du gouvernement, du Chef de l’Etat, avec la célérité que nous attendons des entreprises, lancer également la deuxième phase. Et l’Etat étant une continuité ; et bien évidemment, nous avons la conviction que ce travail se poursuivra au cours du mandat prochain et que chacun comprendra la pertinence de cette option que le président Talon a faite de doter chaque Commune d’une infrastructure aux normes.

Monsieur le Ministre, on va s’appesantir sur cette question des infrastructures, une question très importante qui traduit le changement du visage du sport chez nous. Il y a notamment la question de la rénovation des stades de l’Amitié et Charles de Gaulle de Porto-Novo.

Oui. C’est important. Vous savez que le stade de l’Amitié est le stade général Mathieu Kérékou qui, malheureusement, a commencé par présenter des signes qui ne nous honoraient pas et nous avons donc mis en route cette réhabilitation. Au terme des travaux, ce stades sera, à la limite, flambant neuf et nous permettra donc d’accueillir comme nous en avons l’habitude les compétitions internationales. Ensuite, il y a le stade Charles de Gaulle qui lui aussi est classé parmi les stades nationaux et qui fait l’objet aujourd’hui d’une rénovation sur deux aspects majeurs. D’abord l’éclairage parce qu’aujourd’hui, les conditions que posent la Caf et la Fifa pour abriter les matchs sur les éliminatoires de la coupe d’Afrique et coupe du monde sont un peu plus corsées. Et cela nous convient parfaitement parce que nous pensons qu’il est temps que l’Afrique fasse des choses dans les normes. Le Bénin étant déjà lancé dans cette façon de faire les choses pour être dans les normes internationales, nous avons intégré Charles de Gaulle dans les travaux à faire. L’éclairage ensuite la question de la pelouse elle-même qui sera revue et les travaux connexes comme les vestiaires et autres afin que Charles de Gaulle aussi soit un stade digne de ce nom. Et enfin René Pleven qui, depuis longtemps, vous le savez, est retombé dans un état de délabrement mais qui, aujourd’hui, continue d’être un des stades sur lesquelles se déroulent les compétitions. Nous avons décidé également de travailler à rénover ce stade pour qu’une fois encore, à terme, la question des infrastructures ne soit plus un frein à l’éclosion des talents qui, une fois encore, sont nombreux dans notre pays.

Lorsqu’on parle d’infrastructure sportive, on a tendance à plus penser au football. Vous avez évoqué les autres sports puisque aujourd’hui, si le sport béninois obtient des résultats ce n’est pas seulement au niveau du football, même si, on se remémore de l’épopée égyptienne, il y a bien sûr les autres sports  dont le tennis. Depuis la mi 2009 il y a un gros projet de construction d’une académie du côté de Avlékété…

 Oui. Et d’ailleurs, il faut saisir l’occasion et préciser que nous avons décidé de mettre fin à cette démarche qui est, par le passé, tendait à tout consacrer au football, même si le football reste un sport majeur. C’est pour ça que les stades que nous construisons, sont des stades omnisports. C’est à la fois un terrain de foot, une piste d’athlétisme, un terrain de handball, un terrain basketball, des terrains de volley par endroits et un espace pour les pratiquants des arts martiaux. C’est ça la démarche du gouvernement. A côté, il y a en vue des constructions de boulodrome parce que nous allons accueillir la coupe du monde de pétanque en 2022. Il y a un regard sur les autres disciplines et c’est dans cette démarche que nous avons ensemble avec la fédération béninoise de tennis conduit une mission pour aller plaider pour que l’académie francophone de tennis se construise dans notre pays. Il fallait que les Etats candidats montrent de l’intérêt. Il fallait monter un dossier convaincant. Il fallait le présenter. Nous l’avons fait ensemble avec la fédération béninoise de tennis. Nous l’avons fait devant l’association des fédérations francophone de tennis ; devant les hauts responsables de Roland Garros ; puisque le projet est d’avoir ici une académie qui est à la fois un centre de formation pour les jeunes, pour les encadreurs techniques, mais aussi un endroit où on aura des terrains de tennis labellisés Roland Garros qui est quand même l’un des labels les plus prestigieux en la matière. Le Bénin a joint l’acte à la parole. Nous avons mis à disposition un domaine de 20 Ha viabilisés à Avlékété sur la route des pêches. Et aujourd’hui, nous sommes en train d’avancer tout doucement sur ce projet qui, lui aussi, permettra à notre pays d’être un des pôles de regroupement de la crème du tennis francophone.

Qu’en est-il des autres académies qui sont prévues ?

 Vous vous souvenez qu’à côté des stades communaux que nous avions prévu de construire et dont 22 sont déjà en cours, nous avons prévu de construire également des académies au niveau des départements. Il était question de construire une académie nationale et onze académies départementales. L’appel d’offres a été lancé et les offres sont en train de rentrer pour le début du mois d’avril. Dans un premier temps, nous avons lancé l’appel d’offres pour la construction de l’académie nationale et de cinq académies régionales ; régionales pour grouper deux par deux l’ensemble des départements et commencer déjà à travailler dans ces académies. Il faut rappeler que ces académies sont considérées comme les pôles d’excellence qui doivent recueillir les meilleurs talents détectés au cours des différentes compétitions, au cours de la mise en œuvre des différents programmes classes sportives et autres sur lesquels aujourd’hui nous sommes bien avancés. Je peux dire ici que, avant la fin du quinquennat, la construction de l’académie nationale et des académies régionales dont des cinq académies régionales sera lancée et pourrait se poursuivre dans le quinquennat suivant.

 Monsieur le ministre, vous l’avez évoqué dans vos propos, le concept des classes sportives. C’est également un concept qui vous est cher. Dans ce même studio, vous êtes venu présenter cet ambitieux projet. Aujourd’hui, quel est l’état des lieux de ce projet ?

 Nous avons mis en route ce projet par lequel nous avons retenu faire en sorte que la détection, la promotion et la formation des talents dans notre pays soit une réalité. Nous avons, comme vous le savez, recruter des encadreurs qui ont été déployés dans les écoles qui ont été choisies comme site devant abriter les classes. Au bout de quelques mois d’expérimentation, nous avons fait une analyse critique de ce projet et nous avons relevé évidemment un certain nombre de difficultés. Ces difficultés sont essentiellement liées d’abord au fait que les sites de regroupements, parfois sont dans un endroit donné et il y a une demande des enfants qui habitent loin de ces endroits-là. Une autre difficulté, c’est la capacité de chacun des encadreurs à être vraiment rigoureux, à déployer le programme de formation en étant présent, assidus au travail et puis la prise en charge sanitaire des enfants ; ainsi de suite. Ce que nous avons fait dans un premier temps, c’est d’abord apporté une réponse administrative à la question du statut des encadreurs. Aujourd’hui, le gouvernement a donné son accord et ceux qui sont recrutés comme encadreurs sont des collaborateurs externes de l’Etat ; et donc ils travaillent en tant que prestataire pour l’Etat et sont reconnus comme tels. Ensuite, nous avons voulu faire en sorte que le paiement soit le plus fluide et le plus transparent possible. Alors, nous avons mis en place un dispositif par lequel les encadreurs sont payés directement par le trésor public à chaque fin du mois de sorte qu’il n’y ait plus de difficultés administratives qui finalement entraînent des retards dans le payement. Ce que nous avons enfin décidé de faire, c’est d’associer le ministère de l’enseignement secondaire qui était co-signataire du décret dès le départ dans le suivi au quotidien de la présence de ces encadreurs. Vous savez que les classes sportives ce sont des classes sportives mais ce sont les classes avant d’être sportives. Et donc, comme ça se passe en milieu scolaire, aujourd’hui le suivi est fait conjointement par le ministère des sports, le ministère de l’enseignement secondaire.

Il y à l’autre volet qui est celui des associations sportives communales sur lequel également nous avons eu quelques résultats encourageants mais sur lequel nous partageons les mêmes difficultés. Cette analyse critique nous a conduit à décider d’une restructuration profonde de ce programme. A terme, au bout de cette restructuration qui est déjà en cours, nous aurons un programme encore plus performant pour le bonheur de nos enfants, pour le bonheur des talents nos communes.

Nous savons que ce projet très important, révélateur des talents, les cibles sont surtout les enfants de 6ème en terminale, alors que nous savons que les talents se détectent à bas âge aussi, Monsieur le Ministre…. Est-ce que ce sera étendu aux écoliers ?

Il faut de savoir qu’il y a une chaîne. À l’étape actuelle ce que nous faisions jusque-là, il y avait de la sixième en terminale ; ce que nous appelons les classes sportives dans les disciplines football, basketball, athlétisme, handball, arts martiaux. A côté, il y avait les associations sportives communales qui étaient réservées à ceux qui ne sont pas dans cette catégorie ; qui ne sont pas dans le milieu scolaire et qui peuvent être ou en dehors du milieu scolaire ou bien déjà plus avancés que 6e en terminale que nous avons définie et qui sont eux au sein des associations sportives communales répartis en deux groupes. Le grand groupe des plus de 20 ans et le grand groupe des moins de 20 ans. Quand nous avons fait l’expérimentation, nous avons constaté que parfois dans ce qui s’appelle les associations sportives communales, c’est encore les enfants scolarisés qui s’y retrouvent et dans ce qui s’appelle les classes sportives il n’y a que les enfants de 6ème en terminale et parfois dans une discipline on retrouve des enfants qui sont de plusieurs catégories d’âge et donc la restructuration que nous sommes en train de conduire nous amènera à un modèle plus intelligent, plus performant où, à terme partout où il y a des enfants qui expriment le besoin d’y aller, il y aura une classe sportive, il y aura un encadreur dédié et les meilleurs enfants issus des différentes classes sportives se retrouveront dans un creuset qui sera le creuset communal. Et ce creuset communal sera ouvert aux extra-scolaires qui font montre d’un certain talent et qui pourront donc intégrer le programme.

C’est une restructuration qui est en cours aujourd’hui et dont je viendrai vous parlez dans les détails. Puisque nous voulons redémarrer le nouveau format à la suite de celui qui est en place aujourd’hui avec des objectifs assez précis. Nous voulons pouvoir dérouler ce format, atteindre les niveaux de performance que nous nous sommes fixés et nous assurer qu’il fonctionne bien ayant tiré leçon de tout ce qui n’a pas fonctionné jusque-là.

Cerise  sur le gâteau par rapport à ce projet et finalement visionner des classes sportives que vous avez eue vous avez obtenu la signature de la convention avec la Fifa ; une première…

C’est une première. Et très humblement, c’est quelque chose dont tous les Béninois peuvent être fiers. Nous sommes le premier Etat au monde avec qui la Fifa signent une convention. Vous savez que la Fifa dans son fonctionnement travaille avec les fédérations et n’a pas pris l’habitude de travailler les gouvernements. Vous avez vous même vu le président de la Fifa Gianni Infantino conduit une délégation ici et nous étions au cabinet du Président de la République et que sous le regard du Président Patrice Talon, nous avons signé donc cette convention sur le sport à l’école. Il faut restituer aux Béninois l’historique de cette convention. En réalité la Fifa a décidé d’investir dans la promotion des talents à la base. La Fifa a décidé d’investir dans la détection des talents en milieu scolaire.

Et lorsque la Fifa a commencé ce projet le Bénin qui avait déjà eu la bonne inspiration, le génie de lancer une initiative qui s’appelait classe sportive, a été regardé tout de suite et nous avons présenté notre modèle à la Fifa. La Fifa a trouvé que ce modèle était tout à fait cohérent et a dit qu’il serait bien qu’on s’inspire du Bénin comme pays pilote ; puisque le Bénin a déjà eu l’initiative. Et c’est pour ça qu’en récompense de cette vision du Président de la République et de son gouvernement, le Président de la Fifa a décidé de venir ici signer cette convention pour montrer au monde entier que dans un pays d’Afrique qui s’appelle le Bénin, un président la République et son gouvernement ont décidé de faire ce que la Fifa aussi a décidé de faire. C’est pour cette raison que nous avons signé cette première convention Aujourd’hui, la bonne nouvelle c’est que la Fifa nous accompagne pour l’organisation des compétitions ; la Fifa nous accompagne dans la formation des encadreurs ; la Fifa nous accompagne un peu aussi sur la dotation des équipements. Elle envisage d’organiser désormais une compétition inter-Nation, inter-pays pour les classes sportives. Bientôt on aura l’équivalent d’une coupe d’Afrique scolaire et bien évidemment le Bénin sera en première ligne sur cette compétition.

Les Ecureuils font mal. Mais, il y a aussi bien d’autres pans de notre sport qui, aujourd’hui, font la fierté du Bénin ?

Un brin de fierté : oui. Mais vous savez que nous sommes une équipe de compétiteurs. Le Président de la République est un compétiteur né, il l’a dit et nous aussi nous sommes ou des compétiteurs nés ou des compétiteurs révélés. Nous nous sommes découverts pour certains d’entre nous, cette envie de gagner encore plus en travaillant aux côtés du Chef de l’Etat. Et c’est pour cela que ses premières performances et premiers succès nous donnent une seule envie, c’est continuer. Parce que, nous pensons que nous pouvons encore faire mieux. Nous pensons que le Bénin peut encore vivre des émotions plus fortes, plus belles, que celles que nous avons vécues lors de l’exploit à la dernière coupe d’Afrique des Nations.

Le foot est allé en quarts de finale, la pétanque est vice-champion du monde, Océane a décroché sa médaille d’or, Noélie et Odile se portent bien, etc… Mais, tout ça, c’est pour nous le début d’une belle aventure. Nous allons continuer à travailler avec le soutien de tous les acteurs, les fédérations, le secteur privé et pour que encore et encore le Bénin puisse vivre des moments aussi heureux. Et une fois encore, je veux dire au Béninois  des 77 communes que je les remercie pour le soutien qu’ils nous ont apporté pendant cette belle aventure nous allons continuer à le faire pour le bonheur de nous tous.

Monsieur le Ministre, vous l’avez-vous même décliné, le sport béninois un thème de prouesse, se conjugue au féminin. Vous avez cité Noélie Yarigo, Odile Ahouanwanou, Océane Ganiero, Allassane Benti,  on a une longue liste. Ça veut dire que de plus en plus du sport se conjugue au féminin chez nous. Et vous avez une vision précise et des actions précises dans ce sens…

Oui. Le sport se conjugue très bien au féminin. Vous savez qu’au handball, nos dames ont été championnes du challenge trophy.  Je vais continuer à en citer d’autres. Au basketball, elles se portent de mieux en mieux, ainsi de suite. Ce qu’il faut retenir, c’est que pour nous ce qu’un homme fait une femme est capable de le faire et même peut-être de le faire mieux. Vous n’oubliez pas que le Bénin, c’est le pays des amazones. Nous croyons que les femmes sont toutes aussi capables de prouesses. Et c’est pour cette raison que dans les différentes disciplines nous n’hésitons pas à impulser la même énergie, le même accompagnement et que même dans les disciplines les plus improbables où on peut croire que le succès des femmes peut être plus difficile, nous n’hésiterons pas. Récemment, vous avez vu que la Fifa également sur ce plan, pour parler du football, nous a accompagné. Nous avons signé finalement la  convention sur la promotion du football féminin au Bénin. Aujourd’hui dans les programmes qui sont déroulés au niveau des classes sportives, les classes d’athlétisme, de handball et de basket sont majoritairement occupées par des filles. Et dans les différents championnats que nous entendons renforcer encore, vous voyez que les femmes sont présentes. Et je veux dire avec fierté que ce que nous faisons aujourd’hui au niveau du sport d’élite avec les quelques champions que nous avons citées, le Chef de l’Etat lui-même veille au grain pour que en toute humilité, nous puissions ne pas nous contenter de ces quelques succès. Mais continuer à travailler pour révéler d’autres talents qui sont dans nos différentes communes. Même au cyclisme, nous avons découvert récemment des jeunes filles dans une des communes du Bénin qui pédalent très bien et nous pensons que si on leur donne la chance de s’exprimer, elles n’hésiteront pas à le faire.

 Monsieur le ministre, tout à l’heure en évoquant les résultats pour l’historique qualification des Ecureuils à la dernière Can, vous avez montré votre euphorie, votre satisfaction. Le football a permis à tout un peuple de vibrer de joie. Mais c’est après quand même un événement majeur, une victoire remportée par le régime actuellement au pouvoir. Parce que nous savons que cette maison était entre temps très divisée. Vous avez pu sous votre autorité sur tout le leadership du Président Patrice Talon dépasser ces guéguerres au sein de la maison football. Qu’est ce qui a fait aujourd’hui pour maintenir cet équilibre-là, c’est stabilité que nous avons ?

 D’abord, je veux saisir l’occasion pour renouveler mes remerciements à tous les acteurs. C’est aussi grâce à leur implication que nous avons réussi à le faire. Je veux remercier le comité olympique qui est à nos côtés de jour comme de nuit. Et dire que comme je l’avais annoncé la crise dans les fédérations au Bénin notamment dans la fédération Béninoise de foot sont définitivement conjuguées au passé. Je crois qu’il n’y aura plus jamais de crise. Ce que nous mettons en place pour éviter que cela n’arrive c’est des règles de gestion. Faire en sorte que chacun sache ce qu’il a à faire et en la matière je veux tirer vraiment un satisfécit à l’équipe actuelle, le comité exécutif de la fédération béninoise de football qui, aujourd’hui collabore avec le gouvernement dans une démarche de transparence et de rigueur dans la gestion aussi bien des ressources que de la discipline pour laquelle ils ont été agréés par l’état c’est-à-dire le football. Disons qu’il n’y a pas de secret absolu. Il y a des méthodes. Il y a à faire les choses avec sérieux. Il y a à faire les choses avec humilité. Il y a aussi à faire en sorte que de façon objective on réussisse à concilier les positions et agir dans l’intérêt des sportifs. Ce que moi j’ai dit aux acteurs, c’est qu’on ne peut pas continuer à se battre pour contrôler une fédération alors que la discipline ne marche pas. La compétition, l’envie de diriger une organisation, c’est inhérent à la vie en société. Mais on ne peut pas diriger une fédération qui elle-même organise une discipline qui n’enregistre aucun succès. C’est pour ça qu’aujourd’hui, j’ai dit à l’ensemble des responsables des fédérations que le plus important, c’est que la discipline fonctionne ; qu’elle soit pratiquée partout ; qu’on ait des compétences ; qu’on ait des talents ; qu’on ait des performances et qu’on ait des médailles et que, à la suite de ça, nous puissions dire qui va diriger nos fédérations. Enfin, nous avons fait un travail. Vous savez, une des difficultés dans les fédérations c’est lorsque on ne stabilise par les tests et une des réformes que nous avons induites, c’est que désormais, il n’est plus possible de tripatouiller les tests à quelques jours d’une assemblée générale pour maintenir tel ou tel au pouvoir. Les choses sont très claires. Les mandats sont connus. Les tests sont standardisés et on sait très bien dans quelles conditions organiser les assemblées générales pour renouveler les différents comités exécutifs.

Je souligne sincèrement que vous êtes très ouvert et très à l’écoute justement des acteurs de votre domaine. Vous avez cités tout à l’heure les performances, les médailles, les trophées remportés. Mais, ces champions que nous avons aujourd’hui, quel plan est mis en place pour les accompagner ?

Je voudrais rappeler que nous avons mis en place ce qui, à notre avis, est quand même une assez bonne initiative, le gala des champions. C’est cet événement par lequel chaque année nous célébrons les différents sportifs, les différentes équipes qui ont fait les meilleures performances au cours de la saison sportive écoulée. Vous savez qu’au-delà de la petite distinction que représente le trophée, il y a parfois et bien souvent d’ailleurs un accompagnement financier que nous donnons à chaque athlète. Et l’effet, nous l’avons vu. Il a été immédiat. Dès que nous avons mis en place cette initiative, c’est 85 médailles pour 19 fédérations au total. Et depuis que cette initiative est en place, chaque année, le nombre de médailles augmente. Puisque désormais, en courant, en compétissant, chaque athlète béninois résidant ou de la diaspora, c’est que s’il a une médaille d’or, ça correspond à une distinction un montant donné. S’il a une médaille d’argent ça correspond à un montant donné ainsi de suite. Et donc aujourd’hui, nous voyons l’intérêt, l’engouement que suscite ce programme mis en place dans la motivation de nos sportifs et nous allons continuer à le faire pour qu’une fois encore, notre pays puisse prendre le contrôle du continent, prendre le contrôle de toutes les disciplines d’ici quelques années.

Monsieur le ministre, on va commencer petit appétit l’atterrissage par rapport à cette émission et on va parler bien sûr des perspectives. En principe, on devrait sortir de la double confrontation Bénin-Lesotho. Le bénin a, on va le décrire ainsi, bien amorcé les éliminatoires de la Can 2021. Dites-nous comment vous entrevoyez la suite de cette campagne ?

La crise sanitaire traverse le monde a conduit malheureusement à un report de cette échéance majeure qui est donc la double confrontation Bénin-Lésotho. Mais, je veux rassurer chacun de nous. Le Bénin reste concentrer. J’ai dit que ce qui s’est passé à la Can 2019, c’est le début de l’aventure. Je n’ai pas dit que c’était une parenthèse et donc nous avons conscience de ce que oui, on a vécu un exploit, mais il faut garder la tête froide, rester humble et continuer à travailler. Le prochain challenge, c’est une qualification pour la prochaine d’Afrique des Nations. Quand nous sortirons de cela évidemment, moi j’ai l’intention de jouer à fond les chances du Bénin pour la qualification pour la coupe du monde. Ça, c’est pour ce qui est du football. Pour les autres disciplines, nous avons en perspective la coupe du monde de pétanque 2022. Vous savez que le Bénin a fait acte de candidature et que nous sommes aussi vice-champions du monde de pétanque. Nous travaillons à organiser cela convenablement. Dans le chapitre des réformes, il y a la question des sociétés sportives que j’ai annoncé tout à l’heure. Le gouvernement va prendre le décret qui institue les sociétés sportives et à partir de ce moment-là, plus aucune association, aucun club n’appartiendra à un individu en tant que personne physique. Il faudrait être personne morale pour être propriétaire d’un club, d’une association sportive, dans l’ensemble des fédérations. Et donc, plus aucun sportif, aucun encadreur ne sera lié à un club sans que nous n’ayons copie du contrat et que nous ne suscitions en faveur de ces différents sportifs ou encadreurs la souscription par les propriétaires des clubs d’une assurance et éventuellement nous travaillons à garantir à chacun une retraite. Autre perspective que je voudrais partager avec vous, c’est l’intensification de la campagne en faveur de la pratique du sport pour tous. Nous espérons avant décembre 2020 arriver à ce que, dans les cinq cent quarante-six arrondissements du Bénin, dans les 77 communes, dans les douze départements, tout le monde pratique du sport pour son bien-être. Et enfin la restructuration du programme des classes et associations sportives qui, une fois encore, donnera lieu à un meilleur programme. Un programme plus performant, un programme plus proche de nos jeunes enfants, de nos jeunes talents, un programme plus intéressant pour l’avenir sportif de notre pays.

Parlons toujours des perspectives, il y a un point important qui vous tient à que c’est cette question de la mise en place d’unités de production de contenus sportifs…

Oui. C’est un point majeur. Nous avons décidé que pour valoriser davantage tout ce qui est fait dans notre pays, nous allions doter notre pays d’une unité de production de contenus sportifs aux normes internationales. Je veux, ici, saluer l’effort de la presse sportive, des différents médias, des différentes radios et télés, et autres canaux digitaux, qui essayent, malgré les difficultés, d’aller sur les stades, de valoriser le sport béninois, de valoriser nos athlètes, tous les efforts qui sont faits. Nous avons pensé qu’il serait important pour notre pays de se doter de cette unité de production professionnelle dédiée exclusivement à la valorisation du sport béninois.  C’est l’un des chantiers sur lesquels nous sommes en ce moment et qui, avancent très bien.

Monsieur le Ministre, il y a beaucoup de chantiers engagés réussi et puis d’autres qui sont toujours en cours dans le domaine des sports au Bénin. Et justement, le Chef de l’état dans son dernier message sur l’état de la nation devant les parlementaires a évoqué quand-même le sport comme un élément de fierté. Ce qu’on n’a jamais vu pratiquement depuis 1960. C’est à votre actif monsieur le ministre.

Je vous remercie. C’est vrai que j’étais dans la salle. J’ai accompagné le Chef de l’Etat ce jour-là à l’Assemblée Nationale pour son discours sur l’état de la Nation. C’était en décembre 2019. Et c’est vrai que j’ai vécu avec beaucoup d’émotion le moment où il a dit que si on peut être satisfait de ce qui est fait dans l’ensemble des secteurs, le secteur qui a fait notre fierté au-delà de tout, a été le sport à travers les performances de notre équipe nationale pendant la Can. Vous savez, je suis heureux pas pour moi. Dans ce que nous faisons nos personnes n’existent pas. Ce qui compte, c’est ce que nous apportons à notre pays. J’ai été heureux pour tous les sportifs qui, depuis 1960 et même avant, se sont sacrifiés ; pour tous ceux qui, anciennes gloires, anciens dirigeants, anciens sportifs, se sont battus pour que le Bénin est un rayonnement sportif. Et enfin, pour tous les jeunes d’aujourd’hui qui se battent, c’est une grande reconnaissance que le Président la République, qu’un Chef d’Etat du Bénin, pendant son discours, évoque le sport comme l’élément qui a fait la fierté du pays. Ça donne simplement envie de continuer à travailler en toute humilité pour mériter encore des renaissances plus importantes.

Alors, monsieur le ministre, on va dire votre mot de la fin. Quel message fort vous avez envie de passer à vos compatriotes qui vous suivent au terme de ces 4 ans d’exercice du pouvoir d’Etat ?

J’ai trois messages. Le premier s’adresse à tous les Béninois de façon globale.  Je veux les remercier du fond du cœur pour le soutien dont nous avons bénéficié ; les invités à continuer par nous accompagner et les invités enfin à se joindre à nous en pratiquant eux-mêmes, pour le bien-être, du sport, pour ceux qui ne veulent pas faire de la compétition.

Le deuxième message s’adresse particulièrement aux Béninois de la diaspora. Je me souviens qu’en octobre 2017, j’avais accompagné le Chef de l’Etat dans une rencontre avec la diaspora. Et au cours de cette rencontre, je disais que je ferai en sorte avec le soutien du Président la République que d’ici quelques mois, on n’indique plus le Bénin par rapport à un de ses voisins. Qu’on ne dise plus le Bénin, c’est le pays à côté de tel autre pays. Mais que l’on nous indique à partir des performances de nos équipes. Je suis heureux qu’aujourd’hui, on reconnaisse le Bénin à travers les performances de ses équipes, à travers les performances de ses athlètes et nous allons continuer par travailler pour que nos compatriotes de la diaspora comme ceux d’ici soient encore plus fiers. Enfin, je veux, de façon globale, remercier chacun de vous, une fois encore, mes amis de la presse sportive qui, eux aussi font beaucoup et je veux vraiment les saluer, remercier tous nos concitoyens, remercier tous les acteurs, les responsables du mouvement sportif et dire que nous sommes une équipe de compétiteurs et quand un compétiteur à une première victoire, il ne s’arrête pas là. Nous avons l’appétit plus grand.  Nous allons continuer humblement  à travailler pour des victoires encore plus belles. Merci à vous.

Transcription: Anselme HOUENOUKPO

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