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Le triomphe de la vérité

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Le ministre Orounla à propos de la réunion des Présidents d’institutions sur les communales 2020: « Le scrutin du 17 mai se tiendra avec toutes les précautions »


La question du report ou non des élections communales du 17 mai 2020 a été au cœur  d’une séance de discussions entre les présidents des institutions de la République, ce mercredi 8 avril 2020. Il ressort des conclusions des échanges que le maintien de la date du 17 mai, est souhaité avec la prise des dispositions sanitaires pour protéger les populations. Pour le ministre de la communication porte-parole du gouvernement, cette option de maintien de la date des élections se justifie par le fait que le Bénin est face à un impératif du respect des délais constitutionnels.

Les élections communales de 2020 tiendront-elles à la date du 17 mai 2020? Pour le moment, la réponse est affirmative, malgré la menace de la pandémie du Coronavirus. Selon les conclusions de la séance de concertation des présidents des institutions, la question a été débattue mercredi dernier et ils ont opté pour le maintien de la date du 17 mai 2020. « Il ressort de cette réunion que le scrutin est maintenu pour le 17  mai prochain », a confirmé le ministre Alain Orounla. Toutefois, ces élections ne seront pas organisées dans les conditions habituelles. Des mesures seront prises pour protéger les électeurs de la maladie; ce qui va forcément impacter sur la campagne et même le déroulement du vote. Des questions pour lesquelles le ministre porte-parole du gouvernement n’a pas manqué d’éclairer l’opinion publique dans un entretien avec la presse dans la journée du jeudi 9 avril 2020. « Nous avons un impératif constitutionnel d’organisation des élections à bonne date. Le péril (pandémie du Covid 19) aujourd’hui n’est pas jugé irréversible,  ni  irrémédiable pour qu’on envisage de reporter les élections », a justifié le ministre qui pense que « la décision des présidents d’institution tient compte également des diligences accomplies  par la Cena en vue du respect du calendrier électoral ». Alain Orounla donne l’assurance du gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour la tenue du scrutin communal  à bonne date. « Le maintien sera accompagné de mesures sanitaires de préservation de la santé des populations », a-t-il précisé. Selon ses explications, le gouvernement et les institutions de la République continuent les réflexions pour une possibilité d’une campagne à travers les médias. « Le scrutin devrait tenir le 17 mai  mais avec toutes les précautions », rassure le ministre Alain Orounla. Il est important de rappeler que pour les élections communales et municipales de 2020, cinq formations politiques ont été retenues par la Commission électorale nationale autonome (Céna).  Il s’agit des partis     Union progressiste (Up);  Bloc républicain (Br); Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe); Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) et le   Parti du renouveau démocratique (Prd).

Voici l’intégralité des propos du ministre Orounla

«Le gouvernement ne s’est pas prononcé officiellement sur le maintien ou non de la date du 17 mai 2020. Je ne vous cacherai pas qu’à l’initiative du Président de la République, une réunion à laquelle j’ai participé s’est déroulée hier avec les présidents des institutions constitutionnelles de notre pays (les Présidents de la cour suprême de la cour constitutionnelle, de la haute autorité de l’audiovisuel de la communication, président  de la Cena et certains commissaires de la Cena) pour faire le point des diligences qui ont été  accomplies par la Cena jusqu’à ce jour ; une Cena qui travaille aux maintien du calendrier électoral pour se conformer à l’impératif constitutionnel d’une organisation de nos élections à bonne date. Et après avoir salué le gouvernement pour les mesures qui ont été prises pour limiter le risque de propagation du covid-19 sur nos compatriotes, les participants à cette réunion, je veux parler des présidents des institutions ont estimé que rien n’était de nature à mettre en péril les populations pour le cas où le scrutin serait maintenu à cette date. La décision est en cours de préparation. C’est à la Cena qu’il revient, après consultation bien évidemment des partis politiques, après avoir recueilli les observations des partis politiques qui veulent prendre part au scrutin du 17 mai d’officialiser le maintien de la date du 17 mai. Donc, il ne s’agit pas encore d’une décision. Il ne s’agit pas d’une officialisation d’une décision de ne pas maintenir. Il s’agit des travaux préparatoires pour lesquels les présidents des institutions se sont mis d’accord pour demander au gouvernement de maintenir la date. Donc ce n’est pas un processus dont le gouvernement a la maîtrise. Le gouvernement et son chef ont  déjà joué leur partition. C’est de convoquer le corps électoral pour le 17 mai. Ce qu’il faut noter, c’est que la terre continue de tourner. Ce n’est pas parce que la rentrée scolaire et universitaire a été repoussée à un mois ; et là encore le gouvernement est soucieux de maintenir les examens ; le gouvernement est soucieux de ne pas rendre vains les efforts des apprenants. Le gouvernement prend des dispositions pour que dans tous les cas de figure, et le cas de figure que nous souhaitons, c’est que dans ce délai, nous ayons une maîtrise de la pandémie sur le plan mondial comme sur le plan national et que nous retournions à la vie normale. Mais on ne peut pas ne pas comprendre que le gouvernement ne veuille pas sacrifier les apprenants et donc tout mettre en œuvre pour qu’ils aient une année scolaire complète et qu’ils puissent passer leurs examens. Cet impératif auquel le gouvernement se conforme est plus accentué dans le cas des élections municipales puisque nous avons un impératif constitutionnel d’organisation d’élections à bonne date dans une bonne période. Le péril aujourd’hui n’est pas jugé irréversible, n’est pas jugé irrémédiable, puisqu’il y a des mots d’espoir, pour qu’on envisage tout de suite de reporter les élections surtout que le maintien sera accompagné de mesures sanitaires, de mesures de préservation de la santé de nos populations, surtout qu’on a tenu compte de cette pandémie puisque c’était l’objet de la réunion pour par exemple, substituer une campagne (parce que c’est une phase importante de l’élection, du scrutin) par voie de médias plutôt  que les campagnes de terrain dont nous avons l’habitude quand bien même il s’agirait d’élections de proximité. Et je rajouterais pour terminer que ce n’est pas normal que l’on s’émeuve de tout ou de rien. Il y a la pandémie. Le gouvernement a pris des dispositions pour que cette pandémie soit jugulée ou en tout cas qu’elle ne rayonne pas dans notre pays et on le fait avec le plus de succès que d’insuccès. Il y a d’autres pays dans le monde où cette pandémie fait beaucoup de ravages et qui maintiennent quand même le cap de leur élection. C’est ce qui se passe par exemple aux Etats Unis. Donc, il y a le choix de ceux qui parce qu’il y a eu des incidents et ça c’est le cas de la France où, il y a une polémique où on estime que le jour du vote du premier tour des élections municipales, il y avait eu beaucoup de contagion (c’était à une période où l’alerte n’était pas rentrée dans toutes les têtes. Mais malgré la déferlante de cette propagation, il y a d’autres pays qui maintiennent leurs élections. Et notre pays, librement gouverné, estime qu’il n’y a pas un tel péril qu’il faille renoncer au calendrier imposé par notre  constitution et des accords auxquels nous sommes partis. Donc, le scrutin pourrait se tenir le 17 mai avec toutes les précautions pour se conformer aux prescriptions du gouvernement qui a pris les mesures les plus adaptées pour préserver la santé de nos compatriotes. S’il s’avère difficiles ou périlleux de maintenir cette date et d’organiser les élections parce que la situation a évolué dans un mauvais sens, à l’impossible nul n’est tenu. Mais pour l’instant ce péril n’est pas encore jugé suffisamment grave pour arrêter le cap du 17 mai. Et nous travaillons également dans l’esprit d’optimisme comme je le dis empreint de réalisme que les signaux que nous avons actuellement font espérer que cette pandémie sera de plus en plus cernée, maîtrisée et jugulée. Donc le gouvernement ne peut pas être dans une logique pessimiste. Le gouvernement est évidemment dans une logique d’optimisme qui résulte de l’efficacité, en tout cas, des résultats observés depuis les mesures que nous avons adoptées. On dit comparaison n’est pas raison, mais vous auriez observé que dans notre pays, grâce aux résultats des mises en place, les choses sont plutôt maîtrisées, les risques sont contenues, limitées et que les cas que nous enregistrons démontrent très clairement qu’ils proviennent de la non observation rigoureuse des mesures de sécurité prescrites recommandées. Donc si nous continuons la sensibilisation, si de plus en plus de Béninois,  parce que dans notre immense majorité, si nous observons d’avantage ces mesures on peut espérer que l’environnement et le moment seront propices et permettront que nous allions voter en observant les règles de distanciation sociale et le reste : les gestes hygiéniques, les gestes barrières. Donc personne ne mourra. Et le gouvernement n’occulte pas les impératifs de sécurité et de santé publique. Mais le gouvernement tient compte de ce que nous n’allons pas, alors que de bonnes mesures ont été prises, arrêter le Bénin qui continue d’être gouverné, et dont le gouvernement continue, c’est vrai dans rythme un peu plus ralenti certes, à veiller au bien être des Béninois et qui veille au calendrier scolaire et qui veille également au calendrier électoral.»

Yannick SOMALON

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