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Le triomphe de la vérité

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Angelo Ahouandjinou, membre de l’Union Progressiste, invité de « Sous l’arbre à Palabre » à l’Evènement Précis: « On ne peut pas laisser Talon partir en 2021»


Angelo Ahouandjinou

Directeur de l’administration et du patrimoine de l’Office de gestion des stades du Bénin et candidat aux prochaines communales sur la liste Union progressiste (UP) dans l’arrondissement de Godomey, Angelo Ahouandjinou était l’invité de la rubrique Sous l’arbre à palabre au siège de l’Evénement Précis le mardi 31 mars dernier. A bâton rompu avec les journalistes de la rédaction, il a abordé les questions liées au fonctionnement du parti Union Progressiste dont il est membre fondateur, du bilan des quatre années de gouvernance du président Talon, des nombreux défis relevés dans le domaine des sports, culture et tourisme. Artisan de l’avènement au pouvoir du président Patrice Talon, Angelo Ahouandjinou avoue que le Chef de l’Etat est le meilleur président de la République que le Bénin ait jamais connue depuis l’indépendance. Appréciant d’ailleurs les 4 ans de gouvernance du Président Patrice Talon, Angelo Ahouandjinou a d’abord exprimé sa fierté d’avoir milité pour porter l’homme à la tête du pays en 2016. Selon lui, pendant 4 ans, le président Talon a réussi à opérer de grands changements dans tous les secteurs. Raison de plus qu’il sera difficile pour les admirateurs de Patrice Talon, comme lui, de laisser l’homme partir à la fin de son premier quinquennat, estime l’invité de Sous l’arbre à palabre. Candidat aux prochaines communales sur la liste Union progressiste (UP) dans l’arrondissement de Godomey, Angelo Ahouandjinou affirme que son parti Union Progressiste se prépare sérieusement pour confirmer sa suprématie sur l’échiquier politique et plus particulièrement dans l’arrondissement de Godomey lors des communales prochaines.

Et si on en parlait

M. Ahouandjinou, en tant que membre fondateur de l’Union Progressiste, dites-nous comment le parti se prépare pour les prochaines élections communales à Abomey-Calavi.

Comme vous venez de le dire, je suis effectivement membre fondateur de l’Union Progressiste (UP). Et je suis dans ce parti en tant que porte-parole de tout ce qui est mouvement des jeunes qui s’était constitué en coordination pour porter au pouvoir le Président Patrice Talon. Ces jeunes sont dans des structures appelées comité de coordination communale (Ccc) et comité de coordination d’arrondissement (Cca). Il s’agit de tous ceux-là qui étaient réunis au niveau de la 6ème circonscription électorale. C’est-à-dire ceux des communes d’Abomey-Calavi, de Sô Ava et de Zè. J’ai été leur porte-parole pour présenter notre déclaration d’adhésion au parti Union Progressiste dans la 6ème circonscription électorale. Et aujourd’hui, toutes ces émulations sont parties et nous sommes tous membres de l’Union Progressiste. C’est en cela que nous disons que nous sommes membres fondateurs de l’Union Progressiste. Et ce parti aujourd’hui, se prépare sérieusement pour asseoir sa suprématie sur l’échiquier national au Bénin. Parce qu’à l’issue des législatives de 2019, c’est notre parti qui a eu le plus grand nombre de députés, soit le premier parti politique aujourd’hui au Bénin. Cela nous amène à nous organiser pour confirmer à travers les prochaines élections communales de mai 2020 que nous sommes réellement les premières forces politiques du Bénin.

Tout comme votre parti, il y a aussi le Bloc Républicain, un parti proche du gouvernement. Alors, comment comptez-vous vaincre les têtes de ponts de ce parti qui s’alignent pour ces élections communales dans la commune d’Abomey Calavi?
Ce sera un match très amical. Et nous sommes sûrs de gagner parce que nous nous organisons très bien. Quand je prends la liste UP dans la commune d’Abomey-Calavi qui compte 9 circonscriptions électorales, chaque arrondissement étant considéré comme une circonscription électorale, nous avons à Calavi Centre le maire Georges Bada qui conduit la liste. L’actuel maire est membre fondateur de l’Union Progressiste et est membre du bureau politique national de l’Union Progressiste. Le CA de Calavi centre est le 2ème sur la liste, ainsi de suite. Moi-même, je suis en 3ème position sur la liste de l’arrondissement de Godomey, le plus grand arrondissement du Bénin. Godomey seul donne sur les 49 conseillers communaux d’Abomey-Calavi, 19. Cette liste de Godomey est conduite par le 2ème adjoint au maire de Calavi, M. Julien Honfo, secondé par le CA de Godomey, Mr Léon Kpobli. Cette liste est composée par des gens habitués à la chose politique et qui maitrisent ces différents arrondissements. La liste est ainsi conçue, parce que nous avons pour objectif de dépasser les 40%. Puisqu’aujourd’hui, la formation politique qui réunit les 40% à la majorité absolue des sièges de cet arrondissement. Et la majorité de Godomey fait 9+1=10. C’est après cela que nous allons nous asseoir avec les autres et partager ce qui reste et encore attendre plus.

Mais est-ce que vous connaissez vos challengers du BR, Fcbe, Udbn?
Nous les connaissons. Aujourd’hui, parmi les forces en présence dans ma circonscription, on a l’UP et le BR. Et moi je connais ceux qui sont là. Ce sont ceux qui étaient avec nous et qui voyant venir cette situation qui allait peut-être les amener à ne pas se retrouver sur notre liste, qui sont partis de l’autre côté pour pouvoir se tailler une place. S’ils étaient encore avec nous à l’Union Progressiste, ils ne pourront pas avoir ce positionnement parce que nous savons et nous connaissons de quoi chacun est capable.
Ils ont compris qu’à l’Union Progressiste, il y a assez de leaders et que s’ils attendaient la confection de la liste de l’Union Progressiste, ils ne pourront pas avoir de place. Nous n’avons pas peur. Nous sommes conscients de l’enjeu de ce que nous voulons faire, car nous connaissons les têtes de liste des autres côtés. A l’union progressiste, la jeunesse à une place de choix. Et c’est cela la force de l’Union Progressiste. Ce sont des sachant, de vrais leaders. Ceux-là qui maitrisent leurs fiefs qui se mettent ensemble.

Dites-nous quelle est la place accordée aujourd’hui aux jeunes dans l’Union Progressiste…
La jeunesse comme nous avons l’habitude de le dire est le fer de lance de façon générale et en particulier de l’Union Progressiste. A l’assemblée nationale aujourd’hui, les deux plus jeunes députés sont de l’Union Progressiste. C’est pour vous dire qu’il y a une place grandement accordée aux jeunes au niveau de l’Union Progressiste.

Comment les jeunes s’organisent-ils sur le terrain?
C’est ce que je m’en vais vous expliquer. Quand vous prenez la liste de l’Union Progressiste, elle est constituée dans la grande majorité de jeunes. J’en fais partie. Je prends seulement la circonscription de Godomey où, mis à part le 2ème adjoint au maire, Julien Honfo, qui est un peu plus âgé, celui qui le suit, Léon Kpobli est dans la quarantaine. Celui qui vient après moi est dans la quarantaine. Après lui, C’est Fagbemi qui n’a pas encore non plus 40ans. La jeune dame Christelle Dan qui nous suit est dans la trentaine. Celui qui vient après elle, c’est pareil. Donc quand vous prenez cette liste, elle est constituée en grande partie des jeunes.
C’est ainsi fait parce qu’au niveau de l’Union Progressiste, nous avons ce qu’on appelle la ligue de la jeunesse. C’est un creuset dans lequel se trouvent des jeunes qui réfléchissent à l’enracinement des idéaux de ce parti, surtout par rapport au militantisme. Parce qu’avec le système partisan, c’est le militantisme qui constitue le terreau dans lequel le parti pourra se développer.

Si on vous demandait d’apprécier la gouvernance du Président Talon depuis 2016, que diriez-vous?
C’est avec fierté que je répondrai à cette question puisque je fais partie des précurseurs du nouveau départ. Si aujourd’hui Patrice Talon échoue, c’est nous qui échouons. Heureusement qu’il n’a pas échoué. Nous sommes fiers de tout ce qui se passe. Quand nous prenons secteur par secteur, aujourd’hui le pays change. Tout change. Patrice Talon je dirai simplement qu’il est une chance pour le Bénin, et le Bénin une chance pour lui. Aujourd’hui quand je prends le secteur de l’éducation sur les deux dernières années, vous constatez avec moi que les grèves intempestives sont rangées. Et ce n’est pas parce qu’il a imprimé la dictature, mais parce qu’il a pris en compte les problèmes de ce secteur. Il a réglé ces problèmes et a mis les enseignants en confiance. Il a commencé par instaurer au sein du système éducatif la qualité pour qu’apprenants, enseignants et parents, tout le monde puisse être à l’aise. C’est un jeu des acteurs où chacun joue son rôle, le système se porte très bien. Les examens se tiennent à bonne date et les résultats aussi sont là et reflètent l’effort fourni par chacun des acteurs. Je vais du côté de la santé. Là, il a demandé à ceux qui veulent rester dans le secteur privé de choisir et ceux qui veulent le public n’ont qu’à rester et chacun a opéré son choix. Après cela, tout ce qu’il y avait comme problème dans ce secteur a été pris en compte. Les heures supplémentaires sont désormais payées et une nouvelle conscience professionnelle est née. L’amour pour le travail bien fait a pris corps au niveau de ce secteur, au point où les citoyens qui fuyaient les centres de santé publics ont commencé par affluer vers là-bas. C’est la même chose au niveau du secteur éducatif où beaucoup de parents enlèvent leurs enfants du privé vers le public. J’étais à un entretien avec certaines autorités au sommet et puis, des échanges, il ressort que les écoles privées vont commencer par se fermer d’elles –mêmes, simplement parce que la qualité et le sérieux ont commencé par se faire observer au niveau du public où le coût est moindre alors que le coût au niveau du privé, est élevé et dépasse la bourse du simple Béninois. Je prends le secteur des routes. Nous disions il y a peu que la route du développement passe par le développement de la route. Aujourd’hui, cela entraine une transformation au niveau du pays et ça donne une assurance. J’ai entendu des bonnes dames, des paysans, jubilant et disant que nous avons eu à serrer les ceintures mais qu’aujourd’hui, nous avons compris pourquoi il était important de serrer les ceintures. Et qu’ils sont encore prêts à continuer si les résultats vont toujours se faire sentir de cette façon. Quand vous allez dans les zones agricoles où le coton se cultive, les paysans sont à l’aise et c’est eux qui ont aujourd’hui l’argent. Ils cultivent, ils vendent leur coton et ils ont leur argent cash. C’est les paysans qui construisent aujourd’hui les maisons à étage, qui achètent de gros camions et font d’énormes investissements. C’est-à-dire, ils ne s’y attendaient pas, ils sont très heureux. J’ai entendu quelqu’un dire à Banikoara la dernière fois « Talon peut faire 50 ans », parce qu’il est fier de ce qui se passe. C’est de bons résultats un peu partout et dans tous les secteurs. Je prends le secteur dans lequel je suis, celui du sport. Mais rappelez-vous que c’est avec le président Talon que notre équipe nationale a franchi cette étape du quart de finale. Un niveau qu’on n’a jamais atteint à la CAN. C’est-à-dire qu’il sait là où il va. Il a mis fin au désordre qui se passait au niveau de la Fédération béninoise de football. Il a régularisé les choses et a mis chacun à sa place. Il a sévi et les fautifs ont été punis et ceux qui sont là actuellement savent ce qu’ils ont à faire. Ils ont une feuille de route et travaillent dans ce sens. Alors, dans le souci de voir le Bénin organiser la CAN ou pourquoi pas la Coupe du Monde, il a lancé la construction de nombreux stades. Nous avons 22 stades en construction aujourd’hui dans tout le pays. D’ici quelques mois, nous allons commencer par les réceptionner. Le Stade de l’Amitié est en réhabilitation, les classes sportives ont été lancées et au niveau de chaque commune, nous avons elles fonctionnent et c’est là qu’on découvre aujourd’hui des talents. De jeunes talents, des enfants qui ont le sport dans les jambes et qu’on ne voyait pas. Mais une fois détectés, le projet les prend en compte dans une académie qui est créée au niveau du stade René Pleven où les enfants vont apprendre à jouer au football, pas seulement le football mais toutes les disciplines. Parce que le président a dit que le sport doit commencer par la base et ce que le sport apporte à l’économie d’un pays est énorme. Quand je prends le volet culturel, regardez l’assainissement qu’il y a aujourd’hui au niveau du Fonds d’aide à la culture qui était une vache à lait pour certaines personnes avec la politisation et tout. L’artiste béninois aujourd’hui a commencé par vivre de son art. Sur le volet touristique, il a fait également beaucoup de choses. Voyez-vous, le patrimoine culturel emporté par les blancs est en train d’être rapatrié et on est en train de préparer les structures d’accueil pour le réceptionner.

Visiblement, vous êtes enthousiasmé par les réalisations du gouvernement Talon. Et si les populations de Godomey vous demandent ce que ce régime a apporté à leur localité, que leur répondrez-vous ?
Regardez le pont de Womey Sodo,

Ça, c’est un héritage du régime de Boni Yayi !
Non, des pierres sur pierres ont été posées sans que rien n’ait été fait. C’est vrai que c’est un vieux projet mais qui est d’actualité parce qu’il reste un besoin pressant des populations. Un besoin que les gouvernements précédents n’ont pas pu réaliser. Vous avez bien suivi, il n’a pas posé de pierre, il est allé, il a agi et le pont de Sodo est devenu réalité. C’est le pont d’Aglouza carrefour- Mahinougon qui est en cours maintenant. Mis à part ces deux ponts, le projet asphaltage a atteint Godomey et nombreuses sont ses voies d’accès en construction. A Godomey, un grand stade verra le jour sous peu. J’ai bien parlé de stade et ce sera érigé en lieu et place du terrain de sport à Godomey. C’est vrai, le président a demandé beaucoup plus d’espace pour ériger quelque chose d’un peu plus grand, mais vous savez comment Godomey a été géré par le passé en matière d’affaires domaniales. Si les populations étaient déjà prêtes à concéder ces espaces au gouvernement, les travaux auraient déjà commencé. Ce qui est là au bord de la voie, la superficie ne permet pas d’abriter le projet mais on sera obligé de démarrer parce qu’on ne va pas laisser le projet partir. Ce que les gens de Godomey ont eu avec le président Talon est trop.

Malgré ça, les populations de Togbin plage continuent de manquer d’électricité et d’eau !
C’est vrai, mais ça a commencé et ce sera progressif. Togbin n’avait pas de voie d’accès, mais le projet Route des Pêches a pris en compte tout ce qui est là. Il ne peut pas y avoir une route sans qu’on y apporte de l’électricité et de l’eau. Donc, l’électricité et l’eau à Togbin sont des projets en cours et d’ici là, tout le Bénin sera servi en eau potable et en électricité.

Qu’auriez-vous souhaité que le président fasse de plus à Godomey ?
Je souhaiterais que le président Talon nous aide à récupérer tous les espaces publics partagés et vendus par des citoyens soit disant conseillers ou responsables, afin que nous ayons réellement d’espaces visibles pour accueillir les projets de développement, la construction des infrastructures sociocommunautaires : centres de loisirs pour les jeunes, centres de sports marchés. Regardez le marché de Cococodji au bord de la voie pour ce grand Godomey ! Donc, Godomey a besoin d’espace pour voir ériger ces genres d’infrastructures. C’est ça ma plus grande préoccupation.

Mais quand on prend la réalisation des marchés modernes, est-ce que Godomey bénéficie aussi de ce projet-lancé il y a quelques mois ?
Bien évidemment, Godomey bénéficie de ce projet de construction des marchés modernes. C’est bien le marché de Cococodji qui est retenu et également le marché de Pahou qui dessert en même temps la commune de Ouidah et celle d’Abomey Calavi.

Mais on constate que les travaux d’asphaltage piétinent un peu dans Godomey, quand je prends par exemple la voie Sèdégbé-Cococodji, qu’est-ce qui explique cela ?
C’est bien vrai que les travaux piétinent dans cette zone. Il faut dire que ce sont des entreprises qui sont un peu surchargées à ce que je vois. C’est un peu comme la société Ebomaf qui a pris tellement de projets de construction de route que ça l’étouffe et ça lambine. Il a fallu que le DGI sorte la dernière fois pour leur donner un ultimatum pour la route Calavi – Houèdo – Hêvié- Cococodji. Je crois qu’ils se sont ressaisis et ça avance bien maintenant. De toutes les façons, les travaux évoluent et nous, on en a besoin pour faire campagne sur le terrain.

Quatre ans déjà que Patrice Talon est au pouvoir et qu’il a demandé de serrer les ceintures. Et depuis, ça continue de chauffer, est-ce que vous partagez cet avis que les ceintures sont toujours serrées ?
J’ai évoqué tout à l’heure les réactions des paysans qui parlent des réalisations tangibles. Pour eux, s’il faut serrer les ceintures et continuer à avoir ces résultats, alors, je vais encore serrer. Les ceintures n’ont pas été serrées pour être serrées. Quand on parle même de serrer les ceintures, quel est le Béninois travailleur a fait ce qu’il fait d’habitude comme travail sans avoir son salaire ? Il y a quelque chose qui s’est passé et on a vu effectivement que quelque chose se faisait. C’est qu’on a senti la rareté de l’argent. Simplement parce qu’au niveau de nos administrations, en plus du salaire qui est le fruit du contrat signé entre l’individu lambda et l’Etat, il y a beaucoup d’autres flux, je parle bien de l’argent qui venait d’autres côtés mais toujours de l’Etat central mais pas de façon correcte et honnête. Ce sont ces vannes qui ont été fermées. Je donne un exemple : je suis directeur et par semaine, je dois aller au Codir, je dois faire des séances et tout ça était normalement pris en compte par mon salaire. Mais, quand je vais au Codir et que je tiens des rencontres, j’émarge, on fait l’état et on me paie de façon parallèle. C’est ce que le président a refusé et ce n’est plus ça. J’ai rencontré un ami tout récemment au Trésor qui est allé simplement retourner un trop-perçu sur frais de mission. C’est-à-dire qu’il est allé en mission et cette mission est terminée plus tôt que prévu et ils sont rentrés. Donc, le trop-perçu a été retourné dans les caisses de l’Etat. Mais par le passé, dans une direction, tout le monde va en mission. Même si je suis assis dans mon bureau, je vais en mission. On envoie les ordres de mission, les chauffeurs signent ça là-bas et les ramènent. Le lundi matin, tout le monde émarge et on prend l’argent. Ce sont ces vannes qui ont été fermées. Mais, pendant qu’ils trouvaient cet argent facile, ils entraient dans les marchés, sur les places publiques et dépensaient. Certains achetaient même sans prendre de reliquat. Les weekends, on alignait les véhicules et quand on descendait comme ça, les nôtres qui sont au village en trouvaient aussi parce qu’on achète là où on est allé. Talon a refusé ça et a fermé les vannes. Du coup, ceux qui vont au village et dépensent, n’arrivent plus à dépenser. Ce qui fait que ceux qui sont au village aussi n’ont plus d’argent comme avant. Voilà un peu comment les choses se passaient avant que le chef de l’Etat ne ferme les vannes.

Vous n’avez pas évoqué le ministère des sports…
Je viens. La Fédération béninoise de football encaissait énormément d’argent. Et ils se le partageaient entre eux, sans pour autant se souvenir des joueurs qui sont les vrais acteurs du développement du sport. Donc, le sport se développait autrement également, et ne se faisait plus sentir sur le terrain. C’est pourquoi un joueur avait dit à l’époque que quand il faisait l’effort de courir, l’argent retenait son maillot par derrière. Donc, c’était tout ça qui constituait des tendances lourdes pour le développement harmonieux du sport au Bénin. Au niveau de ce ministère, il y a eu pas mal de pagailles. C’est ce qui a fait que beaucoup ont pris cette fédération comme la palmeraie de leurs aïeux. Et on ne veut jamais quitter. Ce n’était pas pour développer le sport mais c’était pour le ‘’foot-mange’’. Donc c’était un peu ça. C’était ce désordre, ce laisser-aller. Mais quand la vanne est fermée en haut, cela doit avoir de répercussion sur le bas peuple. Egalement, les cybercriminels et le Bénin était ce pays qui abritait pas mal de cybercriminels. Vous venez sur l’espace du Stade de l’Amitié, c’est des jeunes de 25 ans, 30 ans qui roulaient carrosse, prenaient des billets de dix mille francs, essuyaient le derrière des jeunes filles et les jetaient par terre. J’ai vu, parce que je travaille là. Mais Talon a dit non. On te voit jeune dans un véhicule du genre on t’arrête et on te demande ce que tu fais. Tu expliques tes sources de revenus qui t’ont permis d’avoir ce véhicule-là. Ce qui a fait qu’ils ont fui, ils sont allés se réfugier à Lomé pour un temps. Là-bas aussi maintenant cela a commencé. Donc c’était comme ça et tous ceux-là dépensaient de façon désordonnée. L’argent là entrait, les bonnes dames et les filles étaient aussi contentes. Parce qu’elles trouvaient de l’argent sans pour autant savoir la provenance de ces revenus.

Cette provenance n’était pas étatique, on pouvait se passer de cela…
Il n’y a pas que cela. Et le mal du Béninois, c’est celui-là. Ils définissent des charges éternelles pour des ressources éphémères. On est dans cette position et on pense que cela va rester de façon éternelle, on se crée des charges. Alors que chez nous ici, ces revenus sont de courte durée. Et c’est tout ça qui a contribué à ce à quoi on a assisté.

Vous êtes à l’office de gestion des stades. Dites-nous, quels sont les rôles et les missions de cet office ?
L’Office de gestion des stades du Bénin a une histoire. Au départ, ce n’était pas l’OGSB. C’était d’abord l’OGESA. Même avant nous, c’était la Sogesa, Société de Gestion du Stade de l’Amitié. Mais aujourd’hui, c’est devenu avec le décret de 2010, l’Office de Gestion des Stades du Bénin. C’est un office qui regroupe tous les stades départementaux du Bénin. Les stades communaux ne sont pas dedans. Nous avons le stade Mathieu Kérékou, le stade Réné Pleven, le stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, les stades de Lokossa, de Goho, de Parakou et de Natitingou.

Gérer ces stades, cela veut dire quoi ?
Je parle par exemple de ce que je gère ici, le stade Mathieu Kérékou. Parce que c’est un stade qui a en plus des infrastructures sportives des boutiques de ceinturage qui risquent même de le déclasser du rang de stade réglementaire. Parce que, nulle part, on ne voit des boutiques autour d’un stade. C’est fait ainsi parce qu’au moment où le Stade de l’Amitié a été créé, tout autour il y avait un grand vide et une brousse qui fait que vous ne pouvez pas passer par là à 18H Vous serez arrêté par les brigands. Et donc qu’est-ce qu’il faut faire pour éloigner ces brousses ? Qu’est-ce qu’il faut faire pour réduire l’insécurité qui régnait ? C’est là que le gouvernement de l’époque a autorisé les particuliers à construire des boutiques autour du stade. On leur donne le domaine avec un contrat de 24-25 ans, pour lequel ils payent un taux forfaitaire à la fin de chaque mois. Au terme du contrat où ils ont fini par récupérer ce qu’ils ont investi, ces boutiques tombent dans le patrimoine de l’Office de gestion des stades du Bénin. Aujourd’hui, nous gérons ces boutiques-là. Nous gérons l’esplanade extérieure et intérieure pour les grandes manifestations. Nous gérons le Palais des Sports qui a aussi un grand hall pour les manifestations. Il y avait également la piscine olympique qui était là et à l’époque cela travaillait bien. Mais aujourd’hui, ce n’est plus fonctionnel. De l’autre côté, on a l’hôtel qui était construit également pour aider les fédérations à loger leurs joueurs. La pelouse qui sert d’aire de jeu pour le foot, est aussi par moments utilisé pour certaines grandes manifestations. Et tout cela est géré par une équipe qui a à sa tête un directeur général. Le directeur général est assisté par cinq directeurs techniques. Il y a le directeur de l’administration et du patrimoine, le directeur des affaires financières, le directeur de la maintenance, le directeur de la sécurité et de l’environnement. Après cela, nous avons les directeurs départementaux qui ont aussi rang de directeurs techniques. Donc chaque stade départemental a un directeur. Nous veillons également à l’entretien de ces différents lieux. Surtout des pelouses. Ce qui a fait qu’on a un directeur de la maintenance pour maintenir les installations au top. Il s’occupe de l’entretien des gazons, parce que là, on n’a pas un gazon synthétique. Donc voilà, chacun joue son rôle pour que nous ayons le résultat escompté. Ce stade est autonome en matière de gestion. Les employés de ce stade sont payés par le stade. Le stade est doté d’une convention collective. Ceux qui y travaillent bénéficient d’une retraite plus tard et sont pris en compte en tout, c’est un peu comme à la fonction publique. Voilà ce que je peux dire de l’OGSB pour l’instant. Je parlais tantôt des stades communaux, des nouveaux stades en construction, d’ici huit mois, je crois que tout va finir.

Mais où en sont les travaux du Stade de l’Amitié ?
Les travaux du Stade de l’Amitié pour l’instant piétinent. On était parti pour jouer le match le premier Août prochain là. Mais avec ce qui se passe aujourd’hui, ce n’est plus possible. Ce qui se passe, c’est que la main-d’œuvre qui devrait venir de la Chine, a été bloquée à cause de cette pandémie de coronavirus. Il y a tant de matériels qui doivent venir de là-bas qui sont bloqués pour le moment. Le gouvernement a interdit toute arrivée de la Chine. Donc nous sommes en train de faire avec la main-d’œuvre qui est là. Aujourd’hui les travaux ont évolué, on est dans les 50 à 60% de taux d’exécution.

Alors on parlait d’une galerie marchande au niveau du stade, qu’est devenu ce projet?
Le Président de la République Patrice Talon est quelqu’un qui ne s’avance jamais dans quelque chose sans en avoir la certitude. Il est venu deux fois au Stade de l’Amitié avec la maquette de cette galerie marchande. Il l’a localisée et cette galerie sera installée là où aujourd’hui il y a la piscine olympique. Donc tout ce qu’il y a comme boutiques de ceinturage dans cette zone, elles seront rasées.

Mais les boutiques ont des contrats ?
Les boutiques ont des contrats de 25 ans. Aujourd’hui, beaucoup d’entre les promoteurs sont proches de la fin. Et quand bien même le contrat n’est pas arrivé à sa fin et que l’Etat en a besoin, c’est stipulé dans le contrat. S’il y a dédommagement, dans la mesure du possible, on va voir ce qui sera fait. Donc les études sont pratiquement bouclées. Et je crois que le Président va revenir là-dessus dans les jours à venir parce qu’il fait tout ce qu’il dit. La seule chose qui a changé dans le temps, c’est le Palais des Sports qui devrait être rasé complètement pour construire désormais un palais de plus de vingt-cinq mille places. Là aujourd’hui c’est à vingt-trois mille places. Le Président avait voulu raser, mais aux dernières nouvelles, on ne va plus raser ça, mais on va le réhabiliter. La galerie marchande sera construite. Au niveau de l’hôtel qui sert de bureaux aujourd’hui on va raser tout ce qui est là et maintenant implanter un hôtel cinq étoiles, avec maintenant la piscine de ce côté de l’hôtel. La maquette est prête, l’étude est faite, d’ici peu, il va lancer.

Il fait tout ce qu’il dit, et pourtant, il a dit qu’il y aura une grande voie de contournement qui va prendre par Calavi et atterrir à Cotonou, et depuis rien
Il n’a pas fini. C’est progressif. Je dis qu’il n’a pas encore fini son mandat. C’est un projet, l’étude est lancée. L’étude est lancée et tel que les travaux évoluent, ne nous occupons pas de ceux-là qui disent « Il revient ».

Nous sommes à moins de douze mois de la fin des cinq ans, est-ce que Talon veut toujours partir ?
Il ne partira pas.

Vous avez fait campagne pour un seul mandat.
J’ai commencé à dire que je n’ai pas fait campagne pour un mandat. J’ai fait campagne pour qu’il soit président et c’est lui qui a dit qu’il fera un mandat. Maintenant, nous avons dit qu’il ne fera pas un mandat. Il en fera plus. J’ai dit tout à l’heure que Patrice Talon est une chance pour le Bénin. Les Béninois comprennent vite les choses et savent apprécier les choses à leur juste valeur. Aujourd’hui, vous pouvez faire un micro-trottoir pour prendre l’impression que les Béninois ont de Patrice Talon. Ils vous le diront. Un Etat se respecte. Et l’autorité s’instaure et se respecte. Aujourd’hui, le Président Patrice Talon incarne l’autorité. Il se respecte. C’est quelqu’un qui ne parle pas en désordre. Il n’aborde pas un sujet qu’il n’a pas maîtrisé. Il ne faut jamais commettre l’erreur d’aller t’asseoir pour l’écouter. Tu es à côté tout de suite. C’est un homme de vision. Mon cher aîné Azannaï avait déjà tout dit. « Celui qu’il faut pour le Bénin qui réunit capacité, abnégation et tout ce qui est à côté-là, c’est Talon. » Il n’a pas menti.

Vous avez dit tout à l’heure que le Président Patrice Talon fait toute chose qu’il dit. Il a dit qu’il fera cinq ans. Alors pourquoi voulez-vous qu’il en fasse plus ?
Mais ce n’est pas lui qui dit maintenant qu’il va rempiler hein. C’est nous. C’est-à-dire qu’il a forcé notre admiration par tout ce que nous voyons. Tout à l’heure, on a parlé de cette route qui va desservir Calavi-Kpota pour tomber sur la voie de Porto-Novo. Ce n’est pas encore fait, mais c’est en cours. Il va réaliser tout cela et ne pas pouvoir les inaugurer ? Nous attendons encore beaucoup de lui. On ne peut pas le laisser partir.

Donc au sein de votre parti, il n’y a personne pour le remplacer et faire comme lui ?
Aujourd’hui, Patrice Talon n’est pas encore fatigué. Il peut continuer.

Mais à cette allure, on risque de lui demander de briguer un 3ème mandat, non ?

Non, nous allons respecter la Constitution béninoise. On ne touchera plus à notre Constitution avant que Talon ne quitte le pouvoir. La Constitution actuelle lui donne la possibilité de briguer un second et dernier mandat. Et c’est nous qui voulons qu’il continue.

Est-ce que l’actuel Maire d’Abomey-Calvi peut continuer d’être maire ?

Là, les choses ont changé. C’est maintenant que le système partisan va avoir ses élus communaux. Et le principe de ce système ne permet plus à quelqu’un de dire : « je veux être maire, je serai maire. » C’est ce que le parti va décider qui sera appliqué et désormais, c’est une équipe qui va gérer. On peut dire : « J’aspire à rester dans l’équipe dirigeante. » Mais dire : « Je veux être maire », ce n’est plus possible. Le Maire Bada qui est actuellement là a beaucoup d’atouts pour redevenir maire de la commune d’Abomey-Calavi. Il est membre fondateur de l’Union progressiste, il est membre du bureau politique du parti. A l’instant où je parle, je n’ai encore vu aucune preuve contre lui déposée au siège du parti ou à la Criet l’empêchant de briguer un autre mandat. Il a géré et il a sûrement une expérience. Donc quand je vois ces différents facteurs, c’est des atouts pour lui. Je ne dis pas du coup qu’il sera le prochain maire.

Et vous n’aspirez pas à le remplacer ?
Je souhaite me retrouver dans l’Exécutif de la commune d’Abomey-Calavi. C’est-à-dire, le Maire, le 1er ou le 2è adjoint au maire. C’est l’équipe exécutive de la commune. Mais je ne peux pas dire que je veux être maire. C’est la décision du parti qui sera appliquée. C’est là la différence.

Est-ce qu’en sourdine vous faites des négociations pour vous retrouver dans cette équipe une fois élu ?

Nous avons pris nos précautions de longue date. Quand je dis « nous », je parle de l’instance dirigeante de l’Union Progressiste. C’est l’instance qui a financé la préparation des dossiers de candidatures. Le parti a remis à chaque militant de l’argent pour aller constituer son dossier. Les 20 mille francs qu’on donne, aucun militant n’en a donné. C’est la caisse du parti qui a géré, parce qu’on cotise dans le parti. Et quand vous êtes candidat, il y a des engagements que vous devez signer, conformément aux documents fondamentaux du parti. Donc il n’est pas question de devenir Conseiller communal et dire que je vais voter pour X ou Y. Vous allez rester dans la ligne droite du parti. C’est ce que le parti décide que nous allons tous faire. Le parti peut dire, à Abomey-Calavi, c’est Angelo Ahouandjinou qui sera le maire, Georges Bada va s’incliner devant la décision du parti. On peut dire que c’est Bada qui sera le maire, nous allons tous nous incliner, bien que je sois d’accord ou pas. On se met tous d’accord pour le porter et travailler en équipe.

Mais certains de vos militants ont pris la clé des champs pour rallier d’autres partis, qu’en dites-vous ?

L’Union progressiste n’a pas besoin de ceux-là. Sont encore à l’UP aujourd’hui, ceux-là qui ont compris la mesure du système partisan. Beaucoup s’attendaient à se retrouver sur les listes qui sont sorties, mais qui contre toute attente ne se sont pas retrouvés là. Même la réunion qu’on a eue tout dernièrement, c’est avec tous ceux-là. Ils ont manifesté leur mécontentement à l’interne, mais ont pris l’engagement de mouiller les maillots pour que la liste ait la majorité. A un moment donné, le président Patrice Talon a demandé à ce qu’on ne positionne pas ceux qui ont fait ces mouvements dans les deux sens. Ceux du BR qui sont allés dans l’UP et ceux qui ont quitté l’UP pour le BR. Il a demandé à ce qu’on ne les positionne pas. Nous l’avons pratiqué chez nous. Mais de l’autre côté, si jamais on pratiquait ça, ils risquent de mettre sur leur liste des gens qui vont juste leur servir à remplir les listes. Je suis fier d’appartenir à l’UP. On me disait que c’est un parti des vieillards. On regarde Amoussou, Idji Kolawolé, Zinzindohoué et autres, mais ces gens croisent les bras, nous prodiguent des conseils et nous montrent le chemin. Pour le dépôt des dossiers, vous avez vu Bruno Amoussou, Sacca Lafia, ou Idji à la Cena ? C’est Christelle Houndonougbo accompagnée des jeunes. On nous apprend à nous prendre en charge. Si vous voyez comment on s’est organisé pour l’étude des dossiers depuis les communes jusqu’au niveau national, c’est du sérieux. Chacun a joué un rôle. Avoir ces plus de 3000 dossiers, ce n’est pas amusant. Je félicite tous ces partis qui ont fini par obtenir ce papier. Je salue le travail qu’ils ont fait. Ce n’est pas donné à n’importe qui.

Carte d’identité: Un vrai combattant

Né le 24 novembre 1978 à Porto-Novo, Angelo Ahouandjinou fit ses études primaires dans la commune de Zogbodomey et obtient son Cep en 1990. Alors qu’il préparait son Bepc, son cursus scolaire a été influencé par la recherche de l’argent. « J’ai été un peu obsédé par la recherche de l’argent. Déjà en classe de 3ème , j’étais devenu un photographe hors-pair. Je quittais Zogbodomey pour aller au Nigéria pour acheter des pellicules avec des appareils photo que je venais vendre. J’étais photographe amateur » raconte-t-il. Ce faisant, il échoue au Bepc, mais va s’inscrire en Seconde avec la moyenne de classe. En 1997, il décroche son Bac D en même temps que le Bepc au Ceg 1 Bohicon. En 1997-1998, il s’inscrit en sciences économiques sur le campus et la même année, il crée le Scoutisme catholique universitaire et devient Commissaire Scout Catholique universitaire. Son institution étant affiliée à l’Uneb, Angelo Ahouandjinou deviendra Secrétaire à la sécurité et aux manifestations de l’Organisation estudiantine l’année suivante. Acteur clé du mouvement estudiantin à cette époque, il a des déboires avec un professeur qui a bloqué son évolution en sciences économiques. Le jeune étudiant a dû rebrousser chemin pour s’inscrire en sociologie. Après un autre incident avec un autre professeur dans cette filière, Angelo se retire de l’Université. Il prend ce temps pour enseigner dans des collèges de la place. Ce qui lui a permis d’être Censeur dans plusieurs établissements. Deux ans après, il reprend ses études en sociologie, là où il les avait laissées. Il décroche sa licence et sa maitrise en sociologie, puis un master en Etudes prospectives et développement. Il est aussi technicien des activités politiques locales. Directeur de l’administration et du patrimoine de l’Office de gestion des stades du Bénin depuis le 6 janvier 2017, il indique qu’il a été nommé à ce poste pour avoir fait un travail efficace lors de la campagne présidentielle de 2016 aux côtés de l’actuel Chef de l’Etat Patrice Talon. En effet, il a été le superviseur général ayant coordonné la campagne du candidat Patrice Talon en 2016 dans le département politique d’Abomey-Calavi.

Intimité: Fier de son épouse

Régulièrement marié, Angelo Ahouandjinou est père d’une fille. Très attaché à son épouse avec qui il a traversé monts et vallées, il ne fait rien sans elle. « Elle m’a suivi dans toutes mes souffrances… Elle m’a supporté en tout, surtout mes caprices », confesse-t-il. Si vous l’invitez à table, en bon Aboméen, il aime la pâte de maïs avec la sauce légume (man tindjan). Mais aujourd’hui, il mange plus de riz, conformément aux recommandations de son médecin. En termes de boisson, il prend de la bière et pratique aussi le sport. Si vous voulez être son ami, sachez qu’il aime beaucoup la sincérité et l’honnêteté.

Par La Rédaction

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