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Le triomphe de la vérité

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Sur les cendres de l’Anlc: Bientôt un Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption


Mis à part quelques shows médiatiques qu’on lui connait, l’Autorité National de Lutte Contre la corruption (Anlc) installée le 15 mai 2013 a eu des résultats mitigés qui appellent à une réorganisation. Cela est d’autant plus évident que les résultats obtenus par le Bénin sur le front de la lutte contre la corruption, n’auraient pas été enregistrés si ce n’est l’engagement du Gouvernement du président Talon. Ainsi, pour amorcer cette réorganisation, le Conseil des Ministres en sa séance de ce mercredi 1er avril 2020 a adopté le projet de décret transmettant à l’Assemblée nationale, pour étude et adoption, du projet de loi portant modification de la loi n° 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin. En effet, avec la nouvelle gouvernance portée par les structures telles que la Criet, la Centif et la Bef, il apparaît nécessaire de redéfinir le rôle de l’Anlc. Surtout que les résultats de l’institution depuis son installation, le 15 mai 2013, restent mitigés au regard des moyens importants qui lui sont alloués par l’Etat pour son fonctionnement. L’Anlc sera donc transformée en un Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption. Il se concentrera sur des missions de prévention et de dénonciation, dans un format qui en privilégie l’efficacité. Ce changement de dénomination découle aussi de l’option de confier désormais cette mission à une personnalité de grande réputation morale et professionnelle. Aussi, le présent projet de loi organise-t-il plus clairement le partage des rôles entre la Centif et la Bef, qui sont chargées de détecter les faits de corruption et d’interpeller les auteurs, et la Criet qui en assure le jugement.       

Le gouvernement du président Patrice Talon vient ainsi apporter une réponse à ceux qui cherchaient à comprendre les raisons de la transition instaurée à l’Anlc après la fin du mandat de Jean-Baptiste Elias. Cela laisse voir clairement, qu’il ne s’agit nullement d’un règlement de compte ou d’une mise sous coupe réglée d’une structure qui gênerait mais plutôt d’une quête de rationalisation et d’efficacité. Il est important de rappeler que la promotion de la bonne gouvernance engagée par le Gouvernement depuis quelques années nécessite, pour davantage d’impact, un renforcement du cadre institutionnel qui la sous-tend, dans le sens d’une meilleure complémentarité entre les organes qui y contribuent. Alors, au regard de la nouvelle dynamique que développent la Cour de Répression des Infractions économiques et du Terrorisme (Criet), la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (Centif) et la Brigade économique et financière (Bef), il apparaît nécessaire de redéfinir le rôle de l’Autorité nationale de Lutte contre la Corruption (Anlc). C’est dire donc que la réforme, si la loi est votée, va transformer l’Anlc en un Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption. Cet organe sera conduit par les magistrats, des juristes, des administrateurs civils, des administrateurs des impôts, des inspecteurs des finances ou des experts comptables de grande réputation morale et professionnelle, ceci, dans le souci de performance afin de lui donner un visage qui inspire respect et confiance.

Yannick SOMALON

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