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Le triomphe de la vérité

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Entretien avec l’Honorable SEIBOU Assan, proche de ABT et membre fondateur du Bloc Républicain: «Le bilan est positif. Nous allons soutenir Talon pour un second mandat»


Honorable Assan Seibou : « Le Président TALON, s’il se présente aux élections présidentielles de 2021 n’a aucun problème pour gagner.»

Le Bilan du Président Patrice Talon à la tête du pays depuis bientôt quatre ans est positif, selon les analyses de l’He Député membre du parti Bloc Républicain, Séibou Assan. A la faveur d’une interview qu’il a accordée à notre rédaction, celui-ci a salué les réformes opérées par le régime de la Rupture sur le plan éducatif, politique, économique, infrastructurel, ainsi que les projets sociaux, entre autres. Satisfait de cette gouvernance, l’He Séibou Assan souhaite que le Chef de l’Etat poursuive ses actions au terme de son premier mandat.

L’événement Précis : Honorable, après pratiquement quatre ans d’exercice du pouvoir, et donc à environ 12 mois de la fin du mandat du Président Patrice Talon, que pensez-vous qu’on peut retenir comme bilan ?

Honorable Assan Seibou: Je dois dire que pour faire le bilan du Président Patrice Talon sur les quatre ans d’exercice du pouvoir présidentiel, il faut toujours partir de son bilan d’ouverture, c’est-à-dire faire un retour en arrière pour voir dans quelles conditions on lui a remis le pays, il y a 4 ans. Quels sont les engagements qu’il avait pris en ce moment-là ? Où en était le pays et où en sommes-nous aujourd’hui? Par rapport aux motifs de constitution du front qui a conduit le combat de la rupture, quel est l’état des lieux ? Les attentes sont-elles comblées ? On doit donc questionner les actions dans tous les domaines pour voir s’il y a motif à satisfaction ou pas, au regard des engagements et attentes. Vous comprenez que je ne pourrai m’attarder, dans ce micro tendu, que sur l’essentiel. A propos, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, qu’on apprécie son gouvernement ou pas, on ne peut pas résister à voir les changements qualitatifs qui s’opèrent dans la plupart de nos des villes. Quand on parlait de l’asphaltage des rues dans nos villes, le villageois que je suis, était loin de penser que ce sont d’aussi beaux et grands travaux. Aujourd’hui tout le monde est séduit devant les travaux d’assainissement, de traversée et d’embellissement de Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Bohicon, Natitingou etc. C’est aujourd’hui qu’on comprend où les déguerpissements des abords de routes devaient aboutir. Je ne vois pas un Béninois qui n’en soit pas fier. C’est d’ailleurs avec joie et de dignité que nous recevons nos visiteurs admiratifs de ces changements. Dans ce registre de travaux publics, ce qui se passe aujourd’hui, est un relèvement spectaculaire du défi de construction de nos routes qui, au moment où le Président Talon prenait le pouvoir, avaient perdu les pierres posées dans le passé et qui désespéraient de voir le bitumage un jour. Je veux parler de ces routes qui désenclavent et ouvrent des villes et régions de grandes production agricole : Kétou – Savè, Natitingou-Boukombé, Djougou- Ouassa Pehunco-Kérou-Banikoara ; Adjarra-Plateau etc. Au cours de ces quatre ans, des anciennes voies internationales dans tout le pays ont connu ou sont en travaux de reconstruction. Je peux vous citer entre autres : Dassa-Savalou- Djougou, Porto-Novo-Kétou, etc. De nombreux travaux sont annoncés, mais je voudrais m’en arrêter là et dire simplement que le constat est patent qu’en ce moment, le pays est en chantier. Pour nous tous qui connaissions l’état financier et économique au plan national et international du pays, ces actions relèvent d’une prouesse.

Qu’est-ce que vous avez à dire sur les autres plans ?
Sur un autre plan, nous sommes tous conscients que l’agriculture est la base de notre développement. On note que la production du coton qui est le principal produit d’exportation du pays, a plus que triplé en trois ans, passant de moins de 200. 000 T à environ 750 000 T. C’est un des points sur lesquels le Président TALON était attendu, et il a démontré que c’était possible. Ce n’était donc qu’une question de stratégie et de volonté politique. Par ailleurs, en regardant un peu les résultats agricoles au niveau des produits vivriers et des autres produits de rente, on se satisfait des progrès statistiques, mais surtout, des actions d’encadrement des filières comme l’anacarde, les produits maraichers, le palmier à huile, et surtout les céréales. Partout, la production est en fulgurante et constante progression chaque année. En tant que Député, je peux vous dire que je me base plus sur ce que disent les paysans que les statistiques publiques. A cet égard je peux vous dire que le paysan est content et notre stabilité malgré les coups économiques qui nous viennent du Nigéria et cela est due à nos performances agricoles notamment vivrières. Un autre plan sur lequel le Bénin dont a hérité le Président Talon était au plus bas, c’est l’éducation. Nous le voyons tous, l’école publique est revenue. Aujourd’hui, les options qu’il a faites sur les cantines scolaires et l’encadrement du strict minimum de durée de grève ont payé. L’école publique qui a toujours eu les meilleurs enseignants est devenue attractive. On se rend compte que c’était qu’il y avait des grèves intempestives, la pagaille, et le non accompagnement rationnel des enseignants que personne ne voulait mettre son enfant dans le public. Il faut dire que les réformes entreprises dans le secteur de l’éducation ont soulevé de grands débats sur les options de regroupement en vue de l’efficience et l’efficacité. Ce n’est pas seulement dans l’éducation que l’assainissement des débrayages et les réformes ont porté leurs fruits, il y a aussi le plan judiciaire. Il n’y a plus tellement de débrayage et les reformes ont rendu le secteur efficace. De même, le monde entier a salué ce qui s’est passé au Bénin sur le plan de la santé. Non seulement « les grèves de la mort » ont été réduites et rendues plus humaines, mais aussi les médecins ont été appelés à faire un choix entre le secteur privé et le secteur public. Cette réforme et les sensibilisations ont amélioré le niveau du service sanitaire, et ramené l’abnégation au niveau du personnel médical.

Visiblement, vous avez encore à dire sur les résultats
Exactement ! Regardez aussi au plan sécuritaire, c’est là où le Président Talon et son équipe bloquent le tableau du meilleur résultat. Avec la fusion des corps de gendarmerie et de Police, la création et la présence de commissariat de police républicaine dans chaque arrondissement, l’équipement matériel des forces de sécurité, la création d’unités permanentes de patrouille le long de nos corridors routiers et dans nos villages, l’interdiction appliquée des tracasseries routières, et l’allocation financière sensible quoi qu’insuffisante, ont créé une mutation dans l’esprit de nos frères en armes. Résultat, les braquages qui étaient le quotidien des Béninois ont complètement reculé, la libre circulation des hommes et des marchandises est devenue une réalité. A ce sujet la CEDEAO a classé le Bénin premier. Si vous voulez avoir la perception du Président TALON auprès des populations, questionnez n’importe quel passant et surtout les Peulhs qui viennent souvent en ville pour s’acheter quelques vivres. Ils sont prêts partout « à se cotiser pour soutenir TALON » parce qu’on ne les harcèle plus pour port d’arme blanche ou présomption de braqueurs etc.

Vous avez beaucoup à dire sur le bilan on dirait !
Je ne saurais tout exposer ici comme je vous l’ai dit, mais on ne saurait parler du Bilan du Président TALON, sans évoquer le plus sensible : les réformes politiques. Il faut avant tout, rétablir la réalité et ce qui a sous-tendu ces réformes. Il faut reconnaître que même si l’assainissement de la vie politique était une préoccupation profonde du Président TALON dans son programme, la forme et la démarche sont portées par les Députés avant même son arrivée au pouvoir. C’est donc une initiative qu’il a soutenu et qui restait la préoccupation de tous. En effet, on ne saurait continuer avec plus de 250 Partis politiques sans existence réelle sur le terrain, et sans aucune chance, dans le jeu de leur cacophonie, d’avoir un jour un Président de la République provenant d’un Parti. Etre d’un Parti semblait même un facteur limitant dans ce sens. En vérité, tout accès à une fonction élective de représentation politique devenait une question monétaire. C’était la raison profonde de la réforme portée par Adrien HOUNGBEDJI depuis son investiture à l’Assemblée pour la 7é législature quand TALON n’était même pas encore élu, et les trois anciens Présidents de l’Assemblée Nationale, tous membres de cette législature : Bruno AMOUSSOU, Antoine Kolawolé IDJI, et Mathurin NAGO. Les opposants actuels étaient tous présents ou représentés d’une manière ou d’une autre à l’Assemblée. Tous les textes de lois de cette réforme, ont été votés soit à l’unanimité ou à une seule voix d’abstention. Voilà dans quel contexte le Président TALON devient exécutant de lois dont les politiciens seuls ont l’initiative, car c’était des propositions de lois, donc des initiatives des Députés. D’ailleurs, la force de cette législature face au nouveau Gouvernement de Talon élu dans le cours de cette législature s’est révélée quand ce dernier a voulu opérer par projet de loi, d’où l’initiative de son gouvernement, une révision de la constitution pour compléter sa vision. Elle a été rejetée au vote. Donc, c’est dire que ce qui est des difficultés qui se révèlent tous les jours de l’application de ces lois est de la responsabilité de ceux qui les ont élaborées : les politiciens qui en subissent les affres. Quelle que soit l’analyse que l’on veut en faire, on aboutit à la même conclusion que les politiciens qui en avaient l’occasion de l’éviter, se sont versés de l’eau bouillante au corps. Au cours des échanges politiques dans lesquels j’ai pu entendre le Président TALON, je me suis rendu compte qu’il ne se préoccupe que du Bénin dans des décennies à venir. Il s’y projette et y vit dans sa tête. Toutes les réformes et actions spectaculaires d’aujourd’hui sans bruit, les sacrifices à la limite de l’humiliation pour un détenteur du pouvoir en vue d’assoir la cohérence entre gens parfois incompatibles, l’installation aux manœuvres politiques de gens sans faire cas des conflits ou des adversités sévères d’hier, sont des indices qui n’évoquent pas seulement la grandeur d’un chef, mais plutôt cette vision futuriste à laquelle rien ne semble résister chez lui. Coopérer avec lui, semble dépendre de l’acceptation et le partage de cette vision. C’est ainsi qu’il faut comprendre et vivre tout ce qui se passe en politique en ce moment. Prenez l’exemple de cette recherche effrénée de conciliation comme celle d’avant les législatives et les concertations sans cesse avec les composantes de la classe politique dans lesquels il s’implique personnellement. Et pourtant, la division de la classe politique devrait l’arranger, mais elle n’arrange pas le Bénin des années et décennies prochaines. Tout cela veut dire que sur le plan politique, le succès de réduction du nombre de partis politiques de plus de 230 à 09 aujourd’hui, reste encore tributaire d’un climat de confiance qui fait que la recherche de pérennité du système demeure une quête pour le Président TALON.

Vous pensez que ce bilan du président Talon vaut des lauriers ?
Au plan international, le Bénin a gagné en crédibilité. Des bonus d’appui de la part de la banque mondiale font état de 30% de dépassement par rapport aux aides que la banque avait prédestiné au pays. C’est un résultat qui prouve que sur le plan International, nous nous portons très bien. Avant quand on nous disait qu’on avait un accord avec les américains, on dansait. Mais de nos jours, cela passe même inaperçu. Et c’est çà ce que j’appelle du patriotisme. Faire et ne pas chercher sa propre publicité. Il faut dire que cette crédibilité du Bénin n’est pas seulement le fait de notre gestion économique, il relève aussi de l’appréciation de la lutte contre la corruption dans notre pays. Dans ce domaine, il n’est pas utile de rappeler ici les conditions dans lesquelles le Président TALON a trouvé le pays. Les scandales de faits de corruption dans la gestion étaient légion. Mais aujourd’hui, si vous prenez n’importe quel gestionnaire des fonds de l’Etat, n’importe quel homme d’affaire qui frotte avec l’Etat, ils ont tous peur d’être rattrapé par un dossier quelque part. Et vous savez, tant que vous êtes en action, vous pouvez commettre des fautes. L’essentiel, c’est la peur que vous suscite la faute. Même au niveau des trafics de stupéfiants, tout le bruit que cela a connu dans le pays et les actes courageux du gouvernement ont fait qu’on ne nous classe plus comme une plaque tournante des stupéfiants, haut lieu de corruption etc. Je pense que tous les indices qui sont publiés au plan international ou par des instituts qualifiés nous ont mis en position honorifique dans cette lutte contre la corruption. Des pays avec lesquels nous composons, il n’y a pas un seul qui rechigne de travailler avec le Bénin pour motif de corruption. Ouvrons la fenêtre de la presse, votre domaine. Il est légitime de se plaindre de manque de choses mais en général, la profession se fait dans une certaine sérénité, dans un esprit plus responsable. Aujourd’hui vous ne vous lèverez pas pour détruire la vie d’un être humain juste avec la plume et ne pas vous sentir vous-même responsable quelque part et sans vous exposer à des risques de poursuite. Personne ne veut qu’on enferme des gens qui nous donnent des informations. Sinon, on n’en n’aura pas. Ils auront peur de donner. Mais, ils deviennent plus responsables. C’est un constat.

Donc tout va bien dans le pays, honorable ?
Je me dois de reconnaître que toutes ces réalisations et réformes ne s’opèrent pas dans la douceur seulement. Non, cela impose un sacrifice pour tous, à degré divers. L’élément positif ici est que tous les Béninois commencent à changer leur vision sur leur pays et le bien public. Chacun commence par regarder loin.
Il est évident que tout le monde ne peut pas bénéficier de tout au même moment. Et chacun peut dire qu’il manque de telle ou telle chose dans son village. Il manquera toujours des choses. Je suis de Copargo par exemple. Je peux dire que le Président Talon ne m’a fait aucune voie transversale alors que nous sommes une zone de production agricole. Vous savez que nous avons la meilleure igname du Bénin? Les meilleures qualités d’igname, c’est là-bas. Mais nous n’avons pas des voies d’évacuation. On peut chanter ça. Mais dans l’ensemble, les paysans de chez moi, ceux qui produisent du coton, de l’anacarde se sont sentis mieux. J’ai des amis à l’international qui viennent visiter le Bénin. Le Bénin est devenu quelque part où les gens viennent voir comment ça se passe. Comme vous voyez, on ne peut pas tout finir maintenant. J’aurais bien voulu parler de l’assainissement du Port autonome de Cotonou que je connais bien. J’avais dénoncé en son temps, le festin de charognards qui s’y passait. Je suis heureux de la gestion saine et efficace qui est mise en place aujourd’hui. Il n’y a plus de valises d’argent qui transitent par le palais où elles subissent des cures d’amaigrissement avant d’aller au Trésor, ni de partage de butin avec des organisations qui ne fournissent aucun service etc. La satisfaction de la gestion se lit dans les gestes, les appréciations et les soutiens massifs des Américains avec qui les rapports sont excellents.
Je ne voudrais pas oublier les projets sociaux comme l’ARCH, qui ont démarré avec la grande satisfaction des populations. Il faut saluer là, le fabuleux recensement RAVIP qui est effectué et qui nous donne un état civil biométrique et fiable. On ne parle pas au Bénin, d’enfants sans état civil. Ce qui nous donne encore une grande crédibilité au plan international. En somme, quand on fait le tour, sur les plans économique, social, politique et infrastructurel, il y a de quoi être fier du parcours du Président TALON. Même si on ne l’aime pas, il faut reconnaître au lièvre qu’il sait courir. Moi j’étais loin de penser qu’on pouvait réaliser toutes ces choses en 5 ans.

Que reste-t-il à faire les 12 prochains mois avant la fin du quinquennat?
Quand un bilan est bon, ça pose beaucoup de questions. Je suis un homme politique. Il y a des travaux qui sont en train d’être lancés et dont j’ai parlé. Je suppose que ce sont les derniers grands chantiers qui s’ouvrent en cette dernière année du mandat du Président TALON. Le défi, c’est de les conduire avec le même souci de qualité et de rigueur. Mais, il y a parfois des chantiers qui trainent. Par exemple, Savalou Djougou. Il faut vraiment retrouver l’entreprise qui semble avoir abandonné le chantier qui est déjà exécuté à près de 2/3. Parce que tout est tracé. On ne comprend pas pourquoi ça s’arrête.
Du point de vue économique, nous avons connu le blocage qui continue avec le Nigéria, et ça, oui nous résistons. Mais, il faut continuer à négocier pour que cette voie-là, qui est une voie économique éternelle pour nous, s’ouvre afin que le Nigéria soit accessible facilement aux Béninois.
Dans cette dernière année, nous devons politiquement répondre sur la suite politique, c’est-à-dire les élections présidentielles. Et vos questions connexes imprécises ne cachent que cette préoccupation sensible et essentielle. Par exemple, votre préoccupation de crainte d’éléphant blanc sur les travaux avancés. Ma conviction est qu’il n’y a pas de risque que ces chantiers dérapent si c’est le Président TALON et son gouvernement qui les conduisent jusqu’au bout. Quand quelqu’un a bien fait, il faut le lui reconnaitre. Le problème que nous avons est celui d’une éventuelle rupture de suivi par celui qui est en train de faire d’aussi bonnes choses. Pour ma part, je suis convaincu qu’en appui de ce bilan élogieux, le Président TALON, s’il se présente aux élections présidentielles de 2021 n’a aucun problème pour gagner. C’est même lettre à la poste. Cette candidature est le souhait de tous, surtout au regard des défis politiques en cours de relèvement dont il est le ciment et la base de confiance de tous les acteurs politiques. Parce que celui qui a commencé quelque chose, qui a mis son énergie, qui s’est battu devrait être celui qui achève ces choses si rien ne s’y oppose.
Donc, notre problème n’est pas de gagner, mais celui de l’amener à être candidat.
Je fonde l’espoir qu’il en sera ainsi, car je ne crois pas qu’il ne se rende pas compte du fait que ses anciennes idées d’un mandat unique n’étaient pas réalistes. Trop de défis naissent qu’il n’avait pas imaginés. Et de ce point de vue, ce qu’il voulait faire en 5 ans et dont il nous parlait, c’est de commencer les reformes, les réussir et laisser un pays avec des textes, avec des modes de fonctionnement. On se rend compte aujourd’hui qu’il faut rester pour défendre la moralité et faire face aux défis qui pourraient hypothéquer la construction en cours. J’en ai parlé avec beaucoup de camarades du BR et surtout avec le Ministre Abdoulaye Bio Tchané. Si le Président Talon est candidat, il n’y a pas de doute, nous allons le soutenir pour qu’il soit président à nouveau. Parce que l’attelage qu’on a eu avec tous les partis qui se sont regroupés y compris nous-mêmes qui étions alliance Abt, aujourd’hui nous en sommes très satisfaits de il n’y a pas de raison qu’on change une équipe qui gagne. De toutes les façons, l’équipe gouvernementale qui est là doit continuer. C’est dans l’intérêt du pays. Nous ne parlons pas dans l’intérêt des personnes. Nous avons dit et je le répète, si le président Talon est candidat, nous le soutiendrons. Et nous devons le persuader de façon organisée, à continuer. Parce que ce que nous avons réussi dans ce pays en termes de réformes, est bien. Il faut le courage du chef qui est devant. Et l’exemple du chef, il en a donné assez. Il n’y a pas de question à se poser. L’équipe est maintenant soudée et nous sommes sûrs qu’on peut gagner les élections à venir si c’est lui, pourquoi nous allons nous donner la peine de nous entredéchirer si on a la solution la plus facile. Et c’est lui qui est la solution la plus facile.

Vous ne craignez pas de commencer un débat très tôt ou de devancer la décision de votre leader Bio TCHANE ?
Ce débat viendra oui ou non ? Si c’est trop tôt, je l’attendrai.
Je suis un proche de Bio Tchané et il m’a toujours enseigné la foi en Dieu et le fait de préférer une portion d’un grand gâteau qu’un petit gâteau tout seul. De nos échanges, sa position n’a jamais varié depuis le début. J’avoue que ce sujet dont il ne fait pas étalage et a été le bois à remuer quelques intrigues pour faire payer cher, à nous ses proches et lui-même. Mais comme il l’a dit souvent, on ne doit pas répondre à des spéculateurs, il faut s’en tenir à la confiance du Chef de l’Etat. Nous sommes des militants disciplinés qui avons fait notre preuve. Dieu pourvoira. C’est notre position que nous essayons de montrer et échanger au sein de notre nouveau Parti le Bloc Républicain. C’est clair. Depuis l’entame, on a dit on le soutient et on le soutiendra. Tant qu’il veut, on est là. Il n’y a pas de concurrence et 2020 est l’année charnière. C’est donc l’année de débat. Peut-être que j’anticipe un débat, mais moi j’ai toujours milité pour des systèmes. Pas pour les hommes. Mais le système ici aujourd’hui me satisfait. Et donc, je n’ai jamais eu peur de parler quand ça ne va pas. Je vous ai confié mon avis sans me préoccuper de l’effet, c’est ma vérité.

Entretien réalisé par Gérard AGOGNON

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