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Le triomphe de la vérité

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Réflexion sur la fête du Vodun: L’Uac accueille la conférence sur les religions endogènes le jeudi prochain


Les conférenciers face aux hommes des médias

En prélude à la célébration de la fête des religions traditionnelles, l’enseignant de Boologie à l’Université d’Abomey-Calavi, Dr Raymond Assogba a animé une conférence de presse le jeudi 2 janvier 2020 à la salle des professeurs de l’ex-Flash. Il était question pour le conférencier de lever un coin de voile sur la 2è édition de la conférence publique sur le 10 janvier qui aura lieu cette semaine.

Offrir aux étudiants qui sont face à l’échec du développement, l’opportunité que la pensée du Vodun leur permet de mobiliser comme variable de la culture de leur existence,et aller à la conquête du concept des religions traditionnelles en tant qu’universitaire. Ce sont entre autres les objectifs visés par les étudiants de la Boologie de l’Université d’Abomey-Calavi avec à leur tête l’enseignant de Boologie, Dr Raymond Assogba, en organisant la 2è édition de la conférence publique sur la fête du Vodun. A en croire celui-ci, l’institution du 10 janvier comme fête des religions traditionnelles, est la preuve de la vitalité du Vodun dans sa multiplicité intellectuelle. « Les différents Vodun, à partir de Sakpata tels que le chanteur Awo Mèwito Alèkpéhanhou les énumère; mais surtout par la réalité de l’intérêt que les intellectuels endogènes de la partie septentrionale y ont trouvé en la révolution du 10 janvier », a déclaré l’universitaire avant de déduire que le concept de religions traditionnelles a, non seulement fondé politiquement le Vodun comme religion, c’est-à-dire une institution républicaine, une idéologie super structurelle, mais aussi comme une instance autonome, à relier à un mode de production qui reste à caractériser par la recherche scientifique. Par ailleurs, il a expliqué que le Vodun n’est pas une aliénation culturelle comme les slogans tels que « le développement, le socialisme scientifique ou non, le marxisme-léninisme, le renouveau démocratique, le régime de changement-refondation », entre autres. « En tant qu’universitaire, nous nous proposons de penser ce que le Président Dieudonné Soglo a défini comme les religions traditionnelles. Il est important de voir si nous avons tiré toutes les conclusions de cette dénomination de religions traditionnelles », a-t-il renchéri, car pour lui, le 10 janvier est un point pour la jeunesse qui peut s’en saisir pour reconstruire sa conscience héritière de l’ambition des ancêtres bâtisseurs du développement du Bénin. « Le 10 janvier : et après ? » est le thème retenu pour cette conférence publique qui aura lieu le jeudi 9 janvier 2020à l’amphithéâtre ex-Flash de l’Université d’Abomey-Calavi. Les participants à cette conférence auront droit à quatre communications animées par des enseignants-chercheurs dont Patrick Houessou, Julien Gbaguidi, Raymond Assogba et Sylvain Adoho dit Maître Bobos, ainsi que la promotion du film de la jeune cinéaste béninoise Marina Hounnou sur le Vodun Zèkpon. Il est aussi prévu dans ce même cadre, des activités culturelles et la vente de livres.

Laurent D. Kossouho

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