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Le triomphe de la vérité

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Distinction/CAMES: 10 enseignants et cadres béninois honorés


Photo de quelques récipiendaires avec la Ministre de l’Enseignement supérieur, le Grand Chancelier de l’Ordre et le Recteur de l’Uac

Le rideau est tombé le mercredi 4 décembre dernier à Ouidah, sur les 4èmes Journées scientifiques du Cames. La cérémonie de clôture de ce rendez-vous scientifique présidée par la Ministre de l’Enseignement supérieur et présidente en exercice du Conseil des ministres du Cames, Eléonore Yayi Ladékan, a été marquée par l’entrée d’éminents enseignants chercheurs béninois dans l’Ordre International des Palmes Académiques du Cames, dont 7 élevés au grade de Chevaliers et 3, au grade d’Officiers de l’OIPA.

Tous vêtus de leur toge mauve et leur échappe à l’épaule gauche, ces enseignants chercheurs pour la plupart, se sont vus hisser dans le cercle restreint des distingués du Cames. Il s’agit notamment de Marc Abel Ayédoun, Professeur titulaire de Chimie organique à l’Université de Parakou (UP), Ezin Houngbé Josiane, Professeur titulaire de Psychiatrie à l’Uac, Emile Adjibadé Sanya, Professeur titulaire d’énergétique, Djimon Marcel Zannou, Professeur titulaire en médecine interne à l’Uac, Christophe Sègbè Houssou, Professeur titulaire de Géographie et Climatologie à l’Uac, Christine Ouinsavi, Professeur titulaire des sciences agronomiques à l’Up, et Damien Acakpovi, ancien comptable du Cames, élevés au grade de Chevaliers de l’OIPA. Au titre des Officiers de l’OIPA Cames, on retrouve trois éminents enseignants dont Alain Capo-Chichi, Maitre-assistant en Sciences de l’information et de la communication, Prosper Gandaho, Professeur titulaire de Psychiatrie d’adulte et Recteur de l’Université de Parakou, puis Raphael Barthélémy Darboux, Professeur titulaire et cadre du ministère de l’enseignement supérieur. Une distinction due à leur bravoure et dévouement au service rendu à l’enseignement scientifique en Afrique, notamment au Cames et à son plan stratégique de développement. Après l’acte honorable posé par le Grand Chancelier de l’Ordre, le Professeur Bertrand Mbatchi, le porte-parole des bénéficiaires, Professeur Prosper Gandaho, a remercié le Cames et exprimé leur émotion pour cette marque de reconnaissance. « C’est un sentiment de bonheur et de grande joie qui nous traverse de la tête au pied. Notre joie est grande », a-t-il dit tout en rassurant le gouvernement béninois et la communauté scientifique de la continuité du travail déjà entamé pour un meilleur essor des recherches scientifiques. Il a ensuite convié les jeunes chercheurs à développer l’esprit de discipline, l’amour du travail, le courage, l’abnégation au travail et la pluridisciplinarité pour une reconnaissance de leurs mérites. Prenant ensuite la parole, la Ministre Eléonore Yayi Ladékan, a rendu un hommage mérité aux lauréats promus dans l’Ordre, notamment aux femmes qui ne cessent de se faire s’imposer par leur savoir-faire. Un attribut à Mettre à l’actif du Cames qui porte très haut le flambeau de la promotion du genre, dans le monde scientifique. « Le Cames ne fait pas la promotion de simples individus mais de ceux qui marquent positivement leur communauté », a-t-elle affirmé tout en souhaitant un accroissement du nombre de femmes lauréates, pour les prochaines éditions.

Ils ont dit

Djimon Marcel Zannou, Professeur titulaire et Vice-recteur chargé des affaires académiques à l’Uac: « Nous sommes satisfaits de cette reconnaissance »

« Ce sont des impressions de joie, de satisfaction pour la reconnaissance que le Cames a de tout ce que nous avons pu faire comme travaux et services rendus à la communauté scientifique du Bénin et de l’Afrique. Nous ne pouvons qu’être satisfaits de cette reconnaissance. Nous sommes très contents et émus. Je convie les jeunes chercheurs à continuer de travailler, et comme un ainé le dit, travailler jusqu’à ce que mort s’en suive »

Christine Ouinsavi, Professeur titulaire à l’Up: « J’invite les consœurs à travailler davantage pour mériter plus »

« C’est un sentiment de grande joie qui témoigne la reconnaissance de nos efforts dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Quand on se voit honorer devant ses pairs, les parents, les amis et en présence des autorités de l’enseignement supérieur de notre pays, cela ne peut être qu’un sentiment de grande joie et de fierté, d’encouragement pour mieux faire. C’est ce qui est important. On ne doit pas dormir sur ses lauriers. Nous devons poursuivre le travail, donner toujours le bon exemple. Ce n’est qu’un clic pour aller encore de l’avant. J’appelle toute la communauté scientifique et particulièrement les femmes à pouvoir travailler et ne jamais baisser les bras. Pour atteindre la rive, l’Homme ne s’affirme que par le travail et rien d’autre que le travail. J’invite donc les consœurs à pouvoir travailler. Nous devons travailler davantage pour mériter et faire plus ».

Alain Capo-Chichi, Maitre-assistant en Sciences de l’information et de la communication: « Je suis officier mais l’ambition est de révéler les jeunes talents africains au monde »

« C’est l’heure de Dieu qui est la meilleure. Je me réjouis ce jour pour la décoration qui a été établie depuis 2017 et c’est un grand honneur pour moi de le recevoir chez moi, parce que nous sommes des « Houéda » et symboliquement, cela a son sens devant toute la famille et toute la communauté scientifique. Je remercie tous ceux qui ont contribué à ce que cette décoration soit transmise, principalement le Secrétaire général du Cames, la Ministre de l’enseignement supérieur qui, pour nous, est une véritable maman qui veut accompagner l’enseignement supérieur. Les actions au niveau du Cames ont été nombreuses. Un plan stratégique a été mis en place et validé par le conseil des ministres de l’enseignement supérieur. Nous avons modestement contribué à la mise en place dans l’espace Cames d’un référentiel pour la création de formation. Nous devons de plus en plus mettre l’innovation au cœur du développement. La recherche est importante. Elle doit se faire pour la communauté et avec les acteurs. Je crois que nous avons modestement contribué au rayonnement par nos actions aussi bien au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Burkina et à travers le monde. Il y a quelques années, j’ai reçu le prix des 10 jeunes les plus remarquables du monde et je me suis promis de faire plus. C’est vrai qu’aujourd’hui je suis officier mais l’ambition doit être de tout faire pour que les jeunes enfants africains qui ont du talent, soient révélés au monde ».

Rastel DAN

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