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Le triomphe de la vérité

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Suite aux dénonciations contre la Céna et les législatives 2019: Tiando répond à Elias


Le président de la Cena, Emmanuel Tiando

Il ne s’agit « ni de révélations ni de déballages » a réagi le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Emmanuel Tiando à la suite des récentes déclarations de Jean-Baptiste Elias, président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) sur le traitement des dossiers de candidatures aux législatives 2019. C’était hier au cours d’une conférence de presse tenue au siège de l’institution à Cotonou. Selon Emmanuel Tiando, « ce dont il a parlé a déjà été objet de recours devant la Cour constitutionnelle », se disant avoir été surpris par la sortie médiatique du président de l’Anlc cinq mois après le scrutin du 28 avril 2019. A le croire, Jean-Baptiste Elias a adressé une lettre à la Cena et a souhaité auditionner deux membres de l’institution suite à une plainte. Selon ses propos, il a demandé à voir le contenu de la plainte, mais un refus lui a été opposé. Emmanuel Tiando poursuit que l’audition a eu lieu comme l’a souhaité M. Elias. « Après cela, il m’a demandé de passer à l’Anlc pour qu’on en parle. J’ai dépêché la vice-présidente. Après cette rencontre, nous n’avons plus rien entendu », a notifié le président de la Cena qui dit ne pas comprendre cette sortie médiatique. Emmanuel Tiando se demande si le président de l’Anlc a le droit d’exposer de telles informations. Pour lui, la sortie de Jean-Baptiste Elias suscite des questions qui s’analysent en une «intention manifeste de nuire à la crédibilité de la Cena à des fins inavouées ». Le président de la Cena a souligné que l’essentiel des récriminations faites par Jean-Baptiste Elias au processus électoral, est axé sur la dénonciation du non-respect de l’application de loi et la non censure des irrégularités constatées avec en fond de toile une accusation de traitement déséquilibré des dossiers. « Au cours de notre point de presse du 13 mars 2019, nous nous étions longuement expliqués à ce sujet en révélant la méthodologie suivie dans l’étude des dossiers de candidatures ainsi que les délibérations de la plénière », a défendu Emmanuel Tiando.
La comparaison entre les méthodologies du ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique et celle de la CENA faite par Jean-Baptiste Elias est « un mauvais procès » selon le président de la Cena. Sur la dissension des lieux de naissance entre carte d’électeur et d’autres pièces produites par certains candidats, Emmanuel Tiando fait savoir qu’ «elle se comprend aisément et n’est pas imputable aux intéressés ». Selon le président de la Cena, cette discordance est la conséquence de la réforme territoriale intervenue en 1978 qui a induit des mutations. «C’est au vu des mutations induites par cette réforme territoriale que la Cena n’a pas pu censurer ces discordances », a fait savoir le président Tiando.

Assise Agossa (Stag.)

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