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Le triomphe de la vérité

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Clôture du colloque scientifique de la Cour constitutionnelle: Elisabeth Pognon salue la Cour Djogbénou pour ses initiatives


Elisabeth Pognon saluant la Cour Djogbénou

Tenus pendant trois jours à l’hôtel Golden-Tulip à Cotonou, les travaux du Colloque scientifique sur le thème : « la cour constitutionnelle, entre rupture et continuité » se sont achevés ce vendredi 13 septembre 2019. Avant l’allocution de clôture du président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, l’intervention de l’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, Mme Elisabeth Pognon a été déterminante dans la nouvelle organisation de l’institution constitutionnelle. En effet, malgré le coup de l’âge, l’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, Mme Elisabeth Pognon n’a pas perdu sa verve et sa ténacité habituelle. Elle a suivi toutes les communications données pendant les trois jours de cette rencontre du donner et du recevoir et exprimé sa grande satisfaction devant le parterre d’invités venus de plusieurs pays d’Afrique et d’outre-mer. « Je vois que la modification apportée par le règlement actuel va davantage dans ce sens pour que les gens puissent se sentir concernés, intéressés à ce qui se fait à la Cour Constitutionnelle. BRAVO, BRAVO !!! Je vois que la relève est parfaitement assurée et qu’elle ira encore plus loin », a laissé entendre la présidente titulaire de la cour constitutionnelle comme aime l’appeler le Professeur Joseph DJOGBENOU.

Lire L’intégralité de l’intervention de Mme Elisabeth Pognon, Ancienne Présidente de la Cour Constitutionnelle

BRAVO, BRAVO !!! Je vois que la relève est parfaitement assurée et qu’elle ira encore plus loin.
« Je remercie le Président Joseph DJOGBENOU et toute la Cour Constitutionnelle de la sixième mandature, d’avoir pensé à nous associer à ce colloque. Je vous assure que, moi je suis particulièrement heureuse d’avoir suivi les travaux, ça m’a ramenée à vingt-cinq années, plus jeune. Je veux faire une petite comparaison à ce que nous avions connu à l’époque et ce que nous connaissons actuellement. D’abord pour l’installation de cette première mandature, cela n’a pas été facile, il y a eu beaucoup de résistance. Disons que la Cour a démarré, pas sur des chapeaux de roues, mais à pas de sénateur pour savoir comment ça va se dérouler. Nous avions déjà connu à cette époque-là des problèmes que vous connaissez en ce moment. Je ne citerai qu’un exemple : Les rapports entre les magistratures, les juges judiciaires et la Cour Suprême, la Cour Suprême et la Cour Constitutionnelle. Devrons-nous statuer sur les décisions de la Cour Suprême ? Nous avions été saisis déjà en 1994 d’un cas pathan. Nous avions essayé de régler ça le mieux possible. Surtout, en tenant considérant que c’est la toute première fois que nous connaissons la justice constitutionnelle dans notre pays, il ne faut pas que le public béninois soit déçu. Nous avions tout fait pour faire aimer cette justice constitutionnelle, qu’elle soit acceptée par le peuple. Je crois que de ce point de vue-là, nous avions réussi puisque la 6ème mandature est applaudie encore bien que critiquée et acceptée dans notre environnement juridique. Et sur ça, je suis particulièrement heureuse de constater l’évolution des choses, l’amélioration des choses. Nous avions essayé à notre niveau à l’époque d’améliorer un tout petit peu ce qui convenait. Un petit exemple : Tenant compte de l’illettrisme de notre population, tout le monde ne sait pas lire, tout le monde ne sait pas écrire et il fallait qu’au départ que le recours se fasse par écrit. Comment voulez-vous faire accepter un recours s’il n’est pas signé ? Et en ce moment nous avions apporté une petite modification qui ne semblait pas importante mais qui autorisait même les illettrés en imposant leurs empreintes digitales, tout en se rassurant que c’est bien eux qui portent le recours devant la Cour Constitutionnelle. Il y a eu des petits attouchements que nous avions faits à l’époque pour que le public soit concerné par la justice constitutionnelle. Je vois que la modification apportée par le règlement actuel va davantage dans ce sens pour que les gens puissent se sentir concernés, pour que les gens se sentent intéressés à ce qui se fait à la Cour Constitutionnelle. BRAVO, BRAVO !!! Je vois que la relève est parfaitement assurée et qu’elle ira encore plus loin ».

Yannick SOMALON

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