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Le triomphe de la vérité

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Confidence du député démissionnaire Abraham Zinzindohoué: «C’est moi qui avais introduit la peine d’inéligibilité dans les lois électorales»


Me Abraham Zinzindohoué

La décision de la justice béninoise condamnant le vendredi 2 août 2019, l’ex-Premier ministre Lionel Zinsou à 5 ans d’inéligibilité pour dépassement de frais de campagne, continue d’étonner plus d’un sur cette nouvelle trouvaille de sanctions contre les politiques. Invité de la rubrique « Sous l’arbre à palabres » au journal l’Evénement Précis, l’ancien député et ancien ministre Abraham Zinzindohoué, connu pour son grand intérêt à la production intellectuelle ainsi que sa disponibilité constante à apporter sa contribution aux débats, a saisi l’occasion pour lever un coin de voile sur les origines de cette disposition de la loi : « Vous me donnez l’occasion de faire une confidence. C’est moi qui, à la 4ème législature, avais introduit la peine d’inéligibilité dans les lois électorales », a révélé l’honorable co-président du présidium du parti Union Progressiste. Pour être plus précis, l’ancien député qui revendique la paternité de cette loi qui sanctionne réellement les politiciens indélicats recommande : « Lisez donc mon ouvrage intitulé Ma part de législature, et vous le verrez ». La législation béninoise qui était complaisante et même laxiste sur la question, n’avait pas prévu pareille disposition : « Avant ça, il n’y a jamais eu peine d’inéligibilité. Il y avait des peines d’emprisonnement et des peines d’amende. C’est moi qui l’ai introduite dans l’arsenal juridique béninois. C’était en 2005 », rappelle l’ancien président du parti La Renaissance du Bénin. Pour situer clairement sur les mobiles de cette disposition qu’il a proposée pour «discipliner et faire mal à l’homme politique », Abraham Zinzindohoué fait des confidences « J’ai compris que pour un homme politique, l’inéligibilité est plus importante que les amendes. Si c’est amende, il va payer ; même si c’est l’emprisonnement, il va y aller et y ressortir. Mais quand on dit que vous êtes inéligible pour un an à dix ans, selon la faute, c’est plus sensible pour un homme politique ». Cette disposition introduite ainsi depuis 2005 sous la 4ème législature dans l’arsenal juridique béninois vient de produire ses effets avec la condamnation par la justice de l’ancien premier ministre de Boni Yayi et ancien candidat à l’élection présidentielle à une inéligibilité pour 5 ans à toutes les élections au Bénin.

Gérard AGOGNON

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