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Le triomphe de la vérité

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Politique nationale: Abraham Zinzindohoué fait des révélations sur le plan de l’Opposition


L’Honorable Abraham Zinzindohoué actuellement co-président du présidium du parti Union Progressiste

L’opposition n’est pas unie et cohérente, selon les analyses de l’He Abraham Zinzindohoué qui préfère parler des « Oppositions » pour évoquer l’ensemble des formations politiques en opposition au régime en place. Reçu au siège du quotidien l’Evénement Précis le mardi 20 août 2019, dans la rubrique « Sous l’arbre à palabres », Abraham Zinzindohoué a fait savoir que « les Oppositions se sont exclues » des législatives du 28 avril dernier du fait de leur incapacité à se mettre ensemble pour se conformer à une loi qu’ils ont votée avec d’autres députés : « Ces acteurs politiques, ils étaient à l’Assemblée quand la dernière charte a été votée. Ils ont été parties prenantes, ils y ont pris part à la quasi-unanimité. On ne peut pas dire qu’ils sont exclus ». Témoin oculaire de la large consultation qui a abouti à l’examen et le vote de la loi portant charte des partis, Abraham Zinzindohoué refuse d’admettre l’idée d’une exclusion de l’opposition des législatives : « Ils ont participé à la confection de la charte des partis politiques. On ne peut pas dire qu’ils sont exclus, ce n’est pas normal », a-t-il martelé avec véhémence. Revenant sur le processus ayant conduit à la confection et au vote de cette loi électorale, l’invité a indiqué qu’il y a eu au préalable, des travaux, des séminaires à Grand Popo, à Cotonou et ailleurs avec la participation active des partis membres de la mouvance présidentielle et ceux de l’Opposition. « Il y a même une communication que j’ai faite aux députés lors de ces séminaires en ce moment. On a travaillé en atelier puis aux débats, tous étaient . C’était une mini conférence puisqu’il y avait la société civile, les confessions religieuses, les femmes, les hommes, toutes catégories confondues. On était ensemble avant que le texte ne soit étudié en commission, amendé et tout ce qu’il faut », a rappelé le Député, précisant qu’en ce qui concerne le nombre des membres fondateurs d’un parti, « au départ, ce n’était pas 15 membres. Le premier projet parlait de 100 membres par commune et les gens ont demandé comment cela pourrait être possible. On ne pourra pas. Et, c’était par une sorte de consensus qu’on est arrivé au sortir de ce séminaire à 15 membres ».

Abraham Zinzindohoué révèle le plan de l’Opposition
En s’écartant du processus électoral, l’Opposition avait bel et bien planifié un plan qu’il a plu à l’He Abraham Zinzindohoué de dévoiler lors de son passage dans la rubrique « Sous l’arbre à palabres ». « Cet agenda, quand on se rappelle de l’appel de Djèfa qui demande aux citoyens d’utiliser l’article 66, c’est pour se révolter contre le Président Patrice Talon. Ils l’ont dit, ils le répètent, ils l’ont écrit. Il y a d’autres qui donnent d’ultimatum au chef d’Etat élu », a confié Abraham Zinzindohoué. Selon lui, ceux qui estiment que sans opposition, il n’y a pas de démocratie se trompent. « Il y a deux écueils que nous devons éviter : ce que j’appelle la démocratie d’émotion et la démocratie d’émeute. Je vais vous le rappeler, depuis l’appel de Djèfa, l’article 66 de la constitution était déjà convoqué. (…) les gens avaient un autre agenda », a-t-il expliqué.

L’intégralité des révélations de l’honorable Abraham Zinzindohoué

« Je vais vous le rappeler, depuis l’appel de Djèfa, l’article 66 de la constitution était déjà convoqué pour que le peuple se soulève en ce temps-là. Est-ce qu’il y avait la 8ème législature ? Est-ce qu’en cette année on était en élection ? Donc je vous dis que les gens avaient un autre agenda. Cet agenda, quand on se rappelle de l’appel de Djefa qui demande aux citoyens d’utiliser l’article 66, c’est pour se révolter contre qui? Contre le président élu, le président Talon. Ils l’ont dit, ils le répètent, ils l’ont écrit. Il y a les autres, les gens qui donnent d’ultimatum au chef d’Etat élu. Il comptait sur quoi ? C’est des gens qui sont nostalgiques du passé. On veut faire encore venir des mercenaires dans ce pays ? Pour faire quoi ? Parce qu’il faut que l’actuel président parte. Il faut écourter son mandat et pour quel motif ? Il a été élu. Est-ce qu’on est des démocrates ? La beauté de la démocratie est que celui qui est élu, a un mandat, c’est pour un temps, ce n’est pas l’éternité. À l’échéance, il remet son mandat en jeu. Si vous êtes content de lui, vous le remettez, si vous n’êtes pas content de lui, vous le congédiez. Pourquoi en à peine un an d’exercice, est -on si pressé pour dire qu’il faut écourter le mandat de ce président ? Pour cela, vous devez réfléchir et dire mais est-ce des démocrates ceux-là ? Ils ne sont pas des démocrates ».

Laurent D. Kossouho

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