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Le triomphe de la vérité

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Décrispation de la crise post-électorale: Le parti Fcbe exige un médiateur pour conduire le dialogue national


Le député Nourénou Atchadé, porte parole du parti Force Cauris pour un Bénin Emergent

Le dialogue tel qu’envisagé par le Président de la république ne rencontre pas l’assentiment des partis d’opposition. A en croire l’ancien député et porte-parole du parti Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe), Nourénou Atchadé, reçu ce mardi 23 juillet dans le numéro127 de la rubrique sous l’arbre à palabres du quotidien l’Evénement Précis, le Président Patrice Talon ne veut pas du dialogue. Il souligne que pour le chef de l’Etat, le dialogue se fera en deux étapes. La première étape est celle de la formalisation des onze (11) partis invités à la rencontre du 15 Juillet. La deuxième est la correction de la charte des partis politiques et le code électoral en présence de 16 partis à savoir les 5 qui ont franchi l’étape d’enregistrement avant les législatives du 28 Avril et les 11 dont le processus d’enregistrement est toujours en cours au ministère de l’intérieur. Cette perception du dialogue s’apparente à un séminaire, un atelier ou une réunion gouvernementale selon le porte-parole des Fcbe. Ce qui amène l’invité à clarifier qu’ils sont demandeurs d’un dialogue national contrairement au dialogue avec les partis politiques voulu par le Chef de l’Etat. Il va plus loin en clamant que le Chef de l’Etat ne peut pas être juge et partie, en ce sens qu’il ne peut pas contribuer à régler le problème qu’il a lui-même créé.C’est pour cela qu’il va proposer au regard de l’ampleur de la crise post-électorale ayant fait des blessés et des pertes en vie humaine, qu’un médiateur soit identifié pour conduire le dialogue. Ce qui va permettre de prendre langue avec toutes les formations politiques, la société civile afin que tous les fils et filles du Bénin se sentent réellement concernés par la chose publique. En prélude à ce dialogue national, l’invité de la rubrique ‘’sous l’arbre à palabres’’ pose d’autres conditions. Il s’agit de « la remise des corps des personnes assassinées » aux familles pour qu’elles fassent le deuil ; le retour des fils et filles du Bénin en exil au pays ;la délivrance du certificat de conformité et l’organisation d’une élection législative pour la 8ème législature.
A la question de savoir pourquoi les partis de ‘’la résistance’’ continuent de réclamer la reprise des élections législatives alors qu’après la cour constitutionnelle, des institutions sous régionales l’ont aussi validées, l’ancien député Nourénou Atchadé répond que ni la Cedeao ni l’Uemoa n’ont validé une élection. Plus radical sur le sujet, le député Nourénou Atchadé a fait remarquer qu’aucun texte n’autorise ces institutions à valider une élection.
Sous l’arbre à palabres, le porte-parole du parti Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) profite pour répondre à ce qu’il appelle des intoxications : « L’ancien président Boni Yayi n’a aucune intention de rester définitivement à l’extérieur.Il compte revenir après son rétablissement »,a-t-il déclaré pour taire les rumeurs à ce sujet. Selon les explications de l’invité de l’Evénement Précis, le secrétaire exécutif national du parti Fcbe, Valentin Djènontin serait contraint en exil. Parti au départ pour une mission européenne de dix jours avec un billet d’avion aller-retour, il s’est vu obliger de s’exiler suite à un communiqué qui intimait l’ordre de l’amener à toutes les frontières béninoises où il serait trouvé.

Fidèle KENOU

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