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Le triomphe de la vérité

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Entretien avec Roberto Ewassadja, initiateur du projet « Mon hymne national dans ma langue »: « Le bilan est satisfaisant, car nos objectifs ont été majoritairement atteints »


Trois ans déjà que s’organise chaque année au Bénin, le concours « Mon hymne national dans ma langue ». Une initiative de l’Ecole Africaine des Danses Cérémonielles et Royales (EADCR), dirigée par le promoteur culturel, Roberto Sètounkpatin Ewassadja. Au lendemain de la grande finale de cette compétition qui est à sa 3è édition, notre rédaction s’est entretenue avec le promoteur pour faire le bilan du chemin parcouru. Cet entretien a été aussi une occasion pour lui de présenter les perspectives qu’il envisage dans le cadre de ce projet culturel.

L’Evénement Précis : Bonjour ! Merci de vous présenter à nos lecteurs.

: Je suis Roberto Sètounkpatin Ewassadja, Directeur de l’Ecole Africaine des Danses Cérémonielles et Royales « Tôhwendo man bou » et Coordonnateur nationaldu projet « Mon hymne national dans ma langue ». Je suis également le Président en exercice du Réseau Panafricain des Professionnels de l’Art (Réseau AfricArt).

Vous venez de boucler définitivement l’édition 2019 du projet « « Mon hymne national dans ma langue ». Quel bilan faites-vous de cette 3è édition ?
D’abord, je remercie le Dieu Tout Puissant et mon feu père dont j’ai mis le nom sur notre école de danse, qui font toujours des merveilles à travers leur assistance permanente. Pour cette édition du concours « Mon hymne national dans ma langue », il faut dire que le chemin a été très long, mais nous avons su braver les obstacles pour tenir cette édition. Le bilan est satisfaisant, car nos objectifs ont été atteints dans leur majorité. Ce projet nous permet la détection des talents, et puis leur formation. Après cette étape, nous organisons la compétition pour la sélection au niveau des phases préliminaires, avant d’aller à la phase nationale. Je profite pour remercier tous nos partenaires, les apprenants, les parents, les dirigeants d’établissement qui ont cru réellement en ce projet. Au vu des résultats que nous avons déjà obtenus, nous sommes convaincus que demain sera meilleur.Et pour y arriver, il nous faut de l’audace, du courage et de la persévérance.

Parlez-nous des difficultés que vous avez rencontrées lors de l’exécution dudit projet
Des difficultés, on en a rencontrées. La détection des établissements n’a pas été facile. La première difficulté que nous avons rencontrée est qu’à un moment donné, tous les établissements publics ont été réticents et demeurent réticents par rapport à ce projet. Le ministère de l’enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle ne nous a pas donné l’autorisation dont nous avons fait la demande pour pouvoir passer dans les établissements publics pour les sensibiliser à participer à ce projet. Nous avons également eu des difficultés financières. D’abord, il faut souligner que le projet nécessite beaucoup de moyens financiers. C’est un projet qui couvre toute l’année scolaire. Ce qui signifie que nous faisons des exercices pendant neuf mois avec les apprenants. Quand on prend l’exemple de cette finale qui nous a regroupés le samedi 15 juin dernier à Parakou, avant que les établissements en lice ne se déplacent, il faudrait que nous leur assurionstout au moins, le déplacement, l’hébergement et la restaurationvoire l’habillement de chaque équipe. Nous le faisons afin que ceux-là puissent s’intéresser davantage au projet les années à venir. Ça n’a pas été du tout facile. Mais nous avons pu faire de notre mieux pour la tenue de cette édition.

Quelles sont les perspectives que vous envisagez ?
Notre école de danse créée par le biais de notre Association, entend redynamiser le groupe à l’occasion d’une Assemblée générale qui se tiendra dans quelques jours pour, analyser le fonctionnement de tous les démembrements de l’Association en ce qui concerne l’exécution des projets. A cette Assemblée, nous allons discuter également de l’organisation de l’édition 2020 du projet. Pour la prochaine édition, nous ambitionnons d’étendre le projet à d’autres établissements dans la sous-région. Car étant donné que nous sommes le premier responsable du Réseau Panafricain des Professionnels de l’Art (Réseau Afric’Art), il est de notre devoir d’élargir notre champ d’actions. Les 10 pays que compte le Réseau ayant vu l’ascension que prend le projet, ont voulu qu’il soit généralisé pour qu’ils y participent aussi. Notre ambition, c’est de faire du Bénin, une destination sûre et de révéler notre nationà travers son hymne national et ses danses. Nous envisageons donc d’associer les autres pays autour de cet idéal pour aller à une compétition régionale à laquelle prendra part, l’équipe championne du Bénin. Nous venons aussi de lancer les activités entrant dans le cadre de la formation « Dansons tous maintenant » que nous organisons chaque année.

Quel est votre mot de fin pour conclure cet entretien ?
C’est le moment pour moi d’exprimer une fois encore ma gratitude et ma reconnaissance à l’endroit de tous nos partenaires, du parrain de l’édition 2019, le Professeur David Koffi Aza, des autorités du ministère du tourisme, de la culture et des sports qui nous soutenus par l’entremise du Fonds des Arts et de la Culture.

Propos recueillis par
Laurent D. Kossouho

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