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Le triomphe de la vérité

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Roberto Ewassadja, initiateur du projet « Mon hymne national dans ma langue »: « C’est notre manière d’apporter notre pierre à l’édification de notre cher et beau pays, le Bénin »


Le concours « Mon hymne national dans ma langue » est l’une des compétitions de promotion des langues maternelles et de la culture, et ne cesse de connaître du succès depuis sa création. A l’occasion de la troisième édition dénommée « Trophée feu Hubert Maga », un programme riche en activités artistiques, culturelles, touristiques et sportives est concocté dans le cadre de la grande finale nationale qui se tient à Parakou le week-end prochain. C’est ce que nous renseigne le jeune promoteur culturel, Roberto Ewassadja dans cette interview qu’il a accordée à notre rédaction.

L’Evénement Précis : Bonjour ! Merci de vous présenter à nos lecteurs

Roberto Ewassadja : On m’appelle Sètounkpatin Roberto Ewassadja. Je suis le Directeur de l’Ecole des danses cérémonielles et royales « Tôhwendo man bou » et le Coordonnateur national du projet « Mon hymne national dans ma langue ». Je suis également le président en exercice du réseau panafricain des professionnels de l’art (Afric’Art).

Que comprendre de ce projet dont vous êtes l’initiateur ?
Le projet « Mon hymne national dans ma langue » initié par notre école de danse et qui est à sa troisième édition, est un concours mettant aux prises des équipes composées d’élèves et écoliers pour l’exécution de notre hymne national dans différentes langues maternelles. Il a été mis sur pied d’après l’idée selon laquelle nous ne pouvons pas nous développer sans nos langues et notre culture. Raison pour laquelle nous nous sommes dit que quand nous agissons sur l’arbre par les racines, nous ferons du bien à cet arbre qui va bien s’enraciner. Nous avons donc pris notre hymne national qui est la vitrine qui dit tout de notre pays, qui donne tout ce qu’il y a comme information sur notre pays et que nous n’arrivons pas à comprendre quand nous l’exécutons en français. On s’est dit qu’il est un devoir pour nous d’apporter notre pierre à l’édification de notre cher et beau pays, le Bénin. Quand nous prenons l’exemple de la Chine, elle s’est développée sur la base de sa langue et de sa culture. C’est tout cela qui nous a motivés à prendre cette initiative de si tôt. Le thème que nous avons retenu cette année est, « les couplets révélateurs de la sociologie du développement au Bénin: Cas du 1er couplet “Jadis à son appel, nos aïeux, sans faiblesse” ».

Où va se dérouler la finale et quelles sont les équipes en lice ?
La grande finale de cette édition aura lieu à Parakou. La finale de la première édition s’est tenue à Abomey-Calavi, la deuxième à Cotonou et pour cette fois-ci, nous avons décidé de l’organiser dans le Nord pour permettre à ceux qui sont dans le septentrion de bénéficier de ce projet d’envergure nationale. Il faut préciser que depuis que nous organisons cette compétition, les équipes du Nord viennent chaque année dans le Sud pour y prendre part. Donc c’est important de faire un brassage et permettre en même temps aux équipes du Sud d’aller dans le Nord afin qu’on sente le brassage prôné par ce projet. Cette année, il y a 12 équipes finalistes, parce que pour cette édition, le projet a pris en compte 6 départements et 17 communes. Le concours se fait en trois langues à savoir le fon, le bariba et le ditamari. Donc quatre établissement dans chaque aire culturelle. Dans le département de l’Atlantique, nous avons le Complexe scolaire Agbidi, le Ceg Houèto, le Complexe scolaire Guide de l’Avenir, le Complexe scolaire La Gloire. Le Ceg Nata de Boukoumbé, le Lycée militaire des jeunes filles de Natitingou, le Ceg1 Natitingou et le Ceg 3 Natitingou vont représenter l’Atacora. Le département du Borgou sera représenté par le Lycée Mathieu Bouké, le Ceg Oké Dama, le Ceg Boko et le Ceg Komi Guea. Nous pensons aussi internationaliser ce projet, parce que dans notre réseau, nous envisageons initier un projet ayant trait à « Mon hymne national dans ma langue » et qui permettra à tous les pays membres de nous emboîter les pas pour permettre à l’équipe lauréate d’aller compétir au plan international pour vendre les mérites de notre culture.

Parlez-nous du déroulement de cette phase finale nationale
La phase finale de cette année va se dérouler autour d’un programme très alléchant. Les activités auront lieu du 14 au 16 juin prochains. Etant donné que le trophée est dédié au feu Président Hubert Maga, toutes les équipes vont se rassembler à la place Hubert Maga à Parakou le vendredi 14 juin à 15h. Nous avons un programme touristique qui permettra à toutes les délégations de découvrir la beauté de la ville de Parakou. Un sport d’ensemble est prévu pour le samedi matin. S’en suivra une campagne de salubrité pour contribuer à la propreté de cette belle ville. Après ça, place sera faite à la grande finale qui se déroulera le samedi 15 juin à partir de 16h à l’Institut français de Parakou. Nous aurons plusieurs jurys qui vont juger chaque équipe à travers la langue qui lui est appropriée. Donc nous aurons un trophée pour chaque aire culturelle. A ces trophées va s’ajouter le trophée national « feu Hubert Maga » dont l’attribution se fera par un jury national. Le trophée national englobe le chant et la danse. Cette année, nous avons retenu comme rythme, le houngan du sud, le tipemti de l’Atacora et le tèkè du Borgou.

Quel appel avez-vous à lancer au public béninois ?
D’abord, je rassure toutes les populations de Parakou que le projet appartient à nous tous et donc, il ne se limite pas seulement au milieu scolaire. Ce projet concerne toutes les couches sociales. Et cela permettra à tout le monde de chanter « l’Aube nouvelle » dans nos langues et bien. Je lance un appel au public parakois de venir nous soutenir. Je profite de l’occasion pour remercier tous nos partenaires qui ne ménagent aucun effort pour nous soutenir, à commencer par le Ministre du tourisme, de la culture et des sports, Oswald Homéky, le Directeur du fonds des arts et de la culture, Gilbert Déou malè, les autorités politico-administratives de la commune de Parakou, nos coordonnateurs de zone, nos conseillers, les responsables des établissements en compétition, le parrain de cette édition le Professeur David Koffi Aza pour son soutien indéfectible. Nous avons fixé l’entrée à 500f et 1000f pour accompagner l’initiative. Tous ceux qui veulent nous soutenir peuvent contacter le 97 72 36 04.

Propos recueillis par
Laurent D. Kossouho

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