.
.

Le triomphe de la vérité

.

De retour au Parlement: Abraham Zinzindouhoué, Boniface Yèhouétomé et autres députés réagissent


Abraham Daniel Zinzindohoué: « Je n’ai pas oublié les réflexes de parlementaire »

« C’est des impressions normales. Je ne suis pas nouveau dans la maison, c’est la troisième fois. J’ai fait la première législature, celle qui était la meilleure, la plus huppée. Que celle-ci qui est aussi la première après la réforme du système partisan soit à la hauteur de la première après le renouveau démocratique. Mes impressions sont bonnes, j’ai vu d’autres collègues, d’autres camarades qui ont tous le sourire que ce soit de l’Union progressiste et du second parti qui était notre challenger au cours des élections législatives qui viennent de terminer. Comme vous le savez certainement, nous étions en séminaire, en atelier d’échange, nous voulons être une formation de référence, nous voulons que les partis politiques se comportent autrement que ce que nous avons vécu jusque là. Que cela soit de véritables partis politiques où on forme les militants, où on forme les cadres, où on se prononce sur l’actualité politique. Que ce ne soit plus des combinaisons d’antan, des alliances de circonstances qui ne durent que le temps d’un feu de paille. Nous voulons vivre vraiment en parti de référence, c’est ça qui a expliqué notre atelier d’échange où il y a de nouveaux collègues, des nouveaux élus à qui nous avons présenté un peu l’organisation du parlement, les différents organes et leur donner quelques bribes de ce qu’ils sont venus faire. Vous savez que moi j’aime bien la reddition des comptes. Pour mes deux premières mandatures, j’ai un écrit intitulé « Ma part de législature », c’est imprimé par la Croix du Bénin et c’est sorti en 2012. Quand vous parcourez un peu cet ouvrage, vous voyez le rôle du député, qu’est ce qu’un député, qu’est ce qu’il fait de façon concrète, le vote des lois, la rédaction comment cela se fait, le contrôle de l’action gouvernementale en questions écrites, orales avec ou sans réponse, j’ai illustré cela par le travail que j’ai fait personnellement et en collaboration avec d’autres députés. Donc c’est pour vous dire que cela fait un peu plus d’une dizaine d’année qu’on a rompu avec le parlement, mais comme on dit chez nous, quand on comprend une langue on ne l’oublie pas. Donc je n’ai pas oublié les réflexes de parlementaire. »

 

Boniface Yèhouétomè: « Je remercie les populations qui ont bravé les menaces pour aller voter »

« Je me réjouis de revenir pour la huitième législature. Je sais que nous avons initié à la septième législature des réformes qui nous ont conduits là où nous sommes arrivés. Mais la loi étant la loi, il faut bien pouvoir suivre les textes et continuer les réformes, de faire des aménagements, des réaménagements de manière à faire en sorte que notre système démocratique puisse continuer. Dans tous les cas, il n’y a pas de modèle de démocratie. La démocratie s’adapte aux réalités de chaque territoire. Et je crois qu’au Bénin, on peut déplorer un peu tout ce qui s’est passé, mais aucune réforme n’est facile. Toutes les réformes sont difficiles. Mais il faut avoir la volonté et la force de continuer. Nous devons mettre tout en œuvre pour que le pays aille de mieux en mieux en respectant les textes. Je remercie les populations qui ont bravé les menaces, qui ont bravé les difficultés pour aller voter. Particulièrement dans ma circonscription électorale, si vous observez bien, le taux de participation est le plus élevé du pays. Donc je félicite vraiment mes parents qui ont cru devoir remplir ce devoir de citoyen. Pour le moment, le vote n’est pas obligatoire dans notre pays, mais c’est un devoir. Et certains ont rempli ce devoir, je les remercie. A d’autres niveaux, le taux de participation est plus faible. Des gens ont voulu aller voter, mais on les a peut être menacé, on les a empêché de le faire. Tout compte fait, la loi n’indique pas un taux pour que les élections soient validées. Et je crois que le vote a eu lieu et je remercie tout le peuple béninois y compris ceux qui sont restés de peur d’être malmenés, agressés, séquestrés, je les remercie aussi. J’invite le peuple à la sérénité. De toutes les façons, rien ne vaut la paix, elle est valable pour tout le monde. J’aurais bien souhaité qu’il y ait plus de participations, qu’il y ait plus de formations politiques qui participent, mais à l’impossible nul n’est tenu. Cela s’est passé et je crois que les années à venir, nous allons faire en sorte que notre modèle démocratique contribue au bien de notre peuple, de notre pays et des acteurs politiques. J’espère que le parlement va poursuivre aussi les réformes et essayer de tirer leçons de tout ce qu’on a vécu parce qu’il n’y a aucune loi parfaite. Il y a des lois qu’il faut réaménager en tenant compte de notre réalité, de notre culture. ».

Propos recueillis par Fidèle KENOU

N'hésitez pas à partager ...Share on Facebook
Facebook
0Share on Google+
Google+
0Tweet about this on Twitter
Twitter
0Share on LinkedIn
Linkedin

Reviews

  • Total Score 0%



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *