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Le triomphe de la vérité

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Enseignements secondaire, technique et la formation professionnelle: Mahougnon Kakpo expose la vision du gouvernement


Le Ministre Mahougnon KAKPO à propos de l’organisation du BEPC 2018 Au nom du gouvernement, je remercie les enseignants pour les sacrifices consentis

Universitaire et ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation  professionnelle, Mahougnon Kakpo était l’invité ce dimanche 12 mai, de l’émission  «Ma part de vérité» de la télévision privée Golfe TV. Il était question pour lui de revenir, de façon détaillée, sur les chantiers de la relance de l’enseignement et la formation technique et professionnelle au Bénin.

« Au Bénin, l’enseignement du second degré se conçoit avec l’enseignement secondaire général, l’enseignement technique, la formation professionnelle et l’alphabétisation », dira Mahougnon Kakpo à l’entame de l’émission, pour expliquer le cahier de charges qui est le sien au sein du gouvernement de Patrice Talon. Conscient de cette charge, il estime que ‘’c’est un vaste secteur’’ mais qui devient facile « lorsque vous êtes dans une équipe gouvernementale qui travaille avec méthode ». Il a expliqué que le système éducatif a connu depuis trois ans une évolution remarquable. « Ce système était désorganisé et embryonnaire. Il a été commandé des études diagnostiques pour se rendre compte de ce qui est effectivement de notre système éducatif. Ceci est fait dans une seule ambition, celle de faire de l’éducation un rôle de vecteur, de transformation de notre économie », ajoutera l’invité. Mais à l’observation, on se rend compte que « notre système éducatif souffre d’un manque criard d’infrastructures avec l’érection des classes roulantes. Ce qui ne permet pas aux apprenants de bénéficier de la totalité du programme scolaire. Les équipements aussi sont devenus vétustes. Il y a une insuffisance du personnel enseignant et d’encadrement. Tout ceci ne permet pas d’aller vers le développement souhaité. C’est pourquoi il a été convenu de faire des réformes». Ces réformes que veut le gouvernement, décidé à changer les choses, sont multiformes

De l’orientation du système éducatif

Pour Mahougnon Kakpo la réforme de collège qui est en cours actuellement,  propose  plusieurs options en étude et « Les documents seront validés pour que dès la rentrée prochaine, cette réforme soit mise en œuvre». « Nous avons formé le personnel administratif afin que chaque acteur sache dans quel périmètre d’actions il doit se situer. Nous avions réalisé le guide scolaire et le référentiel de guide administratif avec une auto évaluation du personnel administratif. La gouvernance dans nos établissements n’était pas ce qu’elle devrait être. Nous avons une insuffisance d’enseignants qualifiés et ceux qui sont nommés pour la gestion des établissements le sont encore parmi ces derniers. Nous avons au total 889 établissements. Donc il sera mis en place un corps chargé de former le personnel administratif. L’établissement doit être géré comme une société», a expliqué le ministre. « Au niveau de l’alphabétisation, nous avons opéré plusieurs réformes. Le savoir pour le métier est donné directement dans la langue de l’apprenant. Ceci lui permet d’être en adéquation avec les termes de son milieu professionnel», ajoutera le ministre.

 

Des réformes dans l’enseignement technique

« Depuis l’indépendance, le statut du type d’école que nous avons eu, c’est celui d’aller vers les diplômes, et les grands diplômes. Dans l’enseignement secondaire général, sur 100 élèves, seuls 03 sont orientés vers la formation technique et professionnelle. Nous ne pouvons pas aller au développement en maintenant cette donne. C’est pourquoi nous avions décidé d’opérer des réformes pour changer cette tendance. Dans l’enseignement technique par exemple, les appareils qui leur servent d’apprentissage datent de 1953. Ils sont vétustes et on ne peut espérer un réel développement avec tout ceci. À cela, il faut ajouter comme  dans l’enseignement secondaire général, des infrastructures qui n’en valent pas la peine. Il y a un déphasage entre la formation et le besoin des entreprises.  Voilà un peu les résultats issus des diagnostics que le gouvernement a engagés.Le gouvernement a décidé, au vu de ces résultats pas du tout reluisants, d’aller vers l’élaboration de la relance de l’enseignement et la formation technique et professionnelle. Il faut l’implantation des infrastructures dans des zones indiquées, avec du matériel nouveau et adapté aux enjeux du moment. L’objectif qui est d’inverser la tendance sera sans aucun doute atteint à la fin de l’exécution de ce vaste programme », dira le ministre.

 

Adapter les curricula au marché de l’emploi

« Le gouvernement a ouvert plusieurs chantiers dans plusieurs domaines qui offrent des possibilités d’emplois. Notre économie est en perpétuelle croissance. Il faut une main-d’œuvre qualifiée. Où trouver cette main-d’œuvre qualifiée si nous ne prenons pas l’engagement tout de suite d’aller vers la relance de notre système éducatif en ayant à l’idée d’inverser la tendance? C’est là toute l’ambition du gouvernement du président Patrice Talon. Nous avons commis des experts au niveau des différentes filières pour élaborer un plan cohérent de relance. Tout est fait avec méthode et minutie. L’effet recherché est de pouvoir former la jeunesse à un métier et de la mettre aussitôt au travail une fois qu’elle finit sa formation. Elle y va soit en occupant des postes déjà disponibles, soit en évoluant dans l’auto emploi avec les accompagnements nécessaires.  Il y a des systèmes de bourses mis en place. La bourse est attribuée dans des filières de pointe ». Pour le Professeur Mahougnon Kakpo, Il faut que notre dispositif puisse valoriser les acquis de l’expérience, permettre aux artisans de bénéficier des parts de marché. « Le gouvernement a mis fin au système de libération des apprentis qui en réalité est basé sur une escroquerie qui ne dit pas son nom. Pour ce fait, il a créé le Certificat de qualification au métier. C’est un diplôme signé par l’État. Les patrons qui n’ont pas eu la chance de passer ce diplôme mais qui ont les qualifications requises seront recensés et suivis pendant deux semaines au bout desquelles ils pourront bénéficier de ces diplômes signés. Ceci pour annihiler le complexe qui s’est créé entre eux et leurs apprentis. C’est avec les PTF que nous élaborons la stratégie de relance. Nous avons eu avec eux plusieurs ateliers pour partager notre vision. L’objectif, c’est qu’ils se sentent concernés afin de mieux interagir. Ce qui reste à faire et qui est éminent, c’est l’organisation d’une table ronde technique pour partager ensemble les éléments de stratégie. Ensuite, nous irons vers une table ronde qui nous permettra de lever les fonds nécessaires à la réalisation de cet ambitieux et indispensable programme ».

 

L’implication de l’artisanat et le secteur privé

« Il existe aujourd’hui un plan de mise à niveau des centres d’artisanat et de métier. Aussi bien les patrons que les apprentis vont bénéficier de recyclage. Il faut aussi procéder à la labellisation de ces centres de métier. Les centres formels et informels sont déjà tous pris en considération dans l’élaboration de cette stratégie de relance. C’est un programme dont le début de mise en œuvre sera perceptible déjà à la rentrée prochaine », a-t-il expliqué. Selon les dires de Mahougnon Kakpo, le secteur privé est totalement prêt à accompagner le gouvernement. « Pourquoi ? Parce qu’il a besoin de main-d’œuvre qualifiée pour asseoir avec assurance sa stratégie de développement. Ils ont promis d’offrir des bourses aux apprenants. Ce qui signifie que la stratégie est très attendue et aura à coup sûr un écho très favorable. Nous avons rencontré tous les maillons de la chaîne. Des observations ont été faites et seront intégrées, si nécessaire, avant la marche de la validation du document par le gouvernement ». A l’en croire,  il y a ce qu’on appelle la loi-cadre. Le chef d’entreprise qui veut avoir un résultat devrait mettre le prix. Payer le professionnel à sa juste valeur. C’est pour cela, explique l’invité, que le gouvernement travaille à éradiquer le chômage afin d’aller vers une économie prospère. Il s’agit principalement de « Partir de l’enseignement et la formation technique et professionnelle pour aller vers le développement, c’est bien l’objectif du gouvernement ».

 

De la base de données au métier d’enseignant et les examens de fin d’année

Pr Mahougnon Kakpo est revenu au cours de l’émission sur le test d’aptitude pour la constitution d’une base de données des aspirants au métier d’enseignant et les examens de fin d’année qui sont imminents. Selon ses explications, le test d’aptitude pour la constitution d’une base de données des aspirants au métier de l’enseignant a eu lieu ce samedi 11 mai. « Nous avons noté un engouement autour de ce test. Tout s’est déroulé de façon impeccable. Quand il va falloir recruter des enseignants, cette base de données comptera sûrement pour beaucoup ».« Par rapport aux examens de fin d’année, au mois d’avril nous avions déjà atteint 80 à 90% de taux d’exécution des programmes. Nous avons organisé les examens blancs. Le Cap sera lancé demain à Parakou(ce lundi 13 mai, Ndlr). Le Bepc le 27 mai prochain avec une augmentation du nombre de candidats ; viendra en juin l’organisation du Bac », a détaillé le ministre. Pour lui, depuis le début de la rentrée scolaire, tout a été mis en œuvre afin qu’il y ait de bons résultats à la fin de ces examens : « Dans le cadre des préparatifs des examens, nous avons rencontré le 9 mai dernier les acteurs concernés, afin d’aplanir les quelques divergences. Tout est fin prêt ».« Je vais demander aux parents de bien prendre soin de leurs enfants candidats car nous sommes dans une période de pluie avec des risques de paludisme, de les aider dans les révisions et d’être à leur écoute en permanence.Les produits qui vont sortir désormais de l’école béninoise seront des produits finis, avec une compétence avérée. Aux jeunes, je dois leur dire que le chômage ne doit pas être considéré comme une fatalité. De son côté, le gouvernement travaille à son éradication, d’où la mise en place de cette stratégie de relance avec comme priorité l’enseignement et la formation technique et professionnelle.» Mahougnon Kakpo a, pour finir, lancé un appel au peuple béninois : « je voudrais rassurer nos concitoyens que le gouvernement travaille inlassablement et avec méthode pour donner un nouveau visage à notre système éducatif afin qu’il joue le rôle qui est le sien, c’est-à-dire celui de vecteur du développement du Bénin. »

Yannick SOMALON

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