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Le triomphe de la vérité

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Scrutin législatif de ce dimanche 28 avril: Faible affluence et haute sécurité à Cotonou


Un centre de vote désert à Godomey

Si Cotonou n’a pas connu d’échauffourées, de casses et autres incidents, comme ailleurs, elle n’était pas non plus en joie visiblement, contrairement aux ambiances d’avant, les jours de vote. Tout était plat dans plusieurs quartiers. Les rues et grandes artères n’étaient pas non plus mouvementées. Quelques rares véhicules circulaient, pendant que plusieurs autres conducteurs ont préféré ne pas sortir de la maison, par crainte d’insécurité. Les bureaux de vote ont tous été ouverts à l’heure indiquée, déjà à 7h, dans la plupart des cas, mais n’ont pas connu d’affluence tout le long de la journée. Tantôt, c’est 10 votants sur 100 inscrits par ici, là c’est 50 sur 400, ailleurs c’est encore plus grave aux votants.
Les habitants de la ville ne sont pas sortis. Tout laissait croire hier qu’il n’y avait pas un vote qui se déroulait. Albert Dossou, conducteur de taxi-moto au quartier Gbégamey s’est dit surpris d’apprendre qu’il y avait vote aujourd’hui. « Je ne savais pas, franchement, car pour moi, ce vote ne devrait pas se tenir puisque les opposants s’y étaient farouchement opposés ». Il n’a certainement pas suivi la campagne électorale de ces deux dernières semaines, comme beaucoup d’autres béninois qui en étaient indifférents. Rencontrée au quartier, El hadj Aminatou, vient, elle, d’accomplir son vote, mais n’est pas en joie. « Vraiment, l’ambiance que je vois là est assez préoccupante. Je suis la seule à sortir ce matin de mon habitation pour venir voter, alors que nous sommes une dizaine là-dedans » se désole-t-elle. Le constat est le même partout. La démotivation a été en tout cas totale hier à Cotonou autour de ce vote. Même aux heures de clôture des bureaux de vote, il n’y avait pas grand monde, comme avant pour assister au décompte des voix. Dans la plupart des bureaux de vote parcourus, seuls les agents électoraux étaient visibles et s’empresser de compter les quelques rares suffrages exprimés.
La sécurité, de son côté, était au top niveau. Des véhicules de police étaient en patrouille un peu partout dans la ville de Cotonou pour d’éventuels troubles à l’ordre public. Certains éléments armés jusqu’aux poings parcouraient sans cesse les grandes artères de la ville. Plusieurs chars étaient également présents à des endroits stratégiques, dissuadant toute personne malveillante à commettre le moindre acte.

A Godomey, les populations boudent les urnes

L’affluence n’était pas au rendez-vous du scrutin législatif de ce 28 avril dans l’arrondissement de Godomey et ses environs. Dans les centres de vote ouverts dans cette localité de la commune d’Abomey-Calavi, les populations ont boudé les urnes, se déplaçant à compte-gouttes pour accomplir leur devoir. Les centres bruyants avec de longues files de Béninois attendant patiemment de voter, auxquels étaient habituées les populations, ont cédé la place à des centres quasi-déserts, avec des agents électoraux au bord de l’ennui. Dans les écoles primaires publiques de Godomey centre et Savi ou encore au complexe scolaire de Godomey Houalakomey, les populations se sont fait désirer.Venu accomplir son devoir dans l’un des postes ouverts dans l’arrondissement de Godomey, Vivien Kouatonou était plutôt confiant à l’ouverture des urnes, mettant le peu d’affluence alors constaté,sur le compte de différents cultes religieux. « Nous votons dans la paix et le calme. Avec la fin de la messe, les gens vont commencer par venir». Sauf que la tendance est restée la même. Autour de midi, sur les 3233 inscrits du centre de vote du complexe scolaire de Godomey Houalakomey par exemple,seulement 202 avaient exprimé leur vote. A quelques encablures de là, au collège Le Nokoué, dans le 9e arrondissement de Cotonou, on dénombrait 220 votants sur les 3468 électeurs inscrits. S’il n’y a pas eu d’incidents majeurs au cours du scrutin, on note tout de même qu’il a démarré avec difficulté au complexe scolaire de Godomey Houalakomey où l’association des parents d’élèves et les directeurs de deux des trois groupes de l’établissement ont refusé de mettre les salles de classe à la disposition des agents électeurs, malgré l’intervention de la cheffe du quartier Houalakomey. Cette dernière a dû faire appel à la police républicaine, mais a été obligée d’installer les agents des postes de vote devant les salles de classe, à la merci du soleil.

Un faible taux de participation dans les 13ème et 14ème circonscriptions électorales

La campagne électorale et le vote se sont déroulés dans de bonnes conditions dans les 13è et 14è circonscriptions électorales sans aucun incident, rapportent des sources bien renseignées. En dépit de cette note de satisfaction, l’on enregistre un faible taux de participation. En effet, les populations ne sont pas sorties massivement pour voter à l’occasion du scrutin législatif de ce 28 avril, contrairement à ce que les candidats leur ont recommandé lors de la campagne électorale. La majorité des postes de vote ont ouvert aux environs de 07 heures. A midi, l’on a noté une participation à compte-goutte des électeurs. Par ailleurs il ressort du bilan lors des dépouillements qu’à peine la moitié des inscrits a pu accomplir son devoir civique malgré le déploiement des agents électoraux sur le terrain.

Faible taux de participation dans les centres de vote de l’Ouémé

Les opérations de vote entrant dans le cadre des élections législatives de 2019 se sont déroulées sans heurt dans la plupart des communes de l’Ouémé à savoir Sèmè-Podji, Porto-Novo, Adjarra, Akpro-Missérété, Avrankou et Adjohoun. Cependant, l’affluence n’est pas celle des grands jours, malgré l’association des crieurs publics à la cause dans la plupart des centres de vote sillonnés dans le département. On note de façon générale un manque d’engouement du côté de la population qui devrait prendre d’assaut les centres de vote.
La situation est restée la même jusqu’aux heures de fermeture des centres de vote, de sorte qu’on enregistre un nombre de votant largement en dessous de la moitié du nombre d’inscrits par poste de vote. Quelques centres sillonnés aux heures de clôture à Sèmè-Podji et Porto-Novo illustrent bien la chose. A certains endroits, sur 343 inscrits, à peine 29 votants sont enregistrés. Ailleurs sur environ 429 inscrits, on n’enregistre que 105 votants.
L’autre constat sur le terrain est le taux relativement élevé de bulletins nuls. Ces situations ne sauraient être imputées qu’aux appels incessants des partis politiques exclus au boycott du processus électoral. Il faut noter que la plupart des bureaux de vote sont ouverts entre 7H et 8H. Le Préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apithy a accompli son devoir citoyen dans le deuxième arrondissement de Porto-Novo précisément au centre de vote de l’école primaire publique de Hinkoudé. Au sujet de la faible participation des populations, il déclare : « C’est la faible affluence constatée un peu partout qui choque.» Toutefois, il se dit très optimiste, en ce sens que ses attentes seront comblées. « Depuis que nous faisons le tour, les élections ont bien démarré partout et il n’y a eu aucun incident de signaler. Et c’est là toute ma joie. Je voudrais rendre grâce à Dieu que sur la terre de Toffa, depuis deux semaines il n’y a pas eu d’incident majeur, les choses se passent dans la paix » a salué le maire de la ville de Porto-Novo, Emmanuel Djima Zossou, présent aux côtés du préfet à cette circonstance.
A Adjohoun, le maire Léon Bocovè est allé voter au centre Abéokuta B. Ayant constaté la faible participation, il a exhorté ses administrés à sortir massivement pour s’acquitter de leur devoir citoyen. Il faut préciser qu’à Azowlissè, un incendie dont les origines ne sont pas encore bien élucidées a brûlé à la veille des élections, le siège de l’arrondissement d’Akpadanou où sont entreposés les matériels devant servir au scrutin électoral. Nous y reviendrons.

Les forces de sécurité et de défense quadrillent les centres de vote de Cotonou

Un entre de vote à l’Uac

Le mot d’ordre lancé par le Directeur général de la Police républicaine pour assurer une bonne sécurisation des personnes et des biens et lutter contre les cas de violences avant, pendant et après le scrutin du dimanche 28 avril 2019 est effectif. Un tour dans les institutions de la police républicaine, du commissariat central de Cotonou et des postes de vote des arrondissements de Cotonou à l’aube des élections, éclaire sur les dispositions prises par les forces de sécurité pour défendre la cause républicaine. Et pour preuve, plusieurs agents tant de la police républicaine que du commissariat de Cotonou sont fortement déployés sur le terrain afin d’assurer la sécurité du scrutin. Les agents de ces deux institutions de sécurité et de défense qui travaillent main dans la main, approuvent le consensus trouvé pour atteindre leur mission. Ces derniers une fois positionnés, ont reçu très tôt sur leurs lieux de surveillance, la visite du Commissaire Jean Marie Sèglè et du Directeur Nazaire Hounnonkpè, venus galvaniser leur moral et insister sur leur mission qui est celle de garantir la sécurité à tout prix. Outre les centres de vote parcourus dans les 15èmùe et 16ème circonscription électorale dont, l’Epp Fifatin situé dans le 3ème arrondissement, l’Ecole urbaine centre de Guinkomey et l’Epp Gbéto situées dans le 7ème arrondissement, l’Epp Gbégamey dans le 11ème arrondissement, tous sécurisés par la présence des forces de l’ordre, il faut noter que d’autres stratégies sont également développées pour la même cause. Des véhicules pick-up de la Police Républicaine avec une dizaine d’agents à bord, sillonnent les grandes artères de la ville de Cotonou pour prévenir et enrayer au plutôt d’éventuels cas de violences, de protestation et pour décourager les potentiels protestataires. Pour cette même cause, certains militaires armés sont également aperçus aux abords des grands carrefours dans le même but, celui d’assurer un meilleur déroulement du scrutin. Comme promis, le Directeur de la police républicaine Nazaire Hounnonkpè a joint l’acte à la parole pour garantir aux populations de la municipalité, des élections apaisées sans violence et sans actes de boycott.

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