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Le triomphe de la vérité

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Affaire de 18kg de cocaïne: La Cadhp condamne l’État béninois et donne raison Sébastien Ajavon


Sébastien Ajavon

A travers une décision rendue le vendredi 29 mars 2019 à Arusha, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp)  condamne l’Etat béninois pour avoir jugé l’opérateur économique Sébastien Ajavon une seconde fois dans l’affaire des 18 Kg de cocaïne pure. En effet, arrivé en troisième position à la présidentielle de 2016, opposant déclaré au président Patrice Talon, Sébastien Ajavon avait été poursuivi après la découverte d’environ 18 kg de cocaïne dans un conteneur destiné à l’une de ses sociétés en octobre 2016. Il a nié tout trafic et estimé qu’il s’agissait d’un «coup monté» pour l’écarter de la vie politique. Relaxé pour cette affaire par un tribunal ordinaire, il avait été jugé de nouveau par la Criet (Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme), un tribunal spécial créé fin août 2018, dont les jugements ne sont pas susceptibles d’appel. En octobre 2018, ce tribunal avait condamné Sébastien Ajavon à 20 ans de prison, en son absence, et lancé un mandat international contre sa personne.

Saisie  par le plaignant Sébastien Ajavon, la  Cadhp a estimé notamment dans l’exposé des motifs,  que l’Etat béninois «a violé le droit du requérant à être jugé par une juridiction compétente» et «violé le principe « non bis in idem »», selon lequel nul ne peut être poursuivi et puni deux fois pour les mêmes faits.Dans son arrêt la Cour africaine des droits de l’homme a ordonné à l’Etat béninois «de prendre toutes les mesures nécessaires pour annuler l’arrêt rendu le 18 octobre 2018 par la Criet de manière à en effacer tous les effets et de faire rapport à la Cour dans un délai de six mois».

C’est une décision contraignante pour l’Etat béninois car le Bénin s’est engagé à respecter les décisions de la Cadhp et s’expose à des sanctions de l’Union africaine s’il ne les respecte pas. Tout de même, c’est une bonne nouvelle pour le président d’honneur du Parti de l’Union   Social Libéral (Usl) Sébastien Ajavon en exil  depuis plusieurs mois. « Je suis soulagé de voir enfin aujourd’hui mes droits pleinement reconnus. La Cour d’Arusha a montré que la justice béninoise a violé mes droits les plus fondamentaux et condamné en tout point la Criet, cette juridiction d’exception créée de toute pièces pour m’abattre », a réagi Sébastien Ajavon, interrogé par l’AFP. Pour  lui, les vrais motifs de l’acharnement dont il est victime seraient  à rechercher dans son engagement politique.

Yannick SOMALON

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