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Le triomphe de la vérité

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Soutenance de thèse à l’Université d’Abomey-Calavi: Me Luc Martin Hounkanrin sacré docteur en géographie


Le docteur Luc Martin Hounkanrin

La salle de conférence de l’Ecole doctorale pluridisciplinaire « Espaces, cultures et développement » de l’Uac a servi de cadre à la présentation des résultats des travaux de recherches du tout nouveau docteur en géographie de l’Uac. C’était ce samedi 16 mars devant les enseignants, étudiants, parents et amis de l’impétrant Luc Martin Hounkanrin.

« Me Luc Martin Hounkanrin, le jury vous déclare digne du grade de docteur de l’Université d’Abomey-Calavi en gestion de l’environnement, santé et développement avec la mention très honorable ». C’est la substance de la délibération prononcée par le président du jury, le professeur Clément Agbangla à la fin des résultats de recherches présentés par le candidat à l’obtention du doctorat de l’Uac en géographie et gestion de l’environnement, le juriste Luc Martin Hounkanrin. Il devient ainsi le deuxième docteur de l’Uac ayant travaillé sur la génétique, par ailleurs, premier homme de droit qui a eu le mérite d’aborder la question des Ogm dans l’espace Uemoa-Cedeao-Cilss, selon les explications du président du jury. En effet, ses recherches menées sous la direction du professeur titulaire des universités du Cames, Michel Boko portent sur le thème, « Prévention des risques biotechnologiques liés à l’introduction des organismes génétiquement modifiés (Ogm) dans l’espace Uemoa-Cedeao-Cilss, en Afrique ». Il s’agit d’un mémoire de 253 pages structuré en trois parties comportant chacun, deux chapitres et dont les travaux de terrain ont eu lieu dans 17 pays de l’Afrique de l’Ouest avec une population de 375.513.511 habitants et une superficie de 7.428.240 km². La réversibilité ou non de l’introduction des Ogm dans l’espace cible, les mesures prises pour limiter les risques liés à l’usage de ces organismes et l’état des lieux de la prévention ou la réparation des dommages causés par eux, sont entres, questions ayant servi de canevas au candidat pour aboutir à des résultats concrets. Selon lui, l’introduction des Ogm dans l’espace Uemoa-Cedeao-Cilss apparaît de plus en plus effective et dynamique et sa réversibilité est peu évidente. Des mesures de prévention sont en cours de mise en œuvre et sont à des niveaux variés mais la réparation ne sera pas intégrale, a-t-il indiqué, ajoutant que les risques biotechnologiques potentiels liés à l’introduction des Ogm sont d’ordre environnemental et sanitaire. Il en est de même pour les dommages liés aux considérations socioéconomiques. Le désormais docteur de l’Uac estime que les États doivent être plus attentifs et actifs aux problèmes des Ogm en privilégiant la prévention des risques liés à leur introduction. Pour ce faire, il entend formuler un plaidoyer à l’endroit des pouvoirs publics qui, à le croire, ne semblent pas comprendre l’enjeu des Ogm sur le plan international. Aussi, souligne-t-il que la société civile doit continuer sa lutte en vue d’une veille citoyenne permanente. Après avoir exposé leurs contributions pour l’amélioration des travaux de recherches, les professeurs Jeanne Zoundjihékpon, Michel Boko et Clément Agbangla du Bénin, et Akodah Ayéwouadan et Edinam Kola du Togo composant le jury ont félicité et encouragé le candidat pour avoir osé aborder un sujet sérieux, pertinent et d’actualité. « C’est une thèse de bonne facture et bien rédigée », a salué le professeur Jeanne Zoundjihékpon. «C’est un travail très original parce que beaucoup de gens hésitent aujourd’hui à prendre position par rapport à la problématique des Ogm. Le docteur Luc Martin Hounkanrin a eu le courage de donner son point de vue à travers la documentation qu’il a exploitée et le jury a estimé qu’il a fait un bon travail. C’est une thèse qui peut servir à la définition des actions aussi bien du côté des gouvernants que du côté de la société civile pour que les mesures idoines soient prises afin d’éviter tout risque potentiel, éventuel ou probable lié à la consommation des produits Ogm » a renchéri le directeur de thèse, Professeur Michel Boko.

Laurent D. Kossouho (stag.)

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