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Le triomphe de la vérité

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Impasse électorale au Bénin: Des milliers de marcheurs envahissent les rues de Cotonou


Des marcheurs déterminés à se faire entendre dans les rues de Cotonou, lundi dernier

Ils étaient des milliers de marcheurs mobilisés par les forces de l’opposition pour dénoncer ce lundi, dans les rues de Cotonou, la crise électorale actuelle. C’est une initiative de plusieurs partis tels que Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Union sociale libérale (Usl), Restaurer l’espoir (Re), Parti communiste du Bénin (Pcb) et autres. Déjà à 09h30, ils étaient très nombreux, jeunes, femmes, hommes, toutes catégories sociales confondues à rallier l’esplanade du stade de l’amitié de Kouhounou, point de départ de la marche. « Patrice Talon, laisse le Bénin reprendre normalement » « Tu n’aimes pas la compétition, tu n’es pas un compétiteur né », «Gouvernement de ruse et de rage, libérez le certificat de conformité », « Talon, laisse les exilés rentrer pour construire le pays », « ….. » Ce sont autant de messages qu’on pouvait lire sur les pancartes et autres banderoles qu’ils brandissaient tout le long du parcours de la marche. Du stade de l’amitié, en passant par le carrefour Cica Toyota, le carrefour Agontinkon, jusqu’à la place de l’Etoile rouge, point de chute de la marche, ces Béninois ont bradé le soleil et l’intense chaleur pour se faire entendre. Tout ceci, encadré par un impressionnant cortège d’agents de la police républicaine qui ont suivi de près l’évolution de la marche du début jusqu’à la destination finale.
Ils ont également fait le chemin aux côtés des marcheurs, plusieurs leaders de l’opposition dont Nouréni Atchadé, Guy Mitokpè, Grégoire Akofodji, Alexandre Hountondji, Saka Fikara, Victor Topanou, Eric Houndété. En plus d’élections législatives inclusives, ils exigent tous que le scrutin se tienne à bonne date. Pour le député Eric Houndété, cette marche est un « avertissement au gouvernement et au chef de l’Etat, pour dire notre désapprobation, et dénoncer cette volonté d’exclure l’opposition. C’est aussi pour leur dire notre attachement à la démocratie et aux élections transparentes et crédibles, pour leur dire qu’ils ne sauraient exclure l’opposition». Les opposants réclament aussi la délivrance, « aux partis de l’opposition leur certificat, afin qu’ils puissent participer aux élections législatives ». Egalement présent ce lundi parmi les marcheurs, le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) Nagnini Kassa Mampo qui a appelé à « l’abrogation pure et simple, des lois scélérates votées contre les travailleurs et le peuple, la représentation des travailleurs du Bénin à l’Assemblée nationale et la satisfaction de leurs différentes revendications».

Après Cotonou, les opposants dans les rues de Tchaourou vendredi

Ils semblent bien déterminés à se faire entendre un peu partout dans le Bénin. La gigantesque marche de protestation contre l’impasse électorale organisée le lundi 11 mars dernier dans les rues de Cotonou se poursuit le vendredi, 15 mars à Tchaourou, dans le nord Bénin. La coordination communale du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) dont le leader charismatique, Boni Yayi est natif de cette localité, vient d’adresser une demande d’autorisation dans ce sens à l’autorité communale. Cette nouvelle marche vise à « exiger la délivrance du récépissé de création aux partis de l’opposition et des élections législatives inclusives à toutes les formations politiques qui souhaitent y participer », selon la correspondance adressée au maire de Tchaourou.
Les organisateurs annoncent du grand monde à cette marche, comme ce fut le cas à Cotonou et pensent qu’elle ébranlera le septentrion et sera une première de la série des nombreuses actions de protestation envisagées par les forces de l’opposition dans cette partie du Bénin.
Ils étaient très nombreux à rallier la marche de Cotonou ce lundi, dès son envol au stade de l’Amitié de Kouhounou, avec en tête de peloton, des leaders de l’opposition tels que Théophile Yarou du parti Fcbe, Guy Mitopkè de Restaurer l’espoir, Eric Houndété du parti Force Clé, ainsi que plusieurs acteurs du monde syndical et des organisations des droits de l’homme. « Pas d’opposition, pas d’élections » scandaient-ils à n’en plus finir, tout le long du parcours jusqu’à la place de l’Etoile rouge ou s’est achevée cette marche encadrée par un impressionnant détachement des éléments de la police républicaine.
Parallèlement à Tchaourou, une autre marche serait également prévue à Allada dans la même journée du vendredi, 15 mars.

Des marches pour et contre Talon en vue à Parakou

Deux marches sont prévues ce vendredi 15 mars dans la ville de Parakou. La première, du parti Fcbe pour protester contre la politique de gouvernance en place et l’impasse électorale en cours pour les législatives, et la seconde, initiée par la Ligue des jeunes leader pour soutenir les réformes engagées par le président Patrice Talon. La première démarre à 09 heures selon la demande adressée au maire, tandis que la seconde est prévue pour 10h avec des itinéraires différents. Toutefois, les deux marches vont échouer à la préfecture de Parakou selon les demandes. Ce qui fait craindre des affrontements si les participants ne développent pas un esprit pacifique. Dans ces conditions, le maire ou le préfet serait tenté de suspendre l’une ou les deux marches. Il est important de rappeler que ces demandes de manifestation pacifique de protestation ou de soutien font suite à la gigantesque marche des forces de l’opposition conduite par le parti Fcbe à Cotonou lundi dernier.

Christian TCHANOU et Yannick SOMALON

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