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Le triomphe de la vérité

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JIF 2019: L’Union Européenne offre un plateau d’échanges aux universitaires


L’Ambassdeur Oliver NETTE félicitant la Présidente de femmes de l’Uac

La Journée internationale de la femme (Jif), célébrée le vendredi 8 mars 2019  a eu un cachet particulier dans le rang les universitaires. Elle a été marquée par un panel sur le thème : »L’engagement des femmes en politique et dans les instances de décision ». Organisée par la Délégation de l’Union européenne (Ue) et l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), ce panel s’est inscrit dans le cadre du Colloque International sur le leadership féminin et la promotion des Objectifs de développement durable (Odd) en Afrique francophone organisé par le Laboratoire d’anthropologie appliquée et d’éducation au développement durable (LAAEDD), les 6, 7 et 8 mars2019. Pour le Chef de la délégation, l’Ambassadeur Oliver Nette, il s’agit d’un débat qui permettra de mieux cerner la situation réelle des femmes en politique et dans les instances de décisions au Bénin. La présidente du comité d’organisation du colloque, Dr Monique Ouassa Kouaro, fait savoir quant à elle,  «qu’aucun humanisme et développement ne se réalisent sans l’égalité des sexes ». Une position renchérie par la Présidente du collectif des femmes de l’Uac, Chantale Dègla qui estime que « la cause masculine doit être aussi celle de la femme ». C’est à ce titre qu’elle a invité les femmes à s’affirmer. «  Femmes pour s’imposer, levons nous pour travailler » conseille-t-elle.

 

L’UE « interpelle » la classe politique

« L’actuelle équipe gouvernementale compte en son sein  21 membres dont 04 femmes ministres, soit 19%. Sur l’ensemble des députés qui composent l’Assemblée Nationale, il y a 76 hommes et 07 femmes, soit un pourcentage de 8% de femmes. Au niveau local, la situation est encore moins reluisante, car sur 77 maires, 03 sont des femmes, soit un pourcentage de 3,8%.  Or, la moitié de la population béninoise est composée de femmes. ». Ce tableau n’est pas du goût de l’Ue dans un contexte où le « 10 décembre dernier, cela faisait 70 ans que l’Assemblée générale des Nations Unies  a reconnu dans l’article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme que l’homme et la femme sont égaux en droits, mais les femmes sont encore et toujours l’objet de nombreuses injustices et discriminations de par le monde ». Une situation face à laquelle, on se demande comment les sociétés peuvent-elles prétendre parachever la Démocratie sans participation et représentation en politique de la moitié de sa population.

Au nom de l’Ue, le Chef de la délégation, l’Ambassadeur Oliver Nette a déploré la situation que vivent les femmes dans leur positionnement. Pour lui, si le nombre de femmes parlementaires élues dans le monde entier est plus élevé que jamais, il n’en reste moins selon lui, que l’égalité reste un objectif lointain. Or, les femmes qui peuvent se présenter aux élections rencontrent de nombreux problèmes, vu que la société leur octroie souvent un rôle limité, et qu’elles  font face à de nombreuses discriminations et stéréotypes. Au regard de ce tableau, l’Ambassadeur Oliver Nette pense qu’il ne manque pas de solutions. C’est à ce titre, qu’il a indexé les partis politiques dans leur laxisme à accompagner les femmes. A l’en croire, « les partis politiques ont un rôle déterminant à jouer dans le processus car, il revient de mobiliser et recruter davantage de femmes en leur sein, et d’assurer leur bon positionnement sur les listes électorales ».

Les autorités académiques rassurent

Le rectorat comme le ministère de l’enseignement supérieur n’ont pas manqué d’apporter leur touche au débat. C’est pourquoi,  le Recteur, Professeur Maxime da Cruz, a appelé les femmes à avoir  plus confiance en elle-même en travaillant afin de combattre les pesanteurs. A cet effet, le rectorat promet ne pas rester en marge de la promotion de la femme comme il a souvent si bien le faire. Car, pour lui, les femmes sont des êtres humains sans qui la société serait handicapée. A sa suite, la ministre de l’enseignement supérieur, Marie-Odile Attanasso a saisi l’occasion pour  partager avec les participants, la place que le gouvernement accorde au genre. A l’en croire, la question de la gent féminine  est  devenue pour le gouvernement, un concept transversal à tous les champs de réflexion et à tous les domaines de développement. Un panel a permis d’aller plus dans le développement de thème de la journée.

Emmanuel GBETO

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