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Le triomphe de la vérité

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Procès Icc-Services: Grégoire Akoffodji passe aux aveux : « Ce qui a été fait est illégal »


Gregoire Akoffodji

L’ancien ministre de la justice sous Boni Yayi, Grégoire Akoffodji a fini par passer aux aveux ce jeudi 27 décembre dans l’après-midi, en reconnaissant que ce qui a été fait par le gouvernement d’alors dans la gestion de l’affaire Icc-Services et consorts est « illégal ». Auditionné à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) où se déroule depuis plusieurs jours le procès Icc-Services, Grégoire Akoffodji, acteur politique et membre de l’opposition s’est voulu franc et direct dans les réponses qu’il a apportées aux faits qui lui sont reprochés, alors qu’il gérait le département de la justice. Après une série de questionnements des membres de la Cour sur l’implication incomprise du gouvernement de Yayi dans la conduite de cette affaire, alors qu’il avait déjà porté plainte contre les responsables de Icc-Services auprès de la justice, Grégoire Akoffodji a tenté de justifier que cela est dû au contexte de l’époque ; lui qui avait fait venir à son domicile Guy Akplogan, Pdg de Icc-Services, incarcéré à la prison civile de Cotonou, avec la complicité du régisseur d’alors, pour un entretien, contre toutes les règles en République du Bénin. Il l’a confirmé hier à la barre, jurant qu’il s’agissait d’une démarche qui visait un intérêt national et non personnel. « J’en ai fait la demande par le biais de l’avocat de Guy Akplogan, Me Kato Atita et j’étais préoccupé de savoir comment les spoliés allaient être remboursés » s’est défendu l’ancien garde des sceaux. Si de son côté, Guy Akplogan a confirmé s’être rendu effectivement au domicile de Grégoire Akoffodji, il fera savoir que ce n’était pas pour le motif qu’il a brandi à la Cour, mais plutôt que Grégoire Akoffodji, l’aurait dissuadé à l’occasion, de ne jamais prononcer le nom de Boni Yayi devant quelque juridiction, s’il était auditionné dans cette affaire. L’autre accusé Emile Tégbénou a aussi déclaré s’être rendu au même domicile de Grégoire Akoffodji sis à Vêdoko à Cotonou, après être extrait de la prison civile. Mais, ce dernier a entièrement nié pour son cas et dénonce un « montage grossier » à ce niveau. Grégoire Akoffodji a même affirmé à la Cour qu’il n’avait jamais rencontré physiquement Emile Tégbénou auparavant si ce n’est ce mercredi à l’occasion de ce procès.

Christian TCHANOU

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