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Le triomphe de la vérité

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Congrès conjoint de l’Apanf et de la Sobeped: Les pédiatres francophones au chevet de l’enfant africain


L’Association des pédiatres d’Afrique noire francophone (Apanf) et la Société béninoise de pédiatrie (Sobeped) organisent depuis ce mardi, 27 novembre, un congrès conjoint. 8e congrès pour l’Apanf et 4e pour la Sobeped, l’événement a été officiellement lancé à Abomey-Calavi par le ministre de la Santé, Dr Benjamin Hounkpatin. Cette rencontre scientifique qui prend fin ce vendredi, 30 novembre, a pour marraine Claudine Talon, la Première dame du Bénin.

« Soins à l’enfant africain dans la perspective des Objectifs de développement durable ». C’est autour de ce thème que pédiatres du Bénin et d’Afrique noire francophone poussent la réflexion depuis mardi. A l’ouverture officielle des réflexions, Dr Kakpossi Adelou, le président de la Sobeped et président du comité d’organisation du congrès conjoint a expliqué la tenue de ce creuset scientifique « par le niveau toujours élevé du nombre de décès d’enfants âgés de moins de 5 ans au Bénin et dans la plupart des pays situés en Afrique au sud du Sahara ». Dr Adelou a déploré des « décès dans une large mesure évitables, donc inacceptables », qui « interpellent et posent d’abord le problème de la disponibilité des soins de qualité en Afrique ». Elaborés en 2000 pour être réalisés en 2015, les objectifs du millénaire pour le développement (Omd) n’ont pas été atteints. C’est pourquoi, Dr Adelou a invité à « déployer plus d’efforts et investir davantage dans la santé et le développement » pour changer la donne dans le cadre des objectifs de développement durable (Odd) dont l’échéance est fixée à 2030. A 12 ans du bilan des Odd, les pédiatres africains ont donc décidé de jouer leur partition en organisant des réflexions sur les principaux problèmes qui minent la santé de l’enfant en Afrique. « Les idées et actions issues de nos assises permettront d’éclairer et de soutenir les décisions pour l’amélioration de la santé en Afrique en général et au Bénin en particulier», expliquera Dr Kakpossi Adelou. « La santé des enfants reste une priorité eu égard au taux de mortalité encore élevé dans nos pays » a pour sa part relevé le président de l’Apanf, Pr Ousmane N’Diaye selon qui « il est urgent de mettre en œuvre des stratégies communes, réalistes et réalisables basées sur des évidences scientifiques en s’appuyant sur une large mutualisation des connaissances et des compétences ». Le ministre de la Santé, Pr Benjamin Hounkpatin s’est réjoui de ce congrès conjoint qui donne l’opportunité aux scientifiques et experts de la santé pédiatrique d’échanger leurs expériences pour faire avancer la science de la santé de l’enfant. Le ministre a salué le choix du thème qui s’inscrit « dans les défis planétaires, et particulièrement dans la vision du gouvernement béninois dans l’atteinte des Odd d’ici à 2030 à travers le volet santé de son Programme d’actions ». La cible 3.2 de l’Odd 3 relative à la réduction de la mortalité néonatale et infantile stipule : « D’ici à 2030, éliminer les décès évitables de nouveau-nés et d’enfants de moins de 5 ans, tous les pays devant chercher à ramener la mortalité néonatale à 12 pour 1000 naissances vivantes au plus et la mortalité des enfants de moins de 5 ans à 25 pour 1 000 naissances vivantes au plus ». L’Afrique marque des progrès, bien que lents, en ce qui concerne la mortalité des enfants de moins de 5 ans. Ce taux est passé de 168 décès pour 1000 naissances vivantes en 1990 à 59 pour 1000 en 2013, selon le Rapport inter agence des Nations unies pour l’estimation de la mortalité infantile, cité par Pr Hounkpatin. Au Bénin, la mortalité des enfants de moins de 5 ans, indicateur de base de bien-être de l’enfant et des efforts à accomplir sur le plan sanitaire et économique, est passée de 167 pour 1000 naissances vivantes en 1996 à 125 pour 1000 naissances vivantes en 2006, 115 pour 1000 naissances vivantes en 2014 et 96 pour 1000 naissances vivantes en 2017. La mortalité infantile a été réduite de 77 pour 1000 naissances vivantes en 2006 à 55 en 2017, selon l’Enquête démographique et de santé (Edsb V). La mortalité néonatale qui stagnait à 32 pour 1000 naissances vivantes en 2006 est passée à 30 pour 1000 naissances vivantes en 2017. Selon le ministre de la Santé, « les causes de ces décès sont connues et évitables et sont dominées par les complications de l‘asphyxie périnatale, les complications des prématurités et des infections, le paludisme, la pneumonie, la diarrhée, les malnutritions. Les véritables problèmes sont également connus, notamment l’ignorance des signes de danger, le recours tardif aux soins, le retard de la prise en charge ». De ce congrès il est attendu, entre autres résultats, l’identification des problèmes de soins de l’enfant, la classification des solutions possibles, la formulation de suggestions et recommandations.

Flore NOBIME

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