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Le triomphe de la vérité

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Chronique «à l’école de la sexualité»: La «curiosité bienfaisante» pour rapprocher les parents de leurs enfants


Boris SAGBO

La vingtième chronique du psychoclinicien et psychothérapeute Boris Sagbo est consacrée à « la curiosité bienfaisante », un atout que tous les parents devraient avoir pour se rapprocher de leurs adolescents.

Nous avons parlé du premier préalable que doivent remplir les parents dans le précédent numéro. Celui-ci va jeter la base du second préalable : la curiosité bienfaisante. Mais qu’est-ce à dire ?
Lorsque les parents s’attendent à ce que leurs enfants adolescents viennent leur raconter spontanément tel ou tel fait, ils se trompent. Ce comportement ne peut être adopté que si les parents avaient l’habitude de rendre les sujets de sexe abordables sans crainte ni rejet ! D’ailleurs la sexualité est l’un des phénomènes naturellement et discrètement vécus puisque l’un des organes cachés chez l’humain est le sexe. Et pourtant c’est le déterminant de l’identité de l’humain, c’est le canal de l’exercice de transmission de vie.
L’une des qualités que tous parents devraient avoir est la curiosité. C’est en cela qu’ils montreront à leurs enfants et adolescents qu’ils s’intéressent à eux, veulent vivre ce qu’ils vivent, être plus proches d’eux que n’importe qui. C’est le seul moyen pour avoir accès à leur jardin secret. Mais si cela manque de l’affection et est associé à la raillerie, l’insulte, etc. la curiosité devient un outil destructeur. En entretiens, de nombreux parents se plaignent de n’avoir rien su de leurs adolescents, même après plusieurs demandes, punitions, etc. Ils les accusent de ne leur avoir rien dit et se confier à autrui. Une plainte symptôme des souffrances intériorisées. Pourtant, ils sont les premiers coupables ! Nous avons traité du cas d’une jeune adolescente qui s’est fait engrosser puis abandonner par l’auteur. Dans la suite de son discours, elle affirme avoir aimé cet homme par ce qu’il lui prodiguait des conseils très souvent, quand elle en avait besoin. Elle avait l’impression d’avoir eu, la seule personne qui la comprenait. Ses parents divorcés n’avaient qu’une seule tâche : lui donner de l’argent et la surveiller tout le temps. Et elle en déduit que ses parents vivent dans un monde autre qu’elle.
Lorsque l’adolescent (e) conclu en lui-même que vous voulez tout savoir sur sa vie pour mieux lui montrer le bon chemin dans la douceur et ouverture d’esprit, il ou elle est prêt (e) à tout déballer et chaque fois qu’il ou elle a besoin de réponses de façon spontanée. Mais le premier pas doit venir des parents ! Si les parents veulent savoir ce que vivent leurs adolescents, alors qu’ils soient les premiers à confier leur vie – du moins quelques parties – afin d’inciter ceux-ci à en faire de même. C’est l’art de créer le lien entre parents et adolescents (es). Dans la même logique d’être les premiers à aller vers, qu’ils soient encore – et j’insiste – à demander dans la douceur, la sécurité et le respect de l’intimité de leurs enfants, qu’ils leur montrent l’objectif positif de la demande et qu’ils usent de la patience. C’est alors qu’ils peuvent recevoir plus qu’ils donnent.

Par Agossou Mèssè Boris Quentin SAGBO, Psychologue Clinicien et Psychothérapeute

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