.
.

Le triomphe de la vérité

.

Employabilité des jeunes: La Cédéao vers une stratégie en faveur de la jeunesse dans le secteur agro-sylvo- pastoral et halieutique


Ousseini Salifou, Innocent Togla et Ibrahima Aliou à l’ouverture officielle de l’atelier

L’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (Araa) de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) a organisé les 5, 6 et 7 novembre à Cotonou, un atelier régional de partage d’expériences et d’initiatives sur l’employabilité des jeunes dans le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique. Organisé avec l’appui financier de la Coopération suisse et l’appui technique du Hub rural, l’atelier vise à doter la Cédéao d’une stratégie sur l’employabilité des jeunes dans ce secteur.

Doter la Cédéao d’une stratégie d’appui à l’employabilité des jeunes dans le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique  dans une perspective de lutte contre l’exode rural et contre l’émigration incontrôlée. C’est autour de cet objectif que se sont réunis, trois jours durant, les participants à cet atelier. Venus des pays de l’espace Cédéao, ils se sont mutuellement enrichis de leurs expériences et initiatives sur l’employabilité des jeunes dans le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique. En effet, face aux conséquences socioéconomiques provoquées par le chômage massif des jeunes, les pays explorent divers leviers et facilités d’amélioration de l’accès des jeunes à des emplois stables et générateurs de revenus décents. Ces initiatives visent souvent le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique, compte tenu de son potentiel de création d’emplois dans les différents maillons des chaines de valeur. Au démarrage de la rencontre, Ousseini Salifou, le directeur exécutif de l’Araa a souligné l’inquiétude que soulève aujourd’hui la question de l’employabilité des jeunes et l’urgence qu’il y a à y trouver solution. « Sur trois millions de jeunes, à peine 900 000 arrivent à avoir de quoi s’occuper. Les 2 millions 100 mille qui restent  sont au chômage. C’est inquiétant pour la région. D’où la nécessité de vite préparer une stratégie régionale qu’on va soumettre aux plus hautes autorités pour aider les pays et la région à mobiliser le maximum de moyens pour occuper les jeunes ». Selon Ousseini Salifou, « aujourd’hui si on s’y met, que ce soit dans le domaine agricole, le domaine halieutique, les domaines de la production ou de la transformation, on peut occuper beaucoup de jeunes ». Dr Ibrahima Aliou, le secrétaire général de l’Apes et représentant des trois organisations paysannes régionales  (Roppa, Apess, Rbm), a pour sa part mis l’accent sur la pertinence du thème retenu et les voies et moyens pour atteindre les objectifs fixés. « Nous sommes les acteurs les plus concernés parce que les jeunes qui quittent les campagnes sont nos membres. Nous en appelons à la mise en cohérence des politiques au niveau de la région, sinon on ne pourra pas aboutir à une bonne employabilité des jeunes. On ne peut pas se préoccuper de l’employabilité des jeunes et ne pas soutenir l’agriculture familiale. (…). Il faut, en même temps qu’on développe l’employabilité des jeunes, faire des politiques cohérentes par rapport à l’accès aux marchés, par rapport à la productivité, parce que les terres s’appauvrissent, les intrants ne sont pas subventionnés», a déclaré Dr Aliou. Le secrétaire général adjoint du ministère béninois de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Innocent Togla, s’est lui exprimé sur la portée de la stratégie qui, une fois élaborée et adoptée permettra d’orienter les décideurs, de faire des plaidoyers, et aussi  d’élaborer des programmes et projets cohérents pour l’employabilité des jeunes de la Cédéao. Cet atelier fait suite aux échanges que les réseaux des organisations professionnelles régionales et la Cédéao ont eus le 14 septembre dernier à Lomé au Togo et qui avaient permis de s’accorder sur les orientations et le processus de définition de la stratégie régionale d’appui à l’employabilité des jeunes Il faut dire que la Cédéao s’est donnée pour ambition d’engager une politique volontariste d’installation des jeunes agriculteurs et agricultrices et de développer l’attractivité du secteur. Elle veut jeter ainsi les jalons d’une transformation maitrisée des exploitations familiales pour accélérer la croissance économique et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Flore NOBIME

N'hésitez pas à partager ...Share on Facebook
Facebook
0Share on Google+
Google+
0Tweet about this on Twitter
Twitter
0Share on LinkedIn
Linkedin

Reviews

  • Total Score 0%



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *