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Le triomphe de la vérité

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Réquisition du PG, Pierre Dassoundo Ahiffon, lors du procès en appel dans l’affaire faux médicaments: Le Procureur général plaide la diminution des peines des grossistes répartiteurs


Pierre Dassoundo Ahiffon nouveau procureur général près la cour d’appel de Cotonou

Condamnés à 04 ans de prison fermes en première instance, les grossistes répartiteurs inculpés dans l’affaire faux médicaments doivent attendre le 27 novembre 2018 pour connaitre du délibéré du procès en appel à la Cour d’appel de Cotonou. En audience hier mardi 13 novembre 2018, le ministère public a revu sa réquisition en faveur des mis en cause. Représenté par l’avocat général Pierre Dassoundo Ahiffon, le ministère public dans sa réquisition est resté dans sa logique de condamnation mais a requis une peine de quatre (04) ans d’emprisonnement dont 24 mois fermes et une amende de 100 millions.Une réquisition qui amoindrit un peu la peine retenue lors du jugement en première instance où ils avaient été condamnés à 04 ans de prison ferme. A la suite de la réquisition, les avocats de la défense ont à leur tour fait leur plaidoirie. Le président de séance Hubert Arsène Dadjo a renvoyé la séance au 27 novembre 2018, afin de fixer les prévenus sur leur sort.
Pour rappel, les grossistes répartiteurs ont été interpellés dans le cadre de l’opération Pangea IX lancée par le gouvernement béninois contre la vente des « faux médicaments ». La justice s’est intéressée aux grossistes répartiteurs depuis qu’une perquisition au domicile de l’honorable Atao Hinnouho a révélé des tonnes de « faux médicaments » détenus par ce dernier. Porté disparu depuis plusieurs mois avec sa famille, le député aurait cité les grossistes épinglés comme ses partenaires dans cette activité de vente de médicaments. Quelques semaines après, les concernés ont été mis en garde à vue avant d’être condamnés pour « profession illégale de pharmacie et complicité de vente illicite de produits pharmaceutiques ».
Une décision qui n’est pas du goût de la défense des mis en cause encore moins de celui de l’Intersyndicale des pharmaciens du Bénin. Ils estiment que la justice dans le verdict du 13 mars passé n’a pas tenu compte de certains éléments qui auraient changé le cours des choses. C’est pourquoi, ils ont fait appel pour la reprise du procès en espérant l’annulation ou tout au moins une réduction de peine.

Yannick SOMALON

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