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Le triomphe de la vérité

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Réformes dans le secteur de la santé: Une féroce répression des cabinets de soins illégaux engagée dans tout le Bénin


Les autorités du Plateau sur le terrain de la répression

Le grand nettoyage engagé dans le secteur de la santé par le président Patrice Talon a conduit ces derniers jours à la fermeture en cascade de plusieurs dizaines de cabinets de soins illégaux. Dans le département du Plateau, soixante (60) de ces structures ont dû mettre la clé sous le paillasson, selon Hippocrate Fatembo, le directeur départemental de la santé du Plateau, nous apprend une dépêche de l’Agence bénin presse (Abp). Ceci résulte de la descente sur le terrain, il y a quelques jours, du préfet du Plateau, Daniel Valère Sètonnougbo accompagné du directeur départemental de la police républicaine et des responsables en charge de la santé qui ont donné le coup d’envoi de la fermeture des cabinets de soins privés non autorisés dans les communes de Pobè, Kétou, Ifangni et Sakété. Selon Hippocrate Fatembo repris par l’Abp, sur 114 cabinets privés recensés dans le département, à peine 14 ont une autorisation d’ouverture et d’exercice en clientèle privée. Daniel Valère Sètonnougno a exhorté les élus à accompagner l’initiative et à dénoncer tout promoteur de cabinet illégal qui rouvrirait ou exercerait clandestinement dans l’une des localités du département. Dans les autres départements l’heure est à la cartographie des structures sanitaires privées. Dans la Donga, rapporte l’Abp, soixante-douze cabinets ouverts au mépris de la loi fixant les conditions de l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales en République du Bénin ont été recensés, selon Bernard Matchi, le directeur du Centre hospitalier départemental (CHD) de la Donga. La commune de Djougou abrite à elle seule 56 cabinets, Bassila 10, Copargo 04 et Ouaké 02. Le directeur départemental de la santé de la Donga, Dr Mahamoud Zongo a invité les populations du département à jouer leur partition dans l’assainissement du secteur en aidant à répertorier les cabinets qui n’ont pas été pris en compte. Le maire de Djougou a quant à lui appelé les conseillers communaux à une participation active dans cette lutte. A Abomey-Calavi et Sô-Ava, deux communes du département de l’Atlantique, ce sont 98 cabinets de soins illégaux qui ont été dénombrés. Ces chiffres ont été rendus publics par le Procureur de République près le tribunal d’Abomey Calavi, Seïdou Boni Kpégounou au cours d’une conférence de presse le mercredi 26 septembre. Sur les 391 formations sanitaires privées listées dans les deux communes par la police républicaine et la direction départementale de la santé de l’Atlantique, 180 d’entre disposent d’une autorisation. Selon le procureur, 65 disposent seulement de l’autorisation d’ouverture, 43 n’ont que l’autorisation d’exercice en clientèle privée et 5 ont leurs procédures en cours. Des enquêtes sont ouvertes et deux promoteurs de centre de santé sont sous mandat de dépôt. Dans l’Atacora, les promoteurs d’établissements privés de soins ont jusqu’au 7 octobre prochain, date butoir, pour se conformer  à la loi, rapporte une dépêche de l’Abp. Dans ce département, sur 140 cabinets et cliniques recensés, environ 40% sont illégaux selon Jacob Namboni qui annonce les couleurs : «S’il y a des clandestins, on ramasse tout le matériel, on détruit le centre et on arrête le propriétaire ». La fermeture des cabinets de soins illégaux constitue un pan de l’assainissement du secteur de la santé engagé par le président Patrice Talon et son gouvernement. Dans cette optique, le 25 juillet 2018, le chef de l’Etat a signé le décret N°2018-342 du 25 juillet portant suspension de délivrance d’autorisation et révocation d’autorisation pour l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales par un agent public fonctionnaire ou contractuel. Le ministre de la Santé, la ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la législation, le ministre du Travail et de la fonction publique et le ministre de l’Economie et des finances avaient alors été chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application du décret. Les agents concernés avaient jusqu’au 1er septembre dernier pour faire leur choix.

 

Flore S. NOBIME

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