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Le triomphe de la vérité

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Lazare Séhouéto à propos des critiques sur le Code électoral :«Il faut mettre le code dans le contexte de la réforme du système partisan»


 

Conseiller politique du président Patrice Talon, Lazare Séhouéto est intervenu pour livrer sa lecture du contenu du Code électoral récemment adopté, et qui suscite tant de polémiques. Il appelle à  mettre le texte voté par les députés à l’Assemblée nationale dans son contexte, saluant les innovations  qu’il contient. Il n’a pas manqué de souligner que les dispositions de ce nouveau code n’excluent personne.

 

Lire sa déclaration

« La plupart de ceux qui réagissent ne mettent pas le code dans le contexte qui est  le sien, à savoir celui de la réforme du système partisan. Et pour réformer le système partisan qui est un des aspects du système politique, si on ne met pas bout à bout l’ensemble des décisions qui sont prises dans ce cadre, on ne peut pas comprendre un certains nombre de dispositions du Code électoral. L’une des innovations majeures de la charte des partis, c’est de faire en sorte que nous sortions des partis uniques régionaux ou des partis qui sont juste bons pour occuper une cabine téléphonique. Lorsque nous avions dit le multipartisme intégral à la conférence nationale, aucun de nous ne savait que cela allait donner lieu à l’émiettement excessif de la classe politique.  C’est dommage qu’aucun débat véritable sur les problèmes du pays, sur les enjeux de notre développement, ne se fasse. Parce que tout le monde est premier dans son village.

Et les questions du village, ne sont pas les questions de la nation. Un parti politique n’est pas fait pour gérer les problèmes à l’échelle d’un village. Il y a les gens ont des partis politiques comme fonds de commerce qu’ils vendent à qui veut l’acheter. Il y a des gens qui ont fait des partis, des propriétés privées personnelles, individuelles. Il faut sortir de là. Il faut alors faire en sorte qu’on ait des partis où, quand on va en compétition avec les autres partis, qu’on ne se lève pas non plus par sa seule et unique volonté pour choisir qui va faire compétition et qui ne va pas la faire. C’est l’ensemble de ce contexte qui nous permet que comprendre la charte des partis, le code électoral et la future loi sur le financement, la caution 10% de plafond des dépenses autorisées. C’est une disposition qui permet d’abord que ce soient des candidatures sérieuses. Si quelqu’un n’est capable d’être porté, par une opinion suffisamment large dans le pays, par des forces puissantes dans le pays, pour avoir cette ressource pour être suffisamment pris au sérieux, pour réunir les 250 millions, comment fera-t-il la campagne électorale ? Parce que cela coute plus cher. Et si tu n’as pas le 1/10e de ce qui est autorisé, comment tu feras la campagne elle-même ?

Le quitus fiscal concerne ceux qui doivent s’acquitter de leur impôt. Il ne concerne pas ceux qui n’ont pas d’impôt à payer. Il est dans tous les pays du monde, une exigence élémentaire. Maintenant, quel est le problème ? Beaucoup de gens estiment que c’est un moyen en disant qu’il va être délivré par le directeur général des impôts, que le directeur général est aux ordres et comme il est aux ordres, il ne va pas en délivrer pour certains et en donner pour d’autres. Dans un pays de suspicion généralisée, on peut le croire. Mais, je fais l’autre suspicion à savoir, que des gens ont des quitus fiscaux des attestations fiscales dans ce pays qui sont fausses. Ceux qui sont confrontés aux marchés publics savent très bien de quoi on parle. Je pense que dans un pays normal, demander à quelqu’un qui doit payer les impôts de s’acquitter de cela dans les proportions  où il doit le faire, ce n’est pas l’exclu. Ce n’est pas normal que le paysan quand il prend ses produits vers le marché il soit confronté aux agents de la mairie qui lui fassent des prélèvements et que le grand homme d’affaire ou le grand propriétaire d’immeuble, qu’on lui dise circuler, il n’est pas important de savoir s’il a payé ses imports ou non, il n’y a rien à voir. Ce n’est pas juste. Ils disent, quand on fait quitus fiscal, on veut exclure. Donc quand on est de l’opposition, on ne doit pas payer ses impôts ? C’est cela ? Quand on est jeune, on ne doit plus être dans un parti politique, dans un grand regroupement ? C’est cela exclure des jeunes ? Si des gens estiment qu’ils sont dans l’opposition, et sans même lire les dispositions confortables et disent non de principe et font des incantations je vais m’occuper de cela ? »

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