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Le triomphe de la vérité

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Réformes sous l’ère de la rupture: Voici ce que veut Talon pour le système éducatif béninois


« Nous allons commencer par le plus bas et remonter. Nous allons devoir former bon gré mal gré, les enseignants du primaire. Nous allons devoir renforcer leurs capacités ». C’est en ces termes que le chef de l’Etat, le président Patrice Talon a dévoilé son ambition pour le système éducatif béninois, lors de son entretien télévisé ce mardi 31 juillet. En effet, élu à la tête du pays depuis le 6 avril 2016, Patrice Talon ne jure que par la qualité des hommes et des femmes dont il utilise les aptitudes pour concrétiser son programme d’actions. Dans cette dynamique, les réformes à opérer dans le secteur de l’éducation sont légions. Elles sont destinées aux enseignements maternel et primaire et nécessitent au préalable l’évaluation des enseignants. Cette option faite par le Chef de l’Etat se justifie par les résultats obtenus par le Bénin à la suite d’une évaluation sous régionale. « Les enfants du Bénin, jadis quartier latin de l’Afrique, sont avant-derniers sur dix pays de la Francophonie, sur un échantillonnage représentatif de la réalité nationale. Nous ne pouvons pas croiser les bras devant une telle situation », s’est indigné Patrice Talon. Très remonté contre cette place qu’occupe le Bénin dans le classement, il n’a eu d’autre choix que de relancer le débat sur l’évaluation des enseignants, se référant à l’adage qui dit : « il n’y a pas de mauvais élève, il n’y a que de mauvais maitres ». « C’est pour cela que nous avons organisé récemment des tests d’évaluation pour apprécier le niveau de chacun et savoir ce dont chacun a besoin », a expliqué le premier des Béninois lors de l’entretien qu’il a eu avec la presse nationale à la veille du 58ème anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale et internationale. Pour Patrice Talon, dans le système éducatif, les évolutions sont fonction de l’évaluation de l’enseignant. Mais force est de constater que les apprenants du primaire ont un niveau plus bas que le standard attendu. Ainsi, il estime qu’il faut soit améliorer le niveau des enseignants, soit rester pessimiste et dire qu’on ne peut rien faire. Mais le Chef de l’Etat a été formel. Il ne laissera pas place à la médiocrité sous son règne. « Les enseignants qui sont là n’iront pas tous à la retraite. Donc nécessité d’améliorer leur niveau de compétence. Tout le monde sait très bien que les enseignants ont des insuffisances », a-t-il dit. Quoi qu’onéreuse, cette évaluation permettra donc de savoir comment améliorer la performance de chaque enseignant. « Nous n’avons pas le choix car nous risquons de compromettre l’avenir de notre pays », a relevé le président Talon.
Balayant d’un revers de main les arguments des syndicalistes, le chef de l’Etat pense que la décision de former ou pas, lui revient. « Dire que quelqu’un a besoin de renforcement des capacités et que pour le faire il faut savoir ce qu’il lui faut est une sanction ? Comment renforcer quelqu’un sans savoir ce qui lui manque. Est-ce intelligent de former tout le monde pareil ? » Autant de questions qui inspirent le président Talon décidé à aller au bout. « Ce n’est pas le rôle des syndicats de faire des réformes. C’est mon rôle. J’ai un mandat du peuple de leur part pour conduire des actions et des réformes. Le syndicaliste n’est pas élu sur la base de réforme. Pas de mélange », a précisé le chef de l’Etat. Cependant, il estime que le dialogue reste de mise et que les parties concernées ont leur mot à dire en temps opportun. « Nous consultons tout le monde. Aujourd’hui, je ne suis pas prétentieux au point de décider moi seul dans mon bureau de ces choses-là. Nous faisons appel à certains d’entre eux, à des experts pour partager notre dynamique et retenir les options techniques utiles. Et ce que nous mettons en œuvre sera issu des réflexions avec les compétences les plus avérées », a laissé entendre Patrice Talon.

Yannick SOMALON

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