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Le triomphe de la vérité

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Programme national d’alimentation scolaire intégré: Le programme évalué, de forts engagements pour la pérennisation pris


Les participants pendant la clôture de l’atelier bilan du PNASI

L’atelier bilan de la première année de mise en œuvre du Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) s’est achevé le vendredi 27 juillet à Azalaï Hôtel de la plage de Cotonou. Organisé parle Gouvernement béninois et le Programme alimentaire mondial (Pam), il s’est soldé sur des notes de satisfaction et l’engagement de toutes les parties prenantes à œuvrer pour la pérennisation des acquis.

 

Les participants pendant la clôture de l’atelier

Faire le bilan de l’exécution du Pnasi sur la période 2017-2018 et proposer des solutions pour son amélioration dès la rentrée scolaire 2018-2019. C’est autour de cet exercice que sont réunis, les 26 et 27 juillet à Cotonou, les parties prenantes du Programme. Concrètement, au cours des 48 heures qu’ont duré leurs assises, les participants se sont attelés à identifier, déterminer et proposer des approches en vue de l’amélioration de la mise en œuvre du Pnasi, aussi bien dans le développement des cantines scolaires que dans celui des volets intégrés au programme. « Nous avons discuté et on peut retenir deux choses : comment faire pour mieux avancer dans ce programme, surtout en rapport avec le fonctionnement du programme lui-même, et comment faire pour que cela soit un programme durable », a déclaré à la fin des travaux Guy Adoua, le Représentant Résident du Pam au Bénin. A l’en croire, les idées sont là et n’attendent qu’à être mises en ordre, catégorisées et bien structurées dans un agenda». Le Pnasi est une initiative du gouvernement béninois visant principalement à améliorer le taux de scolarisation et de rétention des enfants à l’école et l’atteinte de l’Objectif de développement durable 2 (Odd 2) relatif à la « faim zéro». Le Pnasi est exécuté par le Pam sur une période de 4 ans (2017-2021) pour le compte des cantines scolaires gouvernementales.

 

Ils ont dit

Dr Cheikh, Sourang, Conseiller du Pam

« Il y a de bonnes choses qui se passent ici »

« Il y en a qui voient la bouteille à moitié pleine, d’autres à moitié vide. Le plus important ici, c’est que la bouteille est en train de se remplir. C’est un programme très important pour le Bénin, mais aussi pour la communauté internationale. Dans le cadre des efforts pour atteindre les objectifs de développement durable, on tient là un programme que celui de l’alimentation scolaire sur la base de produits locaux, qui permet d’avoir un impact sur différents objectifs. Ça a à voir avec l’éducation, la santé, la nutrition, le genre, l’environnement, l’agriculture et j’en passe.  Si vous raisonnez en termes d’Odd, d’une pierre, vous faites plusieurs coups, de l’objectif 1 à l’objectif 10, sans compter l’objectif 13 sur l’environnement et l’objectif 17 sur les partenariats. Ce qui est intéressant ici, c’est que ça présente le Bénin comme une vitrine. Il y a de bonnes choses qui se passent ici, de bonnes pratiques dont on peut s’inspirer. C’est une vitrine et un laboratoire. Je pense que le Bénin et les Béninois sont à féliciter, ainsi que le Pam, comme partenaire stratégique, de même que les partenaires nationaux, les porteurs d’enjeu au niveau local et au niveau national et qui ont un rôle extrêmement important à jouer ».

 

Alice Mingninou, Directrice adjointe de cabinet du ministre des enseignements maternel et primaire

« Ce programme a permis d’impacter environ 350.000 écoliers »

« Le Pnasi a commencé à être mis en œuvre effectivement dans nos écoles depuis le 17 septembre 2017. Nous sommes à un an de mise en œuvre de ce programme qui a permis d’impacter 1579 écoles et environ 350.000 écoliers. Il y a des recommandations issues des participants. Les recommandations sont liées à trois domaines principaux : d’abord l’amélioration de la mise en œuvre du Pnasi, ensuite, les stratégies de mobilisation de ressources, et les stratégies d’intégration des activités. Les participants ont fait des recommandations aussi bien à l’endroit des acteurs au plan local, que pour la coordination stratégique de tout le programme. »

 

William Affif, Chef programme du Pam au Bureau régional Afrique de l’Ouest et du Centre.

« En un an, énormément de choses ont réussi à être mises en place »

« En un an, énormément de choses ont réussi à être mises en place avec presque 1600 écoles, avec beaucoup de défis à tous les niveaux. Il y a eu une sorte de consensus sur le besoin d’une mise à l’échelle, et aussi à répondre aux points faibles qui ont été constatés pendant toute l’année. Le plus important, pour moi, c’est le leadership, les financements, le consensus des acteurs au niveau multisectoriel. Je crois que les deux jours ont démontré qu’il y avait vraiment la volonté de réussir. Maintenant, on a fait une liste de points pratiques qu’il va falloir revoir dans les semaines qui viennent,pour toute la seconde année scolaire avec déjà, le doublement du nombre d’écoles, ce qui est déjà un grand défi. Mais on est assez optimiste puisqu’on va pouvoir, nous au niveau du Pam, apporter toute cette expertise et ces expériences des autres continents et des autres pays au gouvernement béninois pour pouvoir accélérer la mise à l’échelle,et régulièrement revoir un petit peu les progrès, parce que l’important c’est surtout de régulièrement rediscuter. Ce n’est pas un bilan une fois par an, je pense que l’important c’est tous les mois, quasiment, de revoir les progrès et d’essayer d’avoir un consensus pour résoudre les problèmes qui se posent, parce qu’il y a des problèmes qu’on peut anticiper, et d’autres qu’on ne peut pas anticiper.

 

Viviane Kpéglo, Chargée de programme de l’ONG Femme, actrice de développement communautaire (Fadec)

« Il y a un défi à relever, celui de la pérennisation de cette initiative »

« Nous intervenons dans les départements de l’Ouémé et du Plateau. Nous avons en charge 310 écoles à cantines Pnasi. Pour cette première année de mise en œuvre, nous avons eu l’accompagnement des communautés à la base, des acteurs locaux, des acteurs des structures déconcentrées. Nous avons eu aussi des personnes de bonne volonté qui nous ont aidés à construire des écoles, des réfectoires, qui ont fait des apports de toutes sortes pour nous aider dans l’évolution de la cantine. Il y a un défi à relever, celui de la pérennisation de cette initiative, parce que nous mettons en place des jardins et des champs pour aider les cantines à évoluer. Il y a également un effort à faire au niveau de la communauté, parce que le Pam ne donne pas tout. Nous sollicitons l’appui de la communauté pour aider, afin que les objectifs du programme soient atteints ».

Flore NOBIME

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