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Le triomphe de la vérité

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Corruption: Talon s’engage pour «une lutte sans état d’âme»


Le président Talon échangeant avec les journalistes

C’est l’une des critiques récurrentes  que lui font ses opposants  et une certaine opinion depuis qu’il a enclenché le combat contre la corruption. Talon est de plus en plus taxé de faire une « lutte sélective ». Il  a mis fin à cette polémique à l’occasion de son entretien télévisé avec la presse. A la question des journalistes de savoir pourquoi la lutte contre la corruption  qu’il mène semble ne pas inquiéter certains de ses proches collaborateurs, pourtant cités  dans des dossiers de malversations, Talon répond sans équivoque : « Je ne fais pas de sélection. Mais, les crimes économiques sont désormais imprescriptibles, notamment en ce qui concerne le bien public. Alors ceux qui, aujourd’hui, vont échapper à cette dynamique vont répondre un jour ». Il lui a été rappelé, en substance, qu’au cours de la plénière du 25 juillet dernier à l’Assemblée nationale, le député Valentin Djènontin qui n’avait plus d’immunité l’a accusé, lui Talon, ainsi que certains de ses proches collaborateurs dont son ami Olivier Bocco, le ministre Pascal Koupaki, les sieurs Kotingan, Adjovi et consorts, d’être des témoins de réunions de haut niveau dans le dossier de malversations financières dans la gestion de la filière coton. Talon ne s’en émeut pas,  car pour lui,  « il n’y a pas de craintes à avoir si les allégations sont avérées et que les personnes citées sont toujours en vie. ».  A croire  le Chef de l’Etat, il y a désormais une nouvelle dynamique qui contraint tous ceux qui sont ministres aujourd’hui, directeurs généraux de société ou ceux qui sont nommés à n’importe quel poste de responsabilité, à répondre de leurs actes. « Moi-même et tous ceux qui sont aujourd’hui à la gouvernance devrions répondre de nos actes. Aujourd’hui, les gens sont préoccupés de bien faire leur travail parce qu’ils ont la conscience que ce qui se passe aujourd’hui les rattrapera demain», a-t-il averti. « La lutte contre la corruption est un préalable à l’action de gouvernance. Car la première richesse d’un peuple c’est sa capacité à travailler avec abnégation dans le respect des lois, dans le respect de l’intérêt général » a soutenu Patrice Talon, ajoutant qu’il mène le combat « sans état d’âme ».

Christian TCHANOU

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