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Le triomphe de la vérité

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Lutte contre la corruption au Bénin: Le gouvernement expose les avancées à la diaspora béninoise à Paris


Léandre Houngbédji

Représenté, entre autres personnalités par le ministre de la justice, Sévérin Quenum, le directeur de la communication de la présidence, Wilfrid Léandre Houngbédji et le chef du département du suivi des projets du Pag, Achille Houssou, le gouvernement béninois a tenu le samedi 07 juillet 2018 à Paris, une rencontre d’échanges avec la diaspora béninoise. Il était question pour ces derniers parmi lesquels le député de la majorité parlementaire Jean-Michel Abimbola, de revenir sur les réformes du gouvernement dans le sens de la lutte contre la corruption et l’assainissement des différents secteurs d’activités.

« La corruption donne lieu à des préoccupations morales. Elle fait entrave au développement, affaiblit la justice et nuit à la lutte contre la pauvreté. Elle introduit des incertitudes dans les transactions commerciales et peut décrédibiliser les institutions politiques ». C’est en ces termes qu’a été introduite la rencontre entre la diaspora béninoise et les représentants du gouvernement du président Patrice Talon à Paris. Dans son mot introductif, Maxime Avognon, Coordonnateur de Nouveau Départ Diaspora a expliqué qu’il s’agit d’un débat d’échange ouvert, apaisé, objectif et citoyen pour débattre de la polémique, compte tenu de l’importance du phénomène, et de comprendre les mécanismes de la corruption afin de faire de sa lutte, un impératif pour le développement du Bénin. « La corruption est une problématique qui tient à cœur à la diaspora béninoise vivant en France, soucieuse d’apporter des solutions pour éradiquer le mal et faire du Bénin, un modèle », a-t-il déclaré. Pour le Ministre de la justice, Sévérin Quenum, la corruption est un facteur de maintien du pays dans le sous-développement. Il fait savoir qu’au Bénin, aucun projet n’ait été conçu dans le pays sans que les exécutants n’aient pensé à ce qui pourrait leur revenir. « Rien ne pourra être conduit à terme tant que la corruption sera un sport national qui permet à certains de s’enrichir », dit-t-il, précisant que « la corruption ne peut pas être conçue comme une fatalité, on peut la vaincre ». Selon lui, il y a trois facteurs qui permettent de lutter efficacement contre la corruption. Il s’agit premièrement de la mise en place d’un cadre juridique. A ce niveau, le Garde des Sceaux expose les dispositions notamment de la loi N° 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin, qui comporte l’éventail de tout ce qui conduit à l’enrichissement illicite. Elle a conduit à la mise en place d’un organe de recherches susceptible de dénicher les auteurs de corruption, qu’est l’Autorité nationale de lutte contre la corruption. « Il existe aussi une loi contre le blanchiment de capitaux, et le financement du terrorisme », a-t-il ajouté abordant la loi sur le statut des magistrats. Outre cet arsenal juridique, figure aussi la volonté politique matérialisée par l’engagement du Président Patrice Talon à mener une lutte efficace contre la corruption. Des audits ont été faits, leurs résultats sont analysés par le Bureau d’analyse et d’investigation (Bai) et ce qui est établi fait objet d’une saisine. A la suite du ministre de la justice, Achille Houssou est revenu sur le Programme d’actions du gouvernement et des réformes en cours dans différents secteurs. Que ce soit le port de Cotonou, la gestion des sociétés d’état, les projets routiers et aéroportuaires ont été développés par le chef département du suivi des projets du Pag.

Rastel DAN

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