.
.

Le triomphe de la vérité

.

Santé digitale: Dr Benjamin Hounkpatin présente la Stratégie nationale en cybersanté du Bénin


Dr Benjamin Hounkpatin, le ministre de la santé

Dans le cadre de le deuxième Conférence internationale des ministres de la santé et des ministres des TIC sur la sécurité des soins en Afrique (CIMSA 2018)organisée du 17 au 22 juin à Cotonou, le ministre de la santé, Dr Benjamin Hounkpatin a présenté la Stratégie nationale encybersanté du Bénin. Cela a été l’occasion pour le ministre, de partager avec les participants, l’expérience du Bénin en la matière. Le Bénin fait partie des 26 pays africains qui se sont déjà dotés d’une telle stratégie.

 Validée le 14 septembre 2017 et adoptée en novembre 2017, la Stratégie nationale en cybersanté du Bénin s’étale sur une période de cinq ans (2018-2022) et vise plusieurs objectifs, dont ceux d’identifier, harmoniser et planifier les actions à mettre en œuvre pour avoir un impact réel sur le système de santé. La stratégie vise également la mutualisation des moyens financiers et humains et matériels pour une mise en œuvre efficace et un suivi-évaluation aisé et transparent, et la pérennisation des services de e-santé. En se dotant d’une telle stratégie, a ajouté le ministre, le Bénin se conforme aux recommandations du dialogue de haut niveau organisé sur la santé numérique en mai 2016 à Genève entre l’OMS et l’IUT et validées au conseil des ministres du 22 juin 2016. Le processus d’élaboration de la stratégie a commencé par un atelier à l’issue duquel ont été définis la vision, la mission, les objectifs stratégiques.

 

Une vision, une mission, un plan d’actions

La vision de la stratégie est qu’« A l’horizon 2022, le système de santé béninois offrira une meilleure prise en charge  sanitaire à  tous ses citoyens  en levant toutes les barrières de qualité, d’équité, d’égalité, d’accessibilité, de disponibilité et de rapidité grâce à la contribution de la cyber-santé ». La mission quant à elle, est d’« utiliser les TIC à tous les niveaux du système de santé pour rendre disponibles des informations sanitaires et médicales fiables, améliorer la qualité des soins et rendre performante la gestion des ressources  des structures sanitaires du pays». Sept (07) objectifs stratégiques ont été identifiés : disposer de ressources humaines qualifiées et suffisantes en TIC pour la gestion de l’information sanitaire ainsi que les infrastructures TIC ; renforcer les capacités des ressources humaines des professionnels de la santé à tous les niveaux du système de santé  par l’utilisation  de la cybersanté ; disposer d’une information sanitaire et médicale la plus complète et la plus récente sur la santé du patient pour améliorer sa prise en charge dans les structures sanitaires ; contribuer à la prévention et à la lutte contre les maladies, et particulièrement la lutte contre la mortalité maternelle et infantile et les maladies non transmissibles ; relancer et étendre les usages de la télémédecine pour améliorer la prise en charge des patients indépendamment de leur situation géographique et socio-économique et favoriser l’échanger mutuel d’expertise médicale ; promouvoir une meilleure éducation à la santé auprès des communautés et favoriser la transparence sur les coûts de prestations et les alternatives de traitement ; améliorer l’information managériale et de gestion du système de santé et contribuer à la maîtrise de l’évolution des dépenses de santé pour renforcer une meilleure la gouvernance du secteur.

21 millions de dollars

Selon le ministre, ces objectifs ont été identifiés en se basant sur la vision du Plan national de développement sanitaire en cours de validation pour la période 2017-2021 d’une part, et en les arrimant à l’axe stratégique 6 du Pilier 3 du Programme d’actions du gouvernement (PAG) qui met l’accent sur le renforcement de services sociaux de base et la protection sociale.

Les sept (07) objectifs stratégiques sont déclinés dans un plan d’action  étendu sur 5 ans, et axé sur trois (03) grands programmes avec 10 composantes, pour un coût estimatif d’environ 21 millions de dollars.Le 1er programme est lié aux infrastructures TIC, avec comme composante essentielle, la mise en place d’un Réseau National Numérique de la Santé (RNNS).Le 2e est relatif aux applications et services et ses cinq (05) composantes sont : une plateforme multimédia d’information et de communication unifiée, des systèmes d’information hospitaliers et sanitaires, un système de gestion informatisée intégrée, la télémédecine avec le renforcement et l’extension du projet actuel, et le Mobile Health. Le 3e programme s’intéresse à la création d’un environnement propice au  développement de la cybersanté. Ce programme a quatre (04) composantes que sont les dispositions légales et administratives liées à la problématique de la sécurité des données, les normes techniques et d’interopérabilités qui, selon Dr Hounkpatin « sont capitales », le renforcement des capacités, et la promotion de l’utilisation de la cybersanté.

Douze projets prioritaires

Ces programmes et composantes sont déclinés en 26 projets dont douze (12) prioritaires. Ici on peut citer la connectivité des structures sanitaires par phase, la communication pour le développement de la santé, la communication unifiée entre le ministère de la santé et les structures sanitaires, la promotion de l’accès aux soins obstétricaux et néonataux d’urgence par la téléphonie mobile, la mise à jour et adaptation des textes juridiques et règlementaires permettant l’exercice de la cyber-santé, le renforcement des capacités des professionnels de la santé par l’e-formation.Rien n’étant possible en l’absence d’une « gouvernance bien assise » selon Dr Hounkpatin, la Stratégie nationale en cybersanté du Bénin a prévu  un cadre de gouvernance placé sous la double tutelle du Ministère de l’Economie numérique et de la communication, et du Ministère de la Santé. Des comités de coordination seront également mis sur pied, selon le ministre.Mais au-delà de la mise en place de ce plan d’actions, pour Benjamin Hounkpatin, « le plus important serait de pouvoir en assurer la mise en œuvre et encore plus, le suivi-évaluation pour pouvoir corriger les dysfonctionnements qu’on pourrait trouver, améliorer la performance pour que demain, ce soit une réalité tangible pour améliorer la qualité des soins de nos populations ».

Flore NOBIME

N'hésitez pas à partager ...Share on Facebook
Facebook
0Share on Google+
Google+
0Tweet about this on Twitter
Twitter
0Share on LinkedIn
Linkedin

Reviews

  • Total Score 0%



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *