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Le triomphe de la vérité

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Recomposition de la mouvance présidentielle en vue des législatives: Trois gros blocs politiques autour de Talon


La mouvance présidentielle se consolide autour de l’action gouvernementale avec la constitution de trois grands regroupements de partis politiques, de  mouvements et personnalités politiques. Un premier bloc constitué de l’UN de Bruno Amoussou, un deuxième autour du PRD de Adrien Houngbédji, et un troisième bloc dénommé la « Dynamique Unitaire » regroupé autour de l’Alliance ABT de Abdoulaye Bio Tchané. Objectif de cette réorganisation stratégique, conquérir la prochaine assemblée nationale avec une majorité confortable au parlement avec le plus grand nombre de sièges aux législatives de 2019 pour le compte de la mouvance présidentielle. Selon des informations concordantes confirmées par un communiqué de l’un des partis membre, la détermination est grande pour la constitution des trois grands blocs autour du président Talon.

Cette recomposition des forces politiques de la mouvance présidentielle s’inscrit dans la logique du système partisan, prôné par le président Patrice Talon et la majorité des députés à l’Assemblée Nationale. Les trois blocs dont l’acte fondateur sera formalisé d’ici quelques semaines seront constitués de partis politiques, mouvements et personnalités politiques avec une répartition précise.

 

Premier bloc

Le premier boc est constitué de l’UN de Bruno Amoussou, de la RB aile Abraham Zinzindohoué, du FDU de Mathurin Nago, de l’AND de Barnabé Dassigli, d’Alternative Citoyenne de David Gnahoui, du CCP de Christelle Houndonougbo, de l’UB de Lucien Houngnibo, de l’UPR de Issa Salifou, du FE de Antoine Dayori, de LVFD de Domitien Nouemou et du CDS Finagnon de Aké Natondé.

 

Deuxième bloc

Ce bloc est constitué autour du PRD de Adrien Houngbédji. Il serait composé du RND de Jean Michel Abimbola et d’autres formations politiques en cours de formalisation.

 

Le troisième bloc

Ce bloc est aussi bien constitué de partis et mouvements politiques que de personnalités politiques dont notamment l’Alliance l’ABT de Abdoulaye Bio Tchané, le Fard Alafia de Zoulkaïnéini Toungou, Alafia de Séïdou Alassane, GGR du Robert Gbian, l’AND aile Valentin Houdé, le MESB de François Abiola, l’UCD-SAWARA de Abdoulaye Gounou, Anfani de Séidou Adambi, FUD de Grégoire Laourou, l’Invr-Kokari de feu Bani Samari, le FRB de Marcel de Souza, le RDP de Gilles Houngninou, le PND de Azizou Issa, le FNDD de Sanrigui et l’UDS de Sacca Lafia.

Ce bloc est également constitué de députés démissionnaires de l’alliance FCBE dont  Adam Bagoudou, Rachidi Gbadamassi, Barthélémy Kassa, Nassirou Bako-Arifari, Sabaï Katè, Bénoit Dègla, Biao Okounlola, Janvier Yahouédéou….

 

Un monstre à trois têtes?

La répartition géographique des trois blocs en constitution de la mouvance présidentielle laisse apparaître une scission du territoire national en trois pôles: le nord en un seul bloc et le sud en deux blocs. Cette réorganisation stratégique rappelle le mode de gestion du Dahomey avec une présidence rotative en 1970 pour conjurer le sort de l’instabilité, avec la nouvelle formule qui fut trouvée : une présidence tournante. Elle consistait en la formation d’un gouvernement dirigé à tour de rôle par les trois principaux acteurs politiques civils : Maga, Apithy et Ahomadégbé.

Les trois leaders politiques du pays, solidement ancrés électoralement à une région, devaient se succéder à la magistrature suprême tous les deux ans. À la fin du mandat d’Hubert Maga en mai 1972, Justin Ahomadégbé prit le relais. Mais la formule ne fit pas longtemps recette. Le 26 octobre 1972, l’Armée s’empara à nouveau du pouvoir, avec le chef de Bataillon Mathieu Kérékou. Il balaya ce triumvirat, raillé comme un « monstre à trois têtes ». Ce fut le début du deuxième temps politique fort du pays. Patrice Talon nous ramène-t-il à une période d’instabilité dans l’histoire de notre pays? La guerre de positionnement et surtout la concurrence rude au sein de la mouvance ne viendraient-elles pas fragiliser cette initiative de regroupement ? Rien n’est moins sûr. Mais au regard des enjeux, il est à craindre pour l’accouchement de ces triplés.

 

Gérard AGOGNON

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