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Ramadan 2018 à Abomey-Calavi: Le cri de cœur de l’Imam Moutawakil Boukari aux gouvernants


L’Imam de la Mosquée Centrale Médine II d’Agori-Plateau II d’Abomey-Calavi, El Hadj Moutawakil Malick Boukari en pleine prierre

L’Imam de la Mosquée Centrale Médine II d’Agori-Plateau II d’Abomey-Calavi, El Hadj Moutawakil Malick Boukari a célébré à sa façon la fête du ramadan 2018. Sans langue de bois et avec tous les honneurs dus au Chef de l’Etat, l’homme de Dieu a lancé un cri de cœur. C’était le vendredi 15 Juin, depuis l’enceinte de l’Ecole primaire publique de Zogbadjè dans la commune d’Abomey-Calavi. Devant autorités politico-administratives venues nombreuses rendre grâce à Allah, le guide spirituel déclare : « Depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, que de regrets ….Chaque fois, à l’arrivée d’un gouvernement, certains Béninois sont contraints à l’exil. Notre pays sombre peu à peu dans le chaos. Partout, la colère et la déception, contre les gouvernements, restés sourds, à la misère du peuple. Des millions de Béninois continuent de voir leur pays s’enfoncer chaque jour. Nombreuses sont les familles qui continuent d’avoir de la peine à s’offrir un repas par jour. Les prix des denrées de première nécessité continuent d’être hors de la portée tant des couches moyennes que des couches défavorisées dont le nombre ne cesse de se multiplier. Le chômage des jeunes n’est plus chronique, mais endémique. Avec ou sans diplômes, ils sont des milliers, voire des millions à se tourner les pouces toute la journée. Dans nos cours et tribunaux, tout se passe selon la fable de la Fontaine : selon que vous soyez riche ou pauvre, les jugements des tribunaux vous rendront blanc ou noir ». Pour lui, la façon dont la politique se fait au Bénin, ne permet pas d’aller au développement. « Les hommes politiques pensent plus à leur propre développement qu’à celui du pays. Ce qui fait que le Bénin est toujours un pays sous développé à cause de la mauvaise gouvernance et de la corruption des gouvernants » a-t-il relevé avant de conclure : « Un père de famille ne doit pas aimer un enfant plus que les autres enfants. S’il le fait, cela entrainera la jalousie, la haine et la désunion au sein de la famille. Et une famille désunie ne peut prospérer ».

L’appel au maintien du cap dans la foi

Par la même occasion, El Hadj Moutawakil Malick Boukari a partagé avec les fidèles fortement mobilisés, l’intérêt de la prière de Ramadan. A l’en croire, il s’agit d’un moment où la communauté musulmane du Bénin et du monde rendent grâce à Allah, qui a permis aux uns et aux autres non seulement de voir le début du jeûne du mois de Ramadan, mais aussi de vivre la fin de ce culte qui constitue le quatrième pilier de l’islam. C’est à ce titre qu’il a invité les fidèles à maintenir le cap dans la foi, de ne surtout pas retourner dans les mauvaises pratiques. Car, informe-t-il, « durant la période du jeûne, vous avez observé scrupuleusement les interdits et vous vous êtes éloignés des actes blâmables comme : la fornication, la médisance, l’hypocrite, le mensonge et la calomnie. Pendant les quatre semaines de jeûne, vous aviez multiplié les œuvres de charité et de solidarité envers les pauvres et les démunis. Nous vous recommandons de persévérer dans l’exécution de ces bonnes œuvres et surtout l’accomplissement des cinq prières quotidiennes aux heures prescrites et en groupe comme ce fut le cas durant le mois de Ramadan, où les Mosquées sont pleines de monde pendant les heures de prières et autres pratiques cultuelles telles que les prêches. Le plus important de cette fête, c’est la compassion, la clémence, la bonté, l’entente, l’échange et la générosité ».

Emmanuel GBETO

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