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Le triomphe de la vérité

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Lutte contre la criminalité faunique: Six présumés trafiquants arrêtés à Cotonou


4 pointes d’ivoires :  ce sont les objets retrouvés entre les mains de six présumés trafiquants de produits fauniques. Ils ont été mis aux arrêts à Cotonou dans la soirée du lundi 11 juin 2018. Une opération menée conjointement par la Police Judiciaire et   la Direction des Eaux et Forêts. Ils ont été pris en fragrant délit de commercialisation de quatre défenses issues d’au moins deux éléphants abattus. Le point du forfait révèle que les ivoires saisis pèsent 6 kilogrammes. Un succès sans doute des éléments de police qui viennent  mettre en œuvre la nouvelle stratégie de quadrillage du terrain qui vise, en réalité, à mettre hors d’état de nuire les trafiquants des produits de faune.

Il faut faire remarquer que le gouvernement qui œuvre depuis toujours pour la protection du patrimoine faunique béninois avec le soutien et l’appui technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la flore (AALF-Bénin), vient encore par cette arrestation, montrer sa détermination à barrer la route aux destructeurs de la faune en vue de protéger les animaux sauvages menacés d’extinction. Il est vivement attendu que les autres structures impliquées dans la protection de la faune sauvage et dans l’application de la loi, retroussent aussi leurs manches et jouent leur partition. Car, il faut que ces présumés trafiquants soient bien châtiés dès que leurs culpabilités seront prouvées.      Par ailleurs, suite à cette arrestation, les populations doivent se rendre compte que l’éléphant est une espèce intégralement protégée et ses dérivés sont interdits de circulation et de commercialisation. En réalité, selon l’article 153 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, « toute personne qui fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine, est punie d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans ». L’article 154 de cette même loi réprimande d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Ces six présumés trafiquants tombent sous le coup des articles 153 et 154 et vont certainement subir les rigueurs de la loi. L’article 166 indique que les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions.

Emmanuel GBETO

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