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Le triomphe de la vérité

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Protection des espèces dans les aires protégées transfrontalières: L’Ambassade de France et le Bénin engagés contre la criminalité faunique


Comment lutter contre le trafic des espèces protégées dans les aires du parc W et du parc de la Pendjari ? La question était au cœur d’un atelier de trois jours organisé par l’Ambassade de France à l’Institut français de Parakou. C’était du mardi 24 avril, au jeudi 26 avril 2018. Il s’agit en réalité, d’un atelier d’échanges et de réflexions qui a permis aux participants d’évaluer les menaces et d’avoir une connaissance précise des risques. Il va également favoriser une meilleure synergie des forces de sécurité publique dans la protection des espèces. Cet atelier qui fait suite à ceux de sensibilisation précédemment organisés par l’Ambassade de France à Natitingou, à Cotonou et au niveau régional, regroupe des éléments de la police républicaine, des eaux et forêts, des cadres de l’ABéGIEF (l’Agence Béninoise de Gestion des espaces Intégrés et Frontaliers) et des acteurs de la société civile dont l’ONG Nature Tropicale et les représentants d’APN (African Parc Network). A l’ouverture du séminaire, le colonel Bruno MANIN, Attaché de Sécurité Intérieure à l’Ambassade de France, a, dans son intervention, salué la volonté du gouvernement béninois dans la lutte déclenchée contre le trafic d’espèces menacées dans les aires protégées transfrontalières. Il a ensuite réaffirmé l’engagement de la France à accompagner le Bénin dans ce sens. Une synergie d’action qui à ses yeux permettra aux espèces de mieux vivre, de mieux se développer et permettre aux populations de pouvoir rencontrer ces espèces dans leur milieu naturel. A sa suite le Directeur Général des Eaux et Forêts, le Colonel Séverin NSIA, représentant le Ministre béninois du cadre de vie et du développement durable est ensuite revenu sur l’importance de la tenue de cet atelier. « La lutte contre le trafic des espèces sauvages date de longtemps. Mais ces dernières décennies, ce trafic a pris des allures très importantes et menace la survie de nombre d’espèces en voie d’extinction dans notre pays », martèle le Directeur général des Eaux et Forêts. Le montant du commerce illégal d’espèces sauvages poursuit-il représente 7 à 10 milliards de dollar par an, classant cette activité au quatrième rang des trafics lucratifs selon une étude menée par le programme mondial pour la vie sauvage. Cela inquiète et appelle à une mobilisation pour barrer la route à ces marchands, note le Directeur Général des Eaux et Forêts. Il rappelle aussi que la loi numéro 93-09 du 02 juin 1993 portant régime des forêts en république du Bénin et la loi numéro 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin sont des arrêtés qui sont appliqués au Bénin dans la lutte contre le trafic illicite des espèces sauvages. Plusieurs autres thématiques seront développées au cours des trois jours que vont durer cet atelier. Il s’agit entre autre du trafic d’espèces protégées, du braconnage de subsistance à la criminalité intercontinentale organisée et à la situation sécuritaire dans les parcs de la Pendjari et du W.

Emmanuel GBETO

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