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Le triomphe de la vérité

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Première session de la cour d’assises, édition 2018: 13 cas de viol et 12 crimes jugés dès mardi


La première session de la cour d’assises pour  l’année 2018 s’ouvre,  le mardi 03 avril prochain à la cour d’appel de Cotonou.  Comparaîtront à la barre, durant cette session, cinquante-quatre (54) accusés pour répondre en qualité d’auteurs ou complices des crimes d’assassinat, d’association de malfaiteurs, d’incendie volontaire, d’avortement suivi de mort, de meurtre, coups mortels, viol, coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente, séquestration et traite d’enfants, de pratique de charlatanisme et de sorcellerie, vol qualifié ou aggravé, vol à mains armée et des délits connexes à ces crimes tels, les violences et voies de fait. La nouvelle a été rendue publique hier, lors d’un point de presse  par le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou, Emmanuel Opita. De  façon plus détaillée, selon lui, treize (13) dossiers concernent le crime de viol dont six (06) sur le viol commis sur des mineures ; douze (12) dossier portent sur les crimes de sang (assassinat, meurtre, avortement suivi de mort et coups mortels ; trois (03) dossiers sont relatifs au crime d’association de malfaiteurs ; quatre (04) dossiers portent sur les crimes commis contre les biens à savoir vol à mains armées, vol qualifié et vol avec violences. Il y a également un  dossier sur le crime d’incendie volontaire, un autre sur des coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente  et un dernier relatif au crime de séquestration et de traite d’enfants

« A l’examen du rôle de cette session, on constate que contrairement aux sessions antérieures où les crimes de sang sous leurs diverses qualifications juridiques, ont été les infractions majoritairement poursuivies, le crime de viol dont celui commis sur des mineures est l’infraction dominante au cours de la présente session de cour d’assises. La recrudescence de cette forme d’infraction criminelle nous interpelle tous et nous amène à nous interroger sur les causes de ce phénomène grandissant. », a souligné le procureur général.

Les audiences de la cour d’assises étant, à l’exception de celles où le huis clos est ordonné notamment celles relatives aux dossiers de viol,   il a  invité la population à venir y assister massivement. « C’est l’occasion de comprendre le modus operandi des personnes dont les comportements sont en déphasage avec les normes et valeurs de notre société et voir la réponse apportée par la justice aux fléaux qui gangrènent notre société », a affirmé l’autorité judiciaire.

Christian TCHANOU

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